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Full text of "Chronique De Josué Le Stylite Écrite Vers L'an 515"

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Chronique de 
Josué le 
Stylite écrite 
ver Tan 515 



Joshua (the 
Stylite.) 









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.54 
I8TG 




In Memoriam 

Obiil" December 23 r * 1897. 




-<ho 



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CHRONIQUE 



DE 



J08TJÉ LE 8TYLITE 

ÉCEITE VERS L'AN 515. 



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Abliaiidlungen 

fttr die 



Kunde des Morgenlandes 

herausgegeben von der 

Deutschen Morgenlandischen Gesellschaft. 



VI. Band. 

No. 1. 



Digiti 



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CHRONIQUE 



DE 



JOSUË LE STYLITE 



ÉCRITE VERS L'AN 515 



TEXTE ET TRADUCTION 



t W 



PAR 



M. L'ABBÉ PAULIN MAETIN 



LEIPZIG 1876 
F. A. BROCKHAUS 



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Préface. 

L'auteur dont on va lire l'histoire n'est pas complètement 

inconnu dans le monde savant. II. y a déjà plus d'un siècle 

et demi que Joseph Assémani nous a révélé son existence, et 

l'analyse qu'il a faite de son oeuvre a été fréquemment citée 

depuis *). A peine, en effet, la Bibliothèque Orientale de l'illustre 

maronite eût-elle paru que l'on comprit de suite l'importance 

V^ du document nouveau et le parti qu'on pouvait en tirer, pour 

S^ corriger ou pour compléter les auteurs byzantins. 

*$ Ce n'est pas assurément que les sources d'informations 

7* nous manquent sur la période historique a laquelle Josué a 

^ consacré sa chronique. 11 est, au contraire, bien peu d'époques 

^ sur lesquelles on possède des renseignements aussi nombreux, 

„ aussi sûrs, aussi précis que la fin du cinquième et le commen- 

î cernent du sixième siècle. Sans parler des chroniqueurs grecs 

? du Moyen - âge comme Zonaras 2 ) , Cédrénus 3 ) , Codinus 4 ), 

|Photius 5 ), Théophanes (748— 820) «) etc. ou des historiens 

^orientaux comme Mirkhond (1433— 1498) 7 ), Grégoire Bar- 

^Hébréus (1226—1286)8), Eutychius (873— 940) 9 ), Tabari 

^ 

1) Assémani, BibUotheca Orientalis I, 260—282. 2) Patrologie 
grecque de Migne, tome CXXXIV, col. 1209—1224. 3) ïbid. Tome 
CXXI, col. 678-692. 4) Ibid. Tome CLVII, col. 637—638. 5) Ïbid. 
Tome CIII, col. 1287—1288 et 249-255. 6) Ibid. Tome CV11I, col. 
301 — 352. 7) De Sacy, Mémoires sur diverses antiquités de la Perse, 
9 in 4° 1793, pages 345—358. — Il y a bien peu de faits qui aient rap- 
w port à notre chronique. 8) Bruns et Kirsch, Bar Hebraei Chronicon, 
g Lipsiae 1788, pages 78—82. 9) Eutychius, Annales, Oxford 1656. 2 vol. 
in 4°. 

AbhandL d. DMG. VI. 1. A 



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II Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Pan 515. 

(838 — 92 l) 1 ), Hamza Ispahani 2 ) et tous les auteurs qui 
les ont copiés, abrégés ou développés, nous possédons des 
récits contemporains, ou a peu près, des mémorables événe- 
ments auxquels se rapporte l'histoire de Josué Stylite. Ce 
sont d'abord, parmi les Latins et les Grecs , Agathias 3 ), Pro- 
cope 4 ), Evagre 6 ), Eustathe d'Epiphanie en Syrie (f 502) 6 ), 
Libératus de Carthage 7 ), Théodore le lecteur 8 ), Victor de 
Tunnone 9 ), le Comte Marcellin 10 ), Jean Malala (VI. siècle) 11 ) 
etc. etc. etc., qui ont tous vécu dans le VI. siècle, peu après 
les invasions de Quawad et a un moment où les nouveaux 
démêlés de l'Empire avec la Perse devaient faire revivre des 
souvenirs encore peu effacés. On le voit, il est peu de temps 
anciens, sur lesquels on soit plus exactement renseigné, et 
cependant, malgré cette abondance de matériaux, la chronique 
du Stylite demeurera toujours une des meilleures sources d'in- 
formations pour cette période de l'histoire perse et byzantine. 
Ce qui lui donne une valeur à part, ce n'est pas seule- 
ment d'être un récit plus près des événements que tous les 
auteurs cités plus haut, plus près même que l'histoire de 
Zacharie de Mitylèné 12 ); c'est d'avoir été écrite par un auteur 



1) Chronique de Abou-Djafar Mo l hamrned-benrDjarir-ben- Yézid Tabari, 
— - Tome second de la traduction de Zotemberg, pages 128—155. — Il 
7 a dans cette volumineuse chronique peu de chose a glaner pour 
notre sujet. 2) Hamzae Ispahanensis Annalium Ubri decem, par Gott- 
waldt, St. Pétersbourg 1844—1848. 3) Agathiae Scholastici Myrinensis 
(fin du VI. s.) Historiarum Ubri V. (Patrol gràeca LXXXVIH côL 
1248—1608.) au livre IV. No. 27—30, col. 1527—1534. 4) IWôpe 
(VL siècle) De Bello persko. De aedifieUs JustiniatU. 5) Evagre (536—594), 
Historiae ecclesiasticae Ubri très (Patrologia graeca L XXXVI). — Dans le 
livre troisième, chapitres 27, 37. 6) Muller, Fragmenta Historicorum 
Graecorum, IV, 138 — 142. 7) Libératus Diaconus (f 556), Breviarium 
Causât Ne8torianorum et Eutychianorum , Collectum à Liberato Arcki- 
diacono Ecclesiae Carthaginensis regionis Sextae (tome LXVÏII de la 
Patrologie latine de Migne, col. 969—1096), chap. XVIII, col. 1028. 
8) Theodori Lectoris (VI. siècle) Historia Ecclesiastica (Patrol, grecque 
LXXXVI. col. 161—228) col. 183—203. 9) Victoris Tunnunensis (550) 
Chronicon {Patrologia Latina de Migne. Tome LXVIII, col. 941—963). 
10) Marcellinus Cornes, Chronicon (Patrol, Latina , LI, col. 913—948). 
12) Zacharie de Mitylèné (550), Zachariae Rhetoris episcopi MeHti- 
nensis Historiae Ecclesiaeticae Capita Selecta, dans Mai, Scriptorum 
Veterum nova collectio, X, — texte syriaque pages 332—360, et tra- 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 51ô. m 

qui vécut but le théâtre de la guerre et qui pouvait s'appliquer, 
en parlant des jévènements qu'il raconte, le mot de l'ancien: 
quorum pars magna fut. 

Le Stylite Josué, ainsi appelé, sans doute, de la profession 
k laquelle cet écrivain s'était voué durant la première partie de 
sa vie, le Stylite Josué, disons-nous, avait vécu au milieu des 
armée» perses et romaines; il avait assisté à leurs batailles, 
suivi leurs opérations, contemplé jeurs ravages, partagé leurs 
souffrances ; et, ce qu'il n'avait pas vu lui-même, il avait très- 
bien pu l'apprendre par les acteurs de ce triste drame. La plu- 
part des événements se passaient en outre, dans son pays, sur 
un terrain qu'il connaissait à merveille et auquel il avait des 
raisons toutes particulières de s'intéresser. Les détails, dans 
lesquels il entre, montrent bien, du reste, qu'il avait vu et 
supporté tous les malheurs de sa patrie. Il parle des hommes, 
des lieux, des choses, en parfait connaisseur. De lk vient que 
son récit des opérations de la guerre présente plus de suite 
ou répond mieux aux données de la géographie que celui des 
écrivains byzantins. C'est un auteur familier avec les lieux 
et les distances, qui accompagne les armées et décrit leur 
marche, La chronique du Stylite a donc une importance 
considérable pour cette époque. Elle complète et corrige les 
autres sources historiques. 

Josué nous apprend dans la préface, qu'il composa son 
livre k la demande d'un Archimandrite et que ce dernier lui 
en traça même le plan.. Il ne connaissait pas cependant 
beaucoup son correspondant; il ne l'avait vu qu'une fois, mais 
il avait une haute estime pour sa vertu; et ses prières lui 
semblaient des ordres auxquels il regardait comme téméraire 
de ne pas se soumettre. 

Sa chronique nous est parvenue par Denys de Tel- 
mahr, qui l'inséra toute entière dans son histoire. Cette 
dernière, n'aurait-elle aucune valeur par elle-même, qu'il faudrait 
remercier encore le patriarche du IX. siècle de nous avoir 



duction latine pages 361-388. — Land a imprimé plus complètement 
le texte syriaque, d'après les manuscrits du Musée Britannique, dans les 
Anecdote Syriaca t III. Cfr. Âssémani, Bibliotheca Orientatts, II, 54—62. 
Wette et Wetzer , Dictionnaire encyclopédique de la Théologie etc. 
Patrologie Chrecque de Migne, tome LXXXV, col. 1145—1179. 

A* 



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IV Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

conservé le plus ancien écrit historique émané d'une plume 
syrienne. 

L'ouvrage du Stylite ne semble pas avoir été bien connu 
parmi les chrétiens d'Asie; en comparant les divers récits 
entre eux, on voit que les historiens grecs Evagre et Zacharie ! ) 
ont été les sources le plus souvent mises k contribution par 
les chroniqueurs du Moyen-âge. Bar-Hébréus ? par exemple, 
suit beaucoup plus Zacharie que Josué. La chronique de 
celui-ci est cependant bien supérieure aux quelques pages de 
Zacharie; et, si elle renferme des choses que nous aurions 
volontiers consenti à ignorer, il faut en faire retomber la 
faute plutôt sur celui qui en traça le plan que sur celui qui 
l'exécuta. Au milieu même des digressions les plus étranges, 
il y a toujours quelques détails précieux pour la géogr- 
aphie, l'histoire, les mœurs, la politique, la stratégie des 
Byzantins et des Perses; détails qui seront utilement relevés 
par les savants de notre époque. Les dernières pages de cet 
écrit forment, sans contredit, un des plus beaux fragments 
des historiens syriens et des historiens orientaux. 

Il était donc utile de publier cet ouvrage dans son entier, 
et quoique l'analyse d'Assémani soit, en général, fort exacte, 
elle présente néanmoins plus d'une lacune. Sans parler de 
quelques légères inadvertances qui ont échappé au grand 
orientaliste, il y a dans son résumé des choses assez impor- 
tantes d'omises. 

Il est impossible de déterminer Tannée précise à laquelle 
il faut rapporter la composition de notre Chronique; nous ne 
croyons pas cependant nous tromper en la plaçant entre l'an 
510 et l'an 515. Il est bien vrai qu'une observation finale 
tendrait k faire croire que l'Empereur Anastase ne vivait plus, 
quand Josué écrivait, puisqu'il prie ses lecteurs d'excuser les 



1) Evagre était Syrien d'origine, mais il a écrit en grec. Seulement 
il a connu aussi des sources orientales perdues aujourdhui pour nous. 
Zacharie, le Rhéteur, Métropolitain de Mitylène, dans l'Ile de Lesbos, 
a été bien souvent considéré comme un écrivain syrien originaire de 
Mélitine , en Arménie. . Aujourdhui , il est démontré qu'il a écrit son 
histoire en grec (Mai, Scriptorum Veterum nova coll. Tome X, p. XII 
et 361. — Cfr. Land, Anecdota Syriaca, III, p. VII), mais nous n'en 
possédons qu'une traduction syriaque. 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. V 

excès dans lesquels ce prince tomba vers la fin de sa vie. Mais 
cette observation est très-facile à comprendre et assez naturelle 
dans la bouche d'un écrivain, quand on songe qu'en 512 
Anastase avait déjà quatre-vingt deux ans, et que c'était l'époque 
où il persécutait l'Eglise. Ce qui semble, d'ailleurs, démontrer 
qu' Anastase vivait encore, lorsque Josué écrivait, c'est que 
cet auteur nomme le Comte Justin, sans remarquer qu'il est 
devenu empereur. Or, est-il vraisemblable qu'il eût omis de 
relever cette circonstance, si ce prince eût été déjà sur le 
trône? — Nous ne le croyons pas, et ce qui nous confirme 
dans cette pensée, c'est précisément la manière dont s'ex- 
priment tous les autres chroniqueurs. Zacharie de Mitylène *) 
et Théophanes 2 ), en racontant, les guerres d'Anastase contre 
Quawad, nomment Justin, mais ils ont bien soin d'observer 
que c'est celui-là même qui fut bientôt élevé à l'empire. Josué 
composa donc son histoire vers l'an 515. C'est pourquoi il 
faut le considérer comme le premier historien de la Syrie 
chrétienne. 

Quelle était sa croyance religieuse? Etait -il mono- 
physite ou orthodoxe? — Assémani, dans un but très-louable, 
a voulu le classer parmi les écrivains catholiques, mais, mal- 
gré son autorité, nous avons de la peine à nous ranger à 
son avis. Sans avoir , aucun fait ou aucun texte précis à 
alléguer, nous croyons que Josué était monophysite. A cette 
époque, en effet, la Syrie chrétienne avait cessé, a peu près 
toute entière, d'être orthodoxe. 

Encore un mot et nous céderons la parole a Josué Stylite. 

Nous avons copié le texte dans le manuscrit unique 
qu'Assémani apporta du désert de Nitrie et dont on peut voir 
la description dans sa Bibliothèque Orientale, dans le Catalogue 
des Manuscrits orientaux de la Bibliothèque du Vatican, ou dans 
Tullberg 3 ). Ce manuscrit remonte au IX— X. siècle. Il ne 
contient que la chronique de Denys de Telmahr, ou l'ensemble 



1) Land, Anecdota Syriaca, III, page 210, ligne 14. 2) Théo- 
phanes, Chronograph.y Patrologie grecque CVHI, col. 348, ad annum 497. 
3) Bïblioth. Orient. I, 613. No. XII. — Le manuscrit a 174 feuillets. 
Notre chronique occupe les feuillets 65— 87. — Catalogua Codicum Orien- 
tolium Biblioiheeœ apostol. Vaticanœ, III, p. 329, No. CLXII. — OTull- 
berg, Dionyaii Telmàhrensis liber I, Upsalae 1850. 



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VI Chronique de Jotué le Siylité, écrite vers Van 515. 

des ouvrages abrégés par le célèbre patriarche Jacobite. 
L'écriture en est fine, serrée, compacte, de telle sorte que, 
sous un petit volume, il 7 a énormément de matière. C'est, 
comme forme un esthranghélo d'un caractère particulier, se 
rapprochant un peu du caractère cursif , usité plus tard chez 
les Syriens occidentaux. Il 7 a cependant beaucoup de 
raisons de croire que le manuscrit a été copié par les mono- 
phy sites de la Mésopotamie, aux environs de Tékrit ou de 
Mar-Matai, car on trouve dans l'orthographe des indices d'une 
telle origine. On 7 sent l'influence de ce que nous avons 
appelé ailleurs la grammaire moyenne, c'est k dire, tenant par 
quelques uns de ses procédés orthographiques, tantôt au dia- 
lecte oriental, tantôt au dialecte occidental. 

Assémani paraît se contredire dans ce qu'il dit par 
rapport à ce manuscrit; car, d'une part, il semble affirmer, 
dans sa Bibliothèque Orientale 1 ), que l'exemplaire de la chro- 
nique de Denys de Telmahr, actuellement possédé par la 
Bibliothèque Vaticane, a été copié à Scètes, tandis que de 
l'autre il affirme, dans son catalogue 2 ), que ce manuscrit est 
un de ceux transportés par Moyse de Nisibe de Tékrit à Scètes, 
l'an 932. On concevrait bien à la rigueur qu'un manuscrit 
eût pu être copié à Scètes, passer de là en Orient et puis 
revenir encore à Scètes; mais, outre que de telles pérégri- 
nations sont assez invraisemblables, des difficultés nombreuses 
nous empêchent de les admettre dans ce cas particulier. Denys 
de Telmahr mourut en 845; sa chronique ne dût pas être 
connue tout de suite; et, comme 80 ans à peine séparent sa 
mort du voyage de Moyse de Nisibe, l'hypothèse que nous 
venons d'indiquer n'a rien de plausible. Serait-il vrai d'ailleurs 



1) Tome II, p. 97 — 98. Alii breviores, et chronici Eusebiani instar, 
in annos digesti, quorum exemplar pervetustum in Scetensi Deiparae 
Syrorum monasterio nacti sumug, initio tamen et fine mutilum, quodque 
ipsum in eo monasterio exaratum arguit, Copticis abrasis litteris, quibus 
membranae à fol. 1 ad fol. 122 scriptae erant, superinducta sunt verba 
Syriaca. 2) Catalogue Codieum Orientalium etc. III, 329, No. CLX1I. 
Is codex, initio et fine mutilas, ante annum Graecornm 1243, Ghristi 
932 exaratus : est enim unus ex iis codicibns, quos Moses Nisibenus Coeno- 
biarca è Mesopotamia in Scetense S. Maria* Syrorum monasterium 
intulit 



Digiti 



zedby G00gle 



Chronique de Jotué le StyUte, écrite vers Van 515. VII 

que la manuscrit eût été copié à Sçètes que notre opinion 
n'en serait nullement ébranlée; car, il est aujourdhui démontré 
que les moines de Scètes recrutaient surtout leur personnel 
parmi les Syriens monophysites de la Mésopotamie soumis au 
Mapbrien de Tékrit II est donc naturel de retrouver dans 
les déserts de l'Egypte les procédés orthographiques des Syriens 
Orientaux *), 

Le manuscrit n'est pas ce qu'on peut dire incorrect, mais 
il offre des singularités assers bizarres, et, comme ensemble, 
c'est un des plus dignes d'attention entre tous ceux qui sont 
passés par nos mains; les signes du pluriel masculin et féminin 
dans les prétérits sont presque toujours omis ; le passage du 
masculin au féminin et du féminin au masculin dans les verbes, 
les pronoms et les qualificatifs, y est fréquent; les quies- 
centes, ou lettres de prolongation même quand elles appar- 
tiennent à la racine, sont souvent supprimées au milieu et 
au commencement des mots; les pronoms sont très-souvent 
unis au verbe par la suppression des lettres faibles ou quies- 
cibles] le système de points et d'interponction est, en général, 
assez arbitraire et exécuté avec peu de soin ; quelques suffixes 
des futurs ont une forme particulière; il y a enfin un ensemble 
de traits de famille, qui en font une oeuvre assez à part entre 
celles qu'il nous a été donné de parcourir. On Ut par exemple; 

«çoi&oaa, ~O)OV0, ~0)o]~, ~ojal», ^*aJ7, ojLoio, ai>o/> 

OjbJ^OO, oAjL, ÛJUjlV, QuQjLi/, O&l), OÏÙ, U^ r , OK^OÛD, 
u OjOip, Jiako, <vV« V On trouve, de temps en temps, une 
forme p'al assez rare et que quelques grammairiens, Arnira en 
tête, ont rejetée, o^xfy , <$SAYi\ , o»,\ftïn\ . Quelquefois aussi, 
la troisième personne masculine du pluriel reçoit au prétérit 
le noun final emphatique: &++*./, A^;, xuacoa , etc. 2 ). — 
Nonobstant ces caractères particuliers, le manuscrit doit être 



1) Wright, Catalogue of Syriac Mpts. III, préface. Cfr. Journal 
Asiatique 1872. II, 317. 2) 0. Tullberg a relevé, du reste, quelques uns 
de ces faits, dans la préface de son livre, Dionysii Telmahrensis liber 
I, Upsalae, 1850. 



Digiti 



zedby G00gle 



Vin Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

considéré comme suffisamment bon et exact. Les fautes du 
copiste ne sont pas si nombreuses ou si grosses qu'on ne 
puisse se servir avec fruit de son oeuvre, en la corrigeant. 
En publiant le texte original nous avons cru pouvoir 
nous accorder, dans notre traduction, une certaine liberté et 
nous avons moins songé k suivre littéralement le texte qu'à 
donner un récit d'une lecture facile. Le français se prête, 
d'ailleurs , beaucoup moins que d'autres langues, au calque 
d'un idiome étranger. Il est, de sa nature, rebelle k toute 
inversion et il se prête peu k reproduire celles qu'il rencontre 
dans les écrivains des autres nations. Nous avons donc cherché 
avant tout k être exact, mais aussi, k être lisible pour ceux 
qui voudront consulter le document que nous publions. Serons- 
nous toujours arrivés k bien saisir le sens de tous les passages ? 
Nous aimons k l'espérer, mais nous ne voulons pas l'affirmer 
absolument; car il y a dans cette chronique, comme dans tous 
les écrits syriens qu'on publie, une foule d'expressions nou- 
velles, inconnues k tous les lexiques existants, et le contexte 
n'aide pas toujours k mettre le doigt sur le sens précis el 
rigoureux. On nous pardonnera donc nos inadvertances, si 
on en rencontre, et, en nous corrigeant, on nous aidera k 
rendre cette source d'informations plus accessible k tous les 
vrais amis de la science et de l'histoire. 



Digiti 



zedby G00gle 



Récit en forme de Chronique, des maux 

qui ont assailli Edesse, Àmid et toute la 

Mésopotamie 1 ). 

1. J'ai reçu, excellentissime Seigneur, prêtre et Archi- 
mandrite, les lettres de Votre Religion amie de Dieu, dans 
lesquelles vous m'ordonnez de vous écrire, en forme de mé- 
morial, sur la plaie des sauterelles, les éclipses de soleil, les 
tremblements {de terre), la famine, les épidémies et la guerre des 
Romains avec les Perses. J'ai trouvé encore dans ces (lettres) 
des éloges, qui m'ont fait rougir, au fond de mon âme, parce- 
que, çn réalité, je ne possède aucune des qualités que vous 
m'attribuez. Je voudrais, moi aussi, écrire celles qui sont 
en vous, mais l'œil de mon âme ne peut considérer et con- 
templer, telle qu'elle est, cette étole merveilleuse dont vous 
êtes orné et dont vous a revêtu votre volonté généreuse; car 
il a bien paru ce zèle observateur de la loi, qui vous enflamme, 
par les soins que vous prenez non seulement des frères placés 
en ce moment sous votre main, mais aussi de tous les amis 
de la science qui entreront un jour dans votre monastère 
béni. C'est pourquoi vous voulez leur laisser soigneusement 
écrits les souvenirs des châtiments qui nous ont frappés de 
nos jours, à cause de nos péchés, afin que, lisant et voyant 
nos malheurs, ils se préservent de nos fautes et échappent 
a notre punition. Comment ne pas admirer la charité qu 



1) Ne pouvant mettre notre traduction en regard du texte Syria- 
que, nous les avons divisés, tous les deux, en un certain nombre de 
paragraphes qui se correspondent exactement. Chaque paragraphe 
porte un numéro d'ordre. 



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X Chronique de Josué le Stylite y écrite vers Van 515. 

vous remplit, quand on la voit, toujours inépuisable, se ré- 
pandre sur tout le monde? Comment la faire connaître telle 
qu'elle est? — Cela m'est impossible; parceque je ne l'ai 
point vue à l'œuvre et je ne saurais en parler convenablement 
sur un entretien que j'ai eu, une seule fois, avec vous. 

2. A l'exemple de Jonathas, l'ami véritable, vous vous 
êtes attaché affectueusement k moi. Mais qu' y a-t-il d'éton- 
nant à ce que l'âme de Jonathas se soit attachée k celle de 
David» quand elle eût vu lo géant succomber sous ses coups 
et le camp délivré par sa vaillance! Pourquoi aima-t-elle 
David, en effet, sinon k cause dt ses exploits ? Quant k vous, 
sans avoir rien vu de beau en moi, vous m'avez aimé plus 
que vous ne vous aimez. De même encore, qu'y a-t-il de si 
admirable k ce que Jonathas ait délivré David de la mort 
que lui préparait Satil? — N'avez-vous pas fait, vous, davan- 
tage? — Jonathas, en effet, a rendu k David ce qu'il lui 
devait, puisque David l'avait, le premier, délivré de la mort 
et lui avait sauvé la vie ainsi qu'k toute la maison de son 
père, en les empêchant de mourir sous les coups des Phili- 
stins. Mais moi, je n'ai fait rien de semblable pour vous et 
cependant, vous ne cessez de prier Dieu de me délivrer de 
Satan et de l'empêcher qu'il ne me tue par le péché. Ce qu'il 
faut dire, c'est que vous m'avez aimé comme David aima 
Satil. Votre affection pour moi vous aveugle, k tel point que 
sa vivacité vous fait méconnaître ma force et vous donne» de 
ma personne des idées trop avantageuses. Naguère, vos savan- 
tes lettres dissipaient les ténèbres 1 ) de mon esprit, et vous 
preniez soin de moi, comme un père prend soin de ses en- 
fants, même avant qu'il en ait reçu aucun service. Aujour- 
dhui, vous humiliant sagement vous-même, vous me demandez 
d'écrire ce qui dépasse ma force, désirant l'apprendre par 
moi et espérant en tirer quelque profit, quoique cela soit au 
dessus de moi, ainsi que vous le savez très-bien. Je ne vous 
porte nullement envie et je ne songe pas davantage k décliner 
vos ordres. 

3. Sachez cependant que, moi aussi, après avoir vu les 
prodiges qui ont eu lieu et les châtiments qui les ont suivis, 



1) Mot à mot: Comblaient les lacunes de men esprit. 



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Chronique de JostU le Stylite, écrite vers l'an 515. XI 

je pensais que tout cela était digne d'être écrit et conservé 
dans la mémoire des peuples; je pensais qu'il fallait le sous- 
traire k l'oubli; mais, voyant la faiblesse de mon intelligence 
et l'étroitesse de mon esprit, je reculais devant une telle entre- 
prise. Maintenant que vous m'avez ordonné de l'exécuter, je 
tremble encore comme un homme, qui, ne sachant pas bien 
nager, recevrait Tordre de plonger au fond des abîmes. Toute* 
fois, confiant, pour m'en retirer, dans vos prières incessantes 
auprès de Dieu, j'espère que la protection des bienheureux 
me sauvera de la mer où vous m'avez jeté. Je vais donc nager 
suivant mes forces, sur les bords de cette mer, parcequ'on ne 
peut en toucherle fond. Qui pourrait, en effet» raconter con- 
venablement, ce que Dieu fait, dans sa sagesse, pour dé- 
truire le péché et pour punir le crime ? Les secrets de la Di- 
vine Providence sont cachés aux anges mêmes, ainsi que vous 
pouvez le savoir par la parabole évangélique de l'ivraie; 
quand les serviteurs du Maître de la maison lui eurent dit: 
Voulez-vous que nous allions la cueillir? 1 ) Celui qui connaît 
les choses telles qu'elles ^sont leur répondit : Non, de peur qu'en 
cueillant Vivraie vous ri arrachiez aussi le froment *). Mais nous, 
nous disons, suivant notre science, que ces afflictions ne sont 
le plus souvent que la conséquence de nos nombreux péchés; 
car, si Dieu ne gardait et ne fortifiait le monde contre sa 
dissolution, tous les hommes auraient peut-être perdu la vie. 
Dans quels temps connus par l'Ecriture vit-on arriver des 
malheurs comme ceux que nous souffrons dans les nôtres? 
Ce qui en a été la cause n'a point cessé, aussi djirent-ils 
encore 3 ). — Que voyons-nous, en effet, de nos propres yeux? 
Qu'entendons-nous de nos oreilles? Qu'endurons-nous? Je 
suis terrifié par les rumeurs qui viennent de loin et par celles 
qui viennent de près, par les choses lamentables qui se font ici 
et là, par les tremblements de terre terribles, par les renver- 
sements de villes, par les famines et les épidémies, par les 
guerres et les troubles, par l'asservissement et l'esclavage des 
contrées, par la destruction et l'incendie des églises, par tous 
ces événements étonnants et nombreux enfin, qui vous ont 



1) Matthieu, XIII, 28. 2) Ibid. 29. 3) Je suppose qu'il y a dans 
le texte une négation d'omise. 



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XII * Chronique de Josué le Styhte % écrite vers Van 515. 

porté à me les faire écrire dans un style lugubre et capable 
de saisir ceux qui liront, ou entendront lire, ces récits. C'est 
par zèle pour le bien, je le sais, que vous m'avez prescrit cela, 
afin que cette histoire serve d'avertissement à ceux qui l'écou- 
teront et les ramène à la pénitence. 

4. Mais sachez bien qu'autre chotfe est écrire et autre 
chose écrire avec vérité. Tout homme doué d'éloquence natu- 
relle peut écrire, s'il le veut, des histoires tristes et lamentables ; 
mais , quand à ce que je rappelle dans ce livre, moi qui suis 
inculte de langage, tous les habitants de notre pays attesteraient, 
(au besoin), que mon récit est (rigoureusement) vrai. A ceux 
donc qui le liront ou l'entendront lire, d'examiner, a leur gré, 
ce qu'il contient et de se convertir. Mais on dira peut-être: 
quel avantage les lecteurs retireront-ils de cette lecture, s'ils 
ne trouvent point mêlé au récit de sages conseils ? Pour moi 
je réponds, comme si je ne pouvais point leur donner (ces 
conseils), que les châtiments dont nous avons été frappés peu- 
vent suffire à nous corriger, nous et ceux qui viendront après 
nous; car leur souvenir et leur lecture nous disent que c'est 
pour nos péchés qu'ils nous ont été envoyés. D'ailleurs, ne 
nous enseigneraient-ils pas cela qu'ils na seraient point sans 
utilité pour nous; car ils nous tiennent lieu de leçon, et tous 
les fidèles répandus sous le ciel attestent qu'ils nous sont en- 
voyés, à cause de nos fautes, quand ils adhèrent a la parole 
du Bienheureux Paul disant: ^Lorsque nous sommes jugés, nous 
sommes repris par Notre Seigneur pour ne pas être condamnés 
avec le monde" 1 ). Toutes les fois, en effet, que les fidèles sont 
châtiés en ce monde, ils le sont pour être retirés de leurs 
péchés, afin que le jugement leur devienne plus supportable, 
dans le monde futur. Quant à ceux qui sont châtiés à cause 
des coupables, quoiqu'ils n'aient point péché, ils recevront une 
double récompense. Dieu se montre toujours miséricordieux, 
même pour ceux qui ne le méritent pas, à cause de sa douceur, 
de sa grâce et de sa longanimité, parcequ'il veut que le monde 
subsiste jusqu'au moment déterminé par sa science qui n'oublie 
rien. Voilà comme il en est en réalité; les exemples des 
Livres saints le prouvent, ainsi que ce qui s'est passé parmi 
nous, comme nous allons l'écrire. 
1) Prem. ère aux Cknnnth. XI, 32. 



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Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. XIII 

5. On a vu, en effet, fondre sur nous les maux de la 
faim et de la mortalité, dans le temps même des sauterelles, 
à tel point que nous étions près de périr, quand Dieu nous 
a pris en pitié, quoique nous en fussions indignes, et nous a 
permis de respirer un moment, au milieu des malheurs qui 
fondaient sur nous. C'est la grâce de Dieu, qui a fait cela, 
ainsi que je l'ai dit; c'est la grâce de Dieu qui changeant le 
supplice, après nous avoir laissés respirer, nous a frappés par 
l'Assyrien surnommé la Verge de sa colère 1 ). Je ne veux 
pas assurément nier la liberté des Perses, quand je dis que 
Dieu nous a frappés par leur intermédiaire, et je ne me plains 
pas, après Dieu, de leur méchanceté; mais, songeant qu'à 
Cause de nos fautes Dieu ne s'est point vengé d'eux, je dis 
qu'il nous a punis par leur intermédiaire. La volonté de 
ce peuple mauvais paraît surtout en ce qu'il n'a pas fait 
miséricorde à ceux qui se sont humiliés devant Dieu. Sa 
volonté a coutume de se manifester, en effet, par la joie qu'il 
trouve a faire du mal aux hommes. Aussi est-ce là ce que 
le prophète lui reproche, lorsque, prophétissant sur sa ruine 
totale, il s'exprime ainsi, au nom du seigneur: }} Je me suis 
irrité contre mon peuple parcequ'il a souillé mon héritage et je 
Vai* livré entre tes mains, et tu ne leur as point fait miséri- 
corde." 2 ) Les Perses nous ont fait un mal pareil , suivant 
leur habitude, quoique leur verge et leurs coups ne soient 
point arrivés jusqu'à notre corps ; car ils n'ont pas pu 
s'emparer de notre ville, parcequ'il était impossible d'anéan- 
tir la promesse faite par le Christ au roi fidèle Abgare, quand 
il lui dit: que ta cité soit bénie et qui! aucun ennemi ne domine 
jamais sur elle 3 ) / Mais le pillage, la captivité, le massacre et 
le ravage qu'ont endurés , dans les autres villes , les fidèles 
qu'on a traités comme la boue des places publiques, ont été 
une cause de grandes souffrances, pour ceux qui ont appris 
à souffrir avec ceux qui souffrent. Ceux là même qui 
sesont éloignés , craignant pour eux-mêmes , ont été tur- 



1) Iscûe X, 5. 2) Isaie XL VII, 6. 3) Les documents qui ont 
rapport à cette tradition orientale sont innombrables, tant chez les 
Arméniens, que chez les Syriens. On en a déjà publié un grand nom- 
bre; il nous serait facile de multiplier les autorités, si nous le voulions 



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XIV Chronique de Josué h Stylite, écrite verè Van 515. 

tourmentés en pendant, dans leur incrédulité, que l'ennemi 
s'emparerait d'Edesse comme des autres villes» 

6. Voilà sur quoi je vais écrire. Mais puisque, suivant 
la parole du sage Salomon, „Za guerre se fait pour un motif 
qui la provoque" 1 ), et que vous aussi , vous voulez savoir 
quelles causes l'ont excitée, je vais vous faire connaître briève- 
ment quel en a été le principe, bien qu'il semble que je parie 
de choses complètement passées. Ensuite je vous exposerai 
ce qui a corroboré ces causes; ce sont nos péchés qui nous 
ont suscité cette guerre. Elle a cependant son origine dans 
des faits évidents que je veux tous exposer , afin que vous 
sachiez clairement toute l'histoire et que n'imitant pas quel- 
ques hommes insensés, vous n'en rejetiez point la responsa- 
bilité sur le tout puissant empereur Anastase. Ce n'est pas 
lui qui a commencé cette guerre; il y a longtemps que le 
germe provocateur en existait, ainsi que vous pourrez le com- 
prendre par ce que je vais vous écrire. 

7. Priez pour le malheureux Elisée du monastère de 
Zouq'nîn qui a copié cette feuille, afin que Jésus lui fasse 
miséricorde comme au larron placé à sa droite. Amen, Amen I 

Que la miséricorde de Jésus- Christ notre Sauveur et 
notre grand Dieu reposent sur le prêtre Mar Josué, Stylite 
du monastère de Zouq'nîn, qui a écrit ce livre de mémoires 
sur les temps passés, sur les calamités et les tremblements 
de terre causés par le tyran des hommes*). 

8. L'an 609 ») des Grecs, (c'est-à-dire, de Jésus-Christ 298) 



1) Proverbes XXIV, 6. 2) Le roi de Perse Quawad. — Assémani, 
Bibîioth. Orientalis, I, 260, E. 3) Nous ne voulons remplir ici que le rôle 
d'éditeur: par suite nous nbUB bornerons, daûB les notes, a indiquer les auto- 
rités qui rapportent les mêmes faits que Josué Stylite, sans discuter leurs 
témoignages. Outre les auteurs indiqués dans la préface , on peut con- 
sulter Tillemont, Histoire des Empereurs T. VI. (édit. de 1738) — Zenon 
(472—538) et Anastase (pages 531—597). Surtout Lebeau , Histoire 
du Bas Empire, édition donnée par St. Martin (Paris, 1Ô2¥). Dans les 
notes du Livre XXXVIII, l'éditeur a contrôlé et complété le récit de 
Lebeau, en s'aidant des sources orientales, arméniennes, arabes, persannes 
et syriennes. Assémani (Bibliolh. Orient. I, 260-^282) a également dis- 
cuté le récit du Stylite, en le comparant à celui des auteurs byaantins. 
— Nous citerons toujours les auteurs, d'après lés éditions que nous 
venons d'indiquer. 



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Chronique de Joeué le StyHte, écrite itéré Van 615. XV 

les Romains restaurèrent 1 ) Nisibes; cette ville demeura en 
leur possession, soixante-cinq ans jusqu'à la mort de Julien en 
Perse, mort qui eut lieu, Tan 674 (du Christ 363). Jovinien, 
qui régna, après Julien, sur les Romains, se préoccupa de la 
paix plus que de toute autre chotie ; c'est pourquoi il céda 
aux Perses la possession de Nisibefc pour 120 ans, après quoi 
ils devaient la rendre à ses maîtres 2 ). Cette période prit fin 
au temps de Zenon, empereur des Romains 3 ); mais les Perses 
ne voulurent pas restituer cette ville. Voilà ce qui excita 
les inimitiés (entre ces deux peuples). 

9. Il existait, en outre* entre les Romains et les Perses, 
un traité d'après lequel, au cas où ils auraient besoin les uns 
des autres dans leurs guerres avec les barbares > ils s'enga- 
geaient à s'entraider réciproquement, en fournissant trois-cents 
hommes d'élite avec armes et chevaux, ou trois-cent statères 
pour chaque homme, et cela, au choix de la partie qui en 
aurait besoin. Or, les Romains, grâces en soient rendues au 
Dieu, Seigneur de toutes choses, les Romains n'eurent pas 
besoin du secours des Perses. Les Empereurs se sont 
succédés dans l'Empire, depuis lors jusques à maintenant, et 
leur puissance s'est toujours accrue par la protection du ciel. 
Pour ce qui est des rois de Perse» ils ont envoyé des ambas- 
sadeurs réclamer de l'or à cause de leur indigence, mais jamais 
ils ne l'ont obtenu sous forme de tribut, contrairement & ce 
que beaucoup de personnes ont pensé quelquefois. 

10» De nos jours, le roi des Perses, Phirouz (ZZ^pofi?$), 
engagé dans de fréquentée guerres avec les Eounoié, je veux 
dire les Hounoié, a réclamé souvent aux Romains de l'or, 
mai») auKeu de l'exiger comme un tribut, il a cherché à 
exciter leur zèle, en disant qu'il se battait pour eux, afin que 
tes Huns ne passassent point dans leur paya. Ce qui rendait 
son langage plus croyable, c'étaient lès dévastations et les 

1) Nisibes n'a pas été bâtie pat les Romains. Elle existait, bien 
avant qu'il eussent conquis un potkee de terrain en Asie. Il faut donc 
probablement lire dp „«fc ë % empmrèrenif au lieu de OO „«te bâtirent." 
L'auteur Yoûdrait-il parier, non pas d'une construction générale, mais 
de réparations que les Bornants auraient faites sut niurs de Nisibes ? Cela 
ne semble guère probable. — Voir Si. Martin , Mémoire* hùtorique* et 
géographiques $wr V Arménie I, 161-^16& 8) Josué seul parle de ce 
traité de paix conclu entre Jovinien et les Perses. 8) L'an 488. 



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XVI Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Tan 515. 

enlèvements d'esclaves commis par les Huns sur les terres 
des Romains, Tan 707, (du Christ 395), du temps des Empereurs 
Honorius et Arcadius, fils de Théodose le grand, sous lesquels 
la fourberie de l'Hyparque Rufin et du Stratélate Adée livrè- 
rent aux Huns toute la Syrie. *) 

11. Grâce a Por qu'il reçut des Romains, Phirouz sou- 
mit les Huns et ajouta à son empire beaucoup de provinces 
de leur pays. A la fin cependant, il fut pris par eux; et, 
l'Empereur des Romains,. Zenon, l'ayant appris, envoya de 
l'or pour le délivrer de sa captivité et le réconcilier ensuite 
avec les Huns. Phirouz s'engagea alors, par un traité, de ne 
plus passer la frontière pour faire la guerre aux Huns, mais 
de retour dans ses états il viola le traité, à l'exemple de Sedé- 
cias 2 ), et repartit pour la guerre. Aussi eût-il le même sort; 
il fut battu par ses ennemis; son armée fut dissipée et dé- 
truite et lui-même pris vivant. Or, dans son orgueil, il promit 
de donner pour la rançon de sa vie trente mules chargées 
d'écus 3 ). Il envoya dans son royaume mais il ne put 
réunir que vingt charges, car il avait épuisé tous les trésors 
du roi , son prédécesseur, dans ses premières guerres. 
Pour les dix charges restantes, il laissa en otage chez les 
Huns son fils, Quawad (KafîàSt]ç — Kwàdriç), jusqu'à ce qu'il 
les eût payées, et conclut un second traité avec ses ennemis 
promettant de ne plus leur faire la guerre 4 ). 

12. De retour dans son royaume, il frappa tout le pays 
de l'impôt de la capitation, envoya les dix chargée d ; écus et 
délivra son fils. Ensuite il rassembla encore une armée et 
repartit pour faire la guerre, mais la parole du prophète: 
„e/W vu l'impie exaké comme un arbre de la forêt; quand je 



1) Voir Socrate, Histoire Eccl. VI, 1; Sozomène , Histoire Ecclés. 
VIII, 1; Claudien, lib. IL adv. Rufinum; St. Jérôme, Epist. XXX. de 
Epitaphio fabiolae Epist. 3 ad Heliodorum; Baronius, ad ann. 395. 
14. Pagi, No. XI. Lebeau, Histoire du Bas-Empire, XXXVIII, No. 
29—31, pages 251—259. 2) IV* livre des Rois XXIV— XXV; Jérémie 
LU. 3) Josué Stylite mentionne seul ce fait, ainsi que l'extradition 
de Quawad comme otage. 4) Procope , De Bello Persico, I. 3 — 4. St. 
Martin édition de Lebeau, VII, 252 — 259. — Voir aussi Bruns et 
Kirscb, Bar-Hebraei Chronicon, 11 et Tabary, Tome II, pages 133—155. 
Lazare de Pharbes, Histoire d 'Arménie, en. 72—73, édition de Langlois, 
Historiens d? Arménie, Paris 1869 T. II, p. 348—352. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers fan 515. XVII 

suis passé, il n'était plus] je Vai cherché et je ne Pat point 
trouvé" 1 ) se réalisa; car, dès que la bataille fut engagée et que 
les troupes se ruèrent les unes contre les autres, toute son 
armée fut détruite et pour lui, on le chercha sans pouvoir le 
découvrir. On n'a jamais su jusque ce jour ce qu'il était devenu, 
ou si son cadavre avait été caché sous les morts, ou s'il 
s'était jeté dans la mer, ou s'il s'était caché sous terre pour y 
périr ensuite de faim, ou bien, si, caché dans les bois, il avait 
été dévoré par les bêtes féroces. 

13. Du temps de Phirouz l'Empire Romain fut troublé 
aussi par la haine que les grands du palais *) avaient conçue 
pour Zenon, leur Empereur, parcequ'il était Isaurien d'origine. 
Basilisque *) se révolta contre lui et régna à sa place, mais 
Zenon ayant repris des forces remonta sur le trône, et, parce- 
qu'il avait éprouvé la haine que beaucoup lui portaient, il se 
fit bâtir xme forteresse inabordable dans son propre pays, 
afin que, s'il venait à lui arriver quelque chose de fâcheux 
il pût y trouver un refuge 4 ). Il avait pour confident en 
ceci un gouverneur (atQattjXaTrjç) d'Antioche nommé Illus, 
Isaurien, lui aussi, d'origine. Zenon avait, en effet, distribué 
les honneurs et la puissance à tous ceux de sa race et c'est 
pour cela qu'il était détesté des Romains. 

14. Une fois que la forteresse eût été pourvue de tout 
ce dont elle avait besoin, Illus y déposa un or incalculable, 
et se rendit k* Consfantinople pour annoncer à Zenon que sa 
volonté était accomplie. Mais Zenon, sachant qu'IUus était 
fourbe et qu'il ambitionnait l'Empire, donna ordre à un sol- 
dat de l'assassiner. Celui-ci, ayant cherché, de longs jours, 
sans la trouver, une occasion favorable pour exécuter secrè- 
tement Tordre qu'il avait reçu, rencontra Illus dans l'intérieur 
du palais, et tirant son épée il la levait pour le tuer, quand 
un des compagnons d'Illus frappa le meurtrier au bras, avec 
un couteau, de telle sorte que l'épée tomba des mains de 



1) Psaume XXXVI dans la vulgate, verset 1, 35 et 36. — XXVII 
dans le syriaque. 2) Mot-à-mot: les fils du palais. 3) Basiliquos, 
dit Josué Stylite — Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VII, 73 et suiv. 
jusqu'à 89. 4) C'est probablement le fort Papyrim dont il va être 
question bientôt. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. B 



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XVJLLl Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. 

l'assassin, après avoir simplement coupé une oreille à Illus. 
De peur qu'on ne découvrît l'intrigue ourdie contre Mus, Zenon 
ordonna de décapiter aussitôt le soldat, et défendit de l'inter- 
roger; mais ce fut précisément ce qui fit soupçonner à Illus 
que Zenon avait ordonné de l'assassiner. Il se leva donc et 
partit pour Antioche, espérant bien qu'il trouverait l'occasion 
de se venger. 

15. Zenon craignait Illus, parceque celui-ci connaissait 
sa méchanceté. Il envoya donc à Antioche des personnes 
de marque, dire k Illus de venir le trouver; il désirait, disait- 
il, se justifier et prouver que le complot n'avait pas été ourdi 
par lui et qu'il n'avait aucunement formé le projet de le faire 
mourir; mais il ne put venir à bout de l'entêtement d'Ulus. 
Celui-ci répondit, en effet, avec mépris (à ses avances) et refusa 
d'obtempérer à l'ordre qui le mandait auprès de l'Empereur. 
Zéçion envoya dès lors contre Illus un stratélate, nommé Léon- 
tins, accompagné de troupes, avec ordre de lui amener de 
force le rebelle, et même de le tuer, s'il refusait de se laisser 
conduire. Arrivé à Antioche, Léontius se laissa corrompre 
par l'or d'Illus et lui révéla l'ordre qu'on lui avait donné de 
le tuer. Voyant qu'on ne lui avait rien caché, Illus montra 
aussi la somme considérable qu'il avait entre les mains et par 
laquelle Zenon voulait également le faire assassiner, lui Léon- 
tius. Il lui persuada donc de s'unir à lui et de lever l'éten- 
dard de la révolte, en lui montrant, d'ailleurs, la haine que 
les Romains avaient pour Zenon. Léontius se laissa entraîner 
et Illus put alors manifester son dessein, car seul il n'aurait 
pas été capable soit de se révolter, soit de se placer sur le 
trône, vu que les Romains le haïssaient, à cause de son 
origine et de son esprit entêté. 

16. Léontius régna donc nominalement dans Antioche l ) y 
car c'était, en realité, Illus qui avait la direction des affaires. 
Plusieurs disent même qu'il méditait de tuer Léontius, s'ils 
venaient tous les deux à vaincre Zenon.. Us avaient à leur suite, 
un magicien, homme perdu, du nom de Pampré[pi]us (nafinçé- 
nioç\ lequel jeta le trouble dans tous leurs desseins et causa 



1) 17 ou 27 juin 484. — St. Martin dans Lebeau, Histoire du Bas* 
Empire, VII, 137, Note I. 



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Chronique de Josué le Styhte, écrite vers Van 515. XIX 

leur ruine par sa perfidie 1 ). Voulant leur assurer l'Empire, 
il envoya chez les Perses des ambassadeurs, porteurs de gran- 
des sommes d'or, pour conclure avec eux un traité d'alliance, 
(espérant que les Perses) enverraient une armée au secours 
des rebelles, s'ils en avaient besoin. Zenon, ayant su ce qui 
se passait à Antioche, y envoya un Stratélate nommé Jean, 
accompagné d'une armée nombreuse. 

17. En apprenant q'une armée puissante marchait contre 
eux, les partisans d'IUus et de Léontius sentirent leur cœur 
trembler-, les habitants d'Antioche furent saisis de crainte, et 
alléguant l'impossibilité où ils seraient de soutenir un siège, 
ils sommèrent à grands cris, les révoltés de quitter la ville 
et de tenter les chances de la guerre, s'ils le pouvaient. 
Emus de ce tumulte les partisans d'IUus songèrent à quitter 
Antioche et a passer a l'Orient de l'Euphrate. Ils envoyèrent 
donc un des leurs, nommé Métroninos, avec cinq-cents cavaliers 
pour établir leur autorité dans Edesse; mais les habitants 
d'Edesse, se levant contre eux, fermèrent les portes de leur 
ville, gardèrent les remparts suivant les lois de la guerre, et 
leur interdirent l'entrée de leur cité 2 ). 

18. A cette nouvelle les partisans d'Illus se virent con- 
traints d'aller combattre Jean, mais ils ne réussirent pas 
(dans leur entreprise); car Jean tomba sur eux avec vigueur 
et détruisit la plus grande partie de leur armée. Le reste se 
débanda (et chacun rentra) dans sa cité. (Pour ce qui est 
d'IUus et de Léontius), ne pouvant soutenir le choc de Jean, 
Us prirent avec eux ce qui leur restait de troupes et se sau- 
vèrent dans cette forteresse inarbordable dont j'ai parlé plus 
haut et qui était pourvue de toutes choses 3 ). Se mettant à 
leur poursuite , mais ne pouvant les atteindre, Jean s'établit 
aux environs de la forteresse pour les garder. Quant à eux, 
confiants dans leur fort inexpugnable, Us congédièrent les 



1) Sur Pamprépius voir Tillemont, Histoire des Empereurs, VI, 
507—508. — Photius cod. CCXLII. Patrologie grecque de Migne, Tome 
103, col. 1287—1288. — Théophanes, Chronographia , ad ann. 472. 
— PatroL grecque de Migne, Tome 108, col. 315—316, 319—320. — 
Suidas au mot naiinçèmos. JLebeau, Histoire du Bas-Empire VII, 
152—133. 2) Josué Stylite parle seul de cette expédition contre Edesse. 
3) Hanovçiov xaoïiXXiov. 

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XX Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 615. 

troupeô qu'il» avaient et ne gardèrent que les soldats d'élite 
les plus vaillants. Jean assouvit sa colère contre ceux qui 
descendirent de la forteresse, sans pouvoir néanmoins faire 
aucun mal à ceux qui restaient avec Illus, à cause de la 
nature abrupte du lieu, que le travail de l'homme avait rendu 
encore merveilleusement inaccessible. Il n'y avait, en effet, 
qu'un chemin pour y monter et deux personnes ne pouvaient y 
passer de front, a cause de son étroitesse. Aussi ne fut-ce 
que longtemps après et quand Jean eut épuisé tous ses arti- 
fices, que les partisans d'Illus furent pris par trahison, pendant 
qu'ils dormaient 1 ). Par l'ordre de Zenon on décapita Illus 
et Léontius avec ceux qui les avaient livrés et on coupa leé 
mains à ceux qui étaient avec eux. Voilà quels furent les 
troubles qui - éclatèrent chez les Romains du temps de Phi- 
rouz. 2 ) 

19. Quand on eut cherché Phirouz et qu'on ne l'eut point 
trouvé, ainsi que je l'ai dit plus haut, son frère régna sur la 
Perse à sa place. C'était un homme humble et pacifique. Il 
ne trouva rien dans le trésor et la terre était inculte, à cause 
de la réduction en esclavage de ses habitants par les Huns 
— Votre Sagesse n'ignore pas, en effet, les pertes et les 
dépenses que les rois font dans leurs guerres, même quand 
ils remportent la victoire, à plus forte raison quand ils 
essuient des défaites. — De plus il n'obtint aucun aide des 
Romains, comme l'avait fait son frère; car, ayant envoyé des 
ambassadeurs à Zenon pour le prier de lui faire parvenir de 
l'or , celui-ci occupé par la guerre qu'il faisait k Illus et à 
Léontius et se rajpellant, en outre, que l'or, expédié au com- 
mencement de la révolte (de ses généraux), était demeuré 
chez les Perses, ne voulut rien lui donner. Il lui fit dire 
au contraire: „les. impôts que tu lèves sur Nisibes doivent te 

1) Ceci eut lieu en 488. 2) Tillemont, Histoire des Empereurs, 
VI, 509—517. — Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VII, 131—140 — 
racontent les événements d'après Evagre, Histoire Ecol. 111,27, (Patrol. 
greque 86. col. 2651— 2652.) — Théodore le lecteur, Histoire Eccl. II. 
(Ibid. Tome 86, col. 185—186.) — Photius, cod. 79 (Ibid. Tome 103, 
col. 253—254). — Théophanes, Chronographia ad aim. 472, 474—476, 
480 (Ibid. Tome 108, col. 315—322.) — Les auteurs modernes, Assé- 
mani (Biblioth. orient I, 260—282 éd.) ont été aussi mis a profit. Jostté 
Stylite est le narrateur le plus étendu. 



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Chronique dé Josué le Stylite, écrite vers Van 515. XXI 

suffire , car voilà de longue* années qu'ils appartiennent aux 
Romains/' *) 

20. Balasch 2 ), n'ayant pas d'or pour nourrir ses troupes, 
se vit l'objet de leurs mépris. Les mages le haïssaient égale- 
ment p$ircequ'il abrogeait leurs lois et qu'il voulait bâtir des bains 
dans les villes. Aussi, dès qu'ils s'aperçurent que les troupes 
n'en faisaient aucun cas, ils s'emparèrent de sa personne, lui 
crevèrent les yeux et mirent à sa place Quawad, fils de Phi- 
rouz, son frère, celui-lk même que nous avons dit avoir été 
envoyé en otage chez les Huns. 3 ) 

C'est ce prince qui a fait la guerre aux Romains, parce- 
qu'on ne lui a point donné de l'or* Il envoya, en effet, des 
ambassadeurs, avec un éléphant superbe, voulant honorer 
l'Empereur et espérant que celui-ci lui renverrait de l'argent. 
Mais avant que ses ambassadeurs fussent arrivés à Antioche 
de Syrie, l'Empereur Zenon mourut 4 ) et Anastase lui suo-i 
céda. Or, l'ambassadeur n'eut pas plus tôt notifié àQuawad, 
son maître, le changement qui venait d'avoir lieu dans l'Em- 
pire romain, que celui-ci lui fit dire de partir en toute dili- 
gence, de réclamer l'or accoutumé ou de dire à l'Empereur, 
(au cas ou sa demande ne serait pas accueillie): acceptez 
donc la guerre. 

21. Ainsi, quand il eût fallu adresser à l'Empereur des 
paroles de paix, d'amitié et de congratulation, au commence- 
ment de ce règne, que Dieu venait véritablement de lui accor- 
der, c'est par des termes menaçants que Quawad jeta l'amer- 
tume dans Tâme d' Anastase. Mais celui-ci entendant le lan- 
gage superbe de son ennemi et connaissant ses mœurs abo- 
minables; sachant, en outre, qu'il avait restauré Pimpure 
hérésie du magisme de Zoroastre, laquelle prescrit là com- 
munauté des femmes et permet à chacun de s'unir à celle 
qui lui plaît 6 ), (n'ignorant pas non plus) qu'il avait maltraité 



1) Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VII, 315—316, avec les notes 
de St. Martin. 2)BXdoi3e, Blâaar t g OvâMaç, 3 Oj3àXas, chez les auteurs 
grecs; Vagarsch chez les Arméniens; Vologèse chez les Latins. — Lebeau, 
Histoire etc. p. 302—307. — Balasch régna quatre ans, de Fan 484 à 
Tan 488. 3) Les auteurs grecs racontent différemment ce règne, mais 
ils ne sont pas aussi bien informés que Josué Stylite. — Quawad régna 
43 ans, de Tan 488 à l'an 531. 4) 9. avril 491. 5) Voir sur le point 



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XXÏT Chronique de Josué le Styltie, écrite vers Van 515. 

les Arméniens placés sous son autorité, parcequ'ils refusaient 
d'adorer le feu, lui répondit avec mépris, refusa d'envoyer 
de l'or et lui fit dire: „Zénon, mon prédécesseur, n'a rien 
envoyé; je n'en enverrai pas davantage, jusqu'à ce que tu 
m'aies rendu Nisibes. J'ai de nombreuses guerres à soutenir 
contre les Barbares, Germains, Blemmyes et autres. Je ne 
puis négliger les armées romaines pour nourrir les tiennes." 

22. (Sur ces entrefaites), les Arméniens soumis k Qua- 
wad, ayant appris que les Romains ne lui avaient point fait 
une réponse pacifique, prirent force et courage, détruisirent 
les temples du feu que les Perses avaient bâtis dans leur pays, 
et tuèrent les mages qui habitaient parmi eux. Quawad en- 
voya alors un Marzban l ) contre eux, avec une armée , pour 
les punir et les contraindre à adorer le feu ; mais les Armé- 
niens l'attaquèrent et l'anéantirent avec son armée. Ils envo- 
yèrent même des ambassadeurs à l'Empereur, pour lui mani- 
fester le désir de se soumettre à lui. Anastase ne voulut 
point les recevoir, de peur qu'on ne crût qu'il provoquait les 
Perses à la guerre. Que ceux donc qui le blâment d'avoir 
refusé de donner de l'or, blâment plutôt celui qui réclama 
avec violence ce qui ne lui appartenait point. Car, si Quawad 
l'eût demandé en termes pacifiques et persuasifs, on le lui 
eût envoyé. Il s'entêta, au contraire, à l'exemple de Pharaon 
et menaçade la guerre. Aussi espérons-nous de la justice 
Divine, qu'elle lui infligera un châtiment plus terrible encore 
à cause des lois impures, par lesquelles, renversant celles de 
la nature, il a cherché k détruire la Religion. 

23. Les Quadusiens, *) placés sous son autorité, se révol- 
tèrent tous et tentèrent de s'emparer de Nisibes, pour y 
établir un roi de leur race. Us l'attaquèrent longtemps (mais 
en vain); les Tamouriens 3 ) eux-mêmes, voyant que Quawad 
ne leur donnait rien, se révoltèrent également. Comptant sur 
la hauteur des montagnes où ils habitent, ils descendaient 



Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VU, 321—324, 338^-342 avec les 
notes de St. Martin, qui a fondu les récits des auteurs grecs et orientaux. 
1) Proprement un gouverneur de Frontière, et ensuite un gouver- 
neur quelconque. 2) Les Quadusiens étaient des Persans enrôlés par 
Quawad et envoyés en garnison auprès de Nisibes. 3) Les Tamouriens 
pont complètement inconnus d'ailleurs. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 518. XXIII 

dans les villages environnants; les pillaient et entraînaient en 
remontant, les marchands, les étrangers et les habitants de 
l'endroit. Il n'y avait pas jusqu'aux nobles de la Perse qui 
ne haïssent Quawad , parcequ'il permettait l'adultère à leurs 
femmes. Les Arabes - 1 ), ses sujets, voyant la confusion du 
royaume se livrèrent au pillage, dans toute l'étendue de la 
Perse, autant qu'ils le purent. 2 ) 

24. D'autres troubles éclatèrent encore vers le même temps 
parmi les Romains , car les Isauriens se révoltèrent contre 
l'Empereur Anastase, après la mort de Zenon, et cherchèrent à 
faire un empereur de leur choix. Quawad, l'ayant appris, crut 
le moment venu; il envoya donc aux Romains des am- 
bassadeurs, espérant qu'effrayés ils lui enverraient de l'or, 
à cause de la révolte des Isauriens 3 ). L'Empereur Anastase 
lui fit répondre: „Si'vous le demandez comme un prêt*), je 
vous l'enverrai; mais, si vous le demandez en vertu de la 
coutume, je ne négligerai point mes troupes très-occupées à 
faire la guerre aux Isauriens pour voler au secours des Perses.*' 
Ces paroles rabattirent l'orgueil de Quawad, parcequ'il ne 
s'attendait pas à un pareil résultat. 5 ) Les Isauriens forent 
vaincus, exterminés, tués, anéantis et leurs villes sombrèrent 
dans les flammes. Chez les Perses, les grands songèrent à 
tuer secrètement Quawad, à cause de ses mœurs impures et 
de ses lois subversives; mais, dès qu'il eut connaissance de 
leur dessein, il quitta son royaume et s'enfuit chez les Huns, 
auprès du roi chez lequel il avait été élevé, pendant qu'il 
servait d'otage. 6 ) 



1) Probablement les Arabes de Hirah, dont il sera question plus 
loin. 2) Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VII, 328 — 329 — surtout 
240—244 avec les notes de St. Martin. 3) Lebeau, Histoire du Bas- 
Empire, VII, 230—234, 237. La guerre contre les Isauriens dura six 
ans , de 491 à 497. 4) Assémani , Biblioth. Orientait* 1 , 260 , note I 
cfr. Procope , de Bello Persico, I, 7. 5) L'expression fed&CD jJ OjfcOa^V» 
,ju*St , qui revient deux fois dans la chronique de Josué Stylite, semble 
devoir s'entendre de Vissue dune chose, qui répond ou ne répond, 
pas à ce qu'on avait espéré. Voir plus bas. 6) D'après d'autres 

auteurs Quawad fait prisonnier et renfermé dans une forteresse aurait 
été délivré par le dévouement de sa femme. Voir Lebeau , Histoire du 
Bas-Emp. VII, 329—332. 



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XXIV Chronique de Josué le Stylit&, écrite vers Vcm 515. 

25. Zamachf, *) son frère, régna k sa place sur les Per- 
Bes. 2 ) Quant k Quawad, il épousa, chez les Huns, la fille de 
sa sœur : car sa sœur, ayant été faite prisonnière dans la guerre 
où son père avait été tué, on l'avait placée parmi les femmes du 
roi des Huns, à cause qu'elle était fille de roi. Elle eut de 
ce prince une fille; quand Quawad se réfugia dans ce pays, 
on la lui donna pour femme. Devenu gendre du roi des 
Huns et prenant confiance dans ce titre, le prince réfugié ne 
cessait de verser des larmes devant (son beau-père), lui 
demandant une armée, afin d'aller tuer les grands (de la 
Perse) et se rétablir sur le trône. Son beau-père lui donna 
donc une armée considérable, ainsi qu'il l'avait demandé. 

A peine arriva-t-il aux frontières de la Perse que son 
frère, en étant informé, se retira devant lui, et que lui, Quawad, 
accomplissant ses desseins, fit périr les grands, et menaça les 
Tamouriens de les vaincre en bataille rangée, s'ils ne se 
soumettaient volontairement; tandis qu'au cas contraire, il 
leur promit de les incorporer k son armée, d'entrer avec eux 
sur le territoire des Romains et de leur rendre, sur le butin 
qu'qn y ferait, tout ce qu'ils auraient perdu. Effrayés par 
l'armée des Huns, les Tamouriens se rendirent. A cette nou- 
velle, les Quadusiens, qui habitaient (aux environs de) Nisi- 
bes, se soumirent également. Quant aux Arabes, dès qu'ils 
apprirent que Quawad se disposait k faire la guerre aux 
Romains, ils se rassemblèrent avec un grand empressement 
auprès de lui. Les Arméniens, au contraire, de crainte qu'il 
ne se vengeât de ceux qui avaient détruit précédemment les 
temples du feu, ne voulurent pas se soumettre. Quawad réunit 
donc une armée, leur fit la guerre, et, s'étant trouvé plus fort 
qu'eux, il ne les extermina pas cependant; il leur promit même 
de ne pas les forcer k adorer le feu, s'ils voulaient l'aider 
dans la guerre qu'il allait porter chez les Romains. Après 
y avoir réfléchi, les Arméniens se laissèrent persuader. Pour 
cç qui concerne la conduite de. Quawad, une fois qu'il fut 
passé sur les terres de l'Empire, je vous la ferai connaître 
en son temps. 3 ) Maintenant, puisque vous m'avez prié (d'écrire) 



1) Zafidoft,e, nsÇafiaoïpoç. 2) 499—502. — Lebeau , Histoire du 
B.-E., 399, 333—334, avec les notes de St. Martin. 3) Ce récit 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. XXV 

sur les prodiges qui eurent lieu à cette époque, sur la plaie des 
sauterelles y sur la mortalité et sur les embrasements, je vais 
rapporter ce qui a précédé et ramener sur ces divers points 
mon discours. Afin surtout .qu'il n'y ait pas de confusion 
dans mon récit, je vais parcourir les années, par ordre et 
séparément, racontant ce qui s'est fait en chacune d'elles. Je 
compte, pour m aider, à la fois, sur l'appui de Dieu et sur les 
prières de votre Election. 

26. Année 806 d'Alexandre — (de J-C. 495) — Je crois 
vous avoir fait connaître suffisamment les causes de la guerre, 
ô mon (vénérable) père, quoique j'ai résumé brièvement mon 
histoire, pour ne pas trop étendre mon discours. J'ai trouvé 
une partie (des faits que je rapporte) dans les livres ; j'en ai 
appris d'autres dans mes relations avec les hommes qui furent 
envoyés en ambassade auprès des deux souverains; le reste 
m'a été raconté par ceux qui se sont trouvés au milieu des évé- 
nements. Je veux maintenant vous faire connaître ce qui 
s'est passé chez nous; car c'est, cette année même, qu'ont 
commencé les redoutables fléaux et prodiges que nos jours 
ont vus. 

27. En ce temps là, notre pays était totalement sain, mais 
nos âmes étaient en proie à d'innombrables douleurs et mala- 
dies. Dieu donc, qui veut que les pécheurs se convertissent 
de leurs péchés et qu'ils vivent, a fait de notre corps un miroir; 
il l'a frappé d'ulcères, afin que, notre extérieur nous montrant 
à quoi ressemblait notre intérieur, les plaies du corps nous 
fissent connaître la difformité des plaies de notre âme. Tout 
le monde ayant péché, tout le monde a été aussi victime du 
fléau: tous les habitants de notre ville ont été atteints de 
tumeurs et de pustules 1 ); la figure d'un grand nombre se, 
remplissait de pus jusqu'à faire trembler. Le corps de plusieurs 
autres se couvrait d'ulcères et d'aposthèmes 2 ), depuis la paume 
des mains jusqu'à la plante des pieds ; d'autres voyaient cha- 
cun de leurs membres s'entrouvrir profondément. Toutefois, 
grâce à la protection de Dieu, la douleur ne durait longtemps 



est de beaucoup préférable à tout ce que nous lisons dans les auteurs 
byzantins. Lebeau, Histoire du Bas-Empire, VII, 833—336. 1) Je 

traduis ainsi le mot Jâ&J qui n'existe pas dans les lexiques. 2) JA&*? 



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XXVI Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 

pour personne et il ne restait même, dans le corps, ni tache 
ni blessure ; quelques cicatrices seules survivaient à la guérison 
de certaines plaies. Quant aux membres, ils demeuraient ca- 
pables de remplir leurs fonctions dans le corps. En ce temps 
on vendait, à Edesse, un dénier, les trente muids de froment 
et les cinquante d'orge. 

28. Année 807 — (de J. C. 495—496) — Le 17 du mois 
d'Adar x ) de cette année (17 mars 496), tandis que le ciel 
versait abondamment ses biens sur tous les hommes, que les 
récoltes croissaient sous les bénédictions (de Dieu), que lapluie 
tombait, que les fruits de la terre levaient suivant leur temps, 
la plupart des habitants d'Edesse, s'enlevaient tout espoir de 
salut, en se livrant publiquement au mal. En effet, ils se 
plongeaient dans tout espèce de plaisirs, et, au lieu de songer 
k rendre grâces à dieu, pour tous ses biens, ils négligeaient 
(l'accomplissement de ce grand devoir) et se laissaient infecter 
par la corruption du péché. Non contents des crimes secrets 
et publics auxquels ils étaient habitués, ils se disposaient, au 
jour indiqué, c'est-à-dire, dans la nuit du Vendredi au Samedi, 
k célébrer des danses dans le théâtre dit Trimarion. 2 ) Ils 
allumèrent d'innombrables chandelles en l'honneur de cette 
fête, alors que jamais pareille coutume n'avait existé auparavant 
dans notre ville. Ils rangèrent ces chandelles allumées, depuis 
la porte du Théâtre jusqu'à la porte de Kîphé 3 ), sur la terre, 
sur le fleuve, susses bords, et ils les suspendirent même dans 
les portiques, dans l'Antiporos, sur les places élevées, et en 
beaucoup d'autres lieux. C'est pourquoi, pour reprocher cette 
impiété, Dieu opéra le prodige suivant: le labarum, que 
la statue du bienheureux Empereur Constantin portait entre 
ses mains, s'écarta des mains de la statue d'une coudée 
et demeura dans cette position le vendredi et le samedi jus- 
qu'au soir. Le dimanche, 4 ) il se rapprocha de lui-même de 
sa place primitive et la statue le reprit entre ses mains, 
comme elle le tenait auparavant. Ce prodige fit comprendre 



1) Cette date est confirmée par ce qui est dit plus bas. 2) ^ y JO. ^ ? 
3) Une des portes d'Edesse ainsi nommée. 4) Ces diverses circonstances 
ne se vérifient qu'en 495, ou Pâques était le 26 mars. Le 17 était un 
vendredi. En 496, le 17 mars était un dimanche. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 51&. XXVII 

aux sages que ce qu'on venait de faire était contraire à la 
volonté de Dieu. 

29. Année 808 (de J.-Ch. 496—497). — Le signe susdit 
ne suffit pas pour retirer de l'impiété; on commit plus d'excès 
et on se livra au péché plus facilement encore. Les petits 
calomniaient leurs semblables pendant que les grands étaient 
pleins d'hypocrisie, si bien que l'envie et la ruse nous domi- 
naient tous. L'adultère et la débauche augmentaient; aussi 
le mal sévit contre les hommes et les yeux d'un grand nombre, 
à la ville et dans les villages, furents atteints. Excité par son 
zèle, l'Evêque Cyrus 1 ), qui prenait grand soin des habitants, 
les exhorta k faire une litière (Xexrlxwv) d'argent, pour honorer 
les vases dans lesquels les saints mystères étaient déposés, 
quand on célébrait la commémoration d'un martyr. Chacun 
donna ce qu'il pût: Eutychien, Mari d'Ourîna 2 ) fut le premier 
à montrer de la bonne volonté, il donna cent dinars. 

30. Le gouverneur Jjcûa^O) Anastase fut relevé de ses 
fonctions et remplacé vers la fin de l'année par Alexandre, 
qui fit enlever le fumier de sur les places de la ville, arracher 
les bornes immondes 8 ) , que les ouvriers y avaient con- 
struites, aussi bien que sous les portiques, et placer devant 
son prétoire, une boîte percée d'un trou avec cette inscription : 
„quiconque désire faire connaître quelque chose qu'il ne lui serait 
point facile de révéler publiquement, qu'il le jette sans crainte 
dans l'intérieur de oette boîte." Par ce moyen il arriva à 
connaître une multitude de choses, que beaucoup lui faisaient 
savoir, en jetant leurs écrits dans la boîte. Tous les vendre- 
dis, il demeurait constamment dans les Martyrium de Mar 
Jean Baptiste et de l'apôtre Mar Adée, pour y décider les 
affaires, gratuitement : ceux qui avaient enduré des torts eurent 
enfin raison de leurs oppresseurs; les spoliés furent vengés 
de leurs spoliateurs, en venant lui soumettre leurs plaintes 
qu'il examinait lui-même. On lui porta des causes vieilles 



1) Biblioth. Orient I, 267, 353, 405, 424. Lequien , Oriens christia- 
nus II, 962. 2) „Marie d'Irène 11 dit Assémani. C'est une curieuse ap- 
pellation; mais, au lieu de Marie d'Irène, ne pourrait-on pas traduire: 
seigneur ou possesseur dOurino, en faisant de ce dernier nom, un 

nom de lieu? 3) )N2U^«S0 , probablement des latrines. 



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XXVIII Chronique de Josué le Siylite, écrite vers Van 515. 

de plus de cinquante années et il les résolut. Il fit bâtir un 
Paropton x ) auprès de la porte Kiphé (Pierres) , et des bains 
publics (à^fioavov)^ dont la construction était décidée depuis 
de longues années, auprès des greniers publics. C'est le mênie 
Alexandre qui ordonna encore aux ouvriers de suspendre, le. 
Dimanche matin, à la porte de leurs boutiques, des croix 
auprès desquelles devaient être allumées cinq lampes. 

31. Année 809 — (de J.-C. 497—498) — Tandis que 
ceci se passait, l'époque de cette fête où l'on chantait des 
chansons payennes revint et les habitants de la cité son- 
gèrent à la célébrer avec plus de pompe que par le passé. 
Déjà, sept jours auparavant, ils partaient en foule du théâtre, 
vers le soir, revêtus de tuniques, coiffés de tiares, sans ceinture, 
portant devant eux des chandelles allumées, brûlant de l'encens 
et passaient la nuit à chanter, à crier, à s'amuser. 2 ) C'est 
pourquoi ils négligeaient même de se rendre à la prière et 
personne n'osait les rappeler au devoir. Dans leur folie ils 
tournaient en dérision la modestie de nos aïeux, qui ne sa- 
vaient point faire comme nous, et ils disaient que les anciens 
habitants de notre ville n'étaient que des sots et des ignorants. 
Comme il n'y avait personne pour les reprendre, les admonester 
et les réprimander, leur impiété ne connaissait point de bornes. 
Xénaïas s ), évêque De Maboug, qui se trouvait pour lors à 
Edesse et qui, ce semble, était mieux apte que personne k 
entreprendre de les instruire, n'osa aborder ce sujet qu'une 
seule fois; mais Dieu leur montra bien clairement qu'il se 
préoccupait de les arrêter sur la voie du crime, car deux basi- 
liques et le Tépidaire 4 ) des bains publics tombèrent avec 
fracas ; et cependant, grâce à Dieu, ils ne firent de mal à per- 
sonne, quoiqu'il y eût beaucoup de monde à travailler à l'in- 
térieur et k l'extérieur. Deux hommes seulement périrent 



1) naqbniov désignait, à proprement parler, la pièce de bain nom- 
mée le Calidaire, où s'accomplissait l'acte appelé chez les Latins calida 
sudatio. 2) J*J«AcdJd arçfjvoç. 3) Assémani , Bïblioth, Orient. II. 
4) Balmeum aestivum dit Assémani , BibUôth. Orient. I, 268, a. Le Tépi- 
daire était une des sept parties dont se composaient chez, les Anciens, 
les bains publics, quand ils étaient complets. C'est probablement de 
cette pièce que parle Josué Stylite et non pas des Thermes tout entiers. 
(Voir Encyclopédie du XIX. Siècle, articles Jfiaius et Thermes) 



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Chronique de Josuè le Stylite. écrite vers Van 515. XXIX 

écrasés* pendant qu'ils s'enfuyaient au bruit de la chute, par 
la porte de la salle des Bains. l ) Tandis, en effet, que les 
pierres suspendues les environnaient de tous côtés et qu'ils se 
disputaient à qui sortirait le premier, les moellons tombèrent 
sur eux et ils moururent. Tous , les hommes sages remerci- 
aient Dieu d'avoir préservé la ville d'iua. deuil universel, car 
les bains devaient être ouverts prochainement. La chute fut 
telle que les pierres, placées sur la terre même, furent arra- 
chées de leur place. 

32. Cette année là l'Empereur Anastase fit remise de l'or 
que les artisans payaient une fois , tous les quatre ans 2 ) , et 
les délivra de l'impôt. Cet édit ne fut pas seulement publié 
à fidesse, il le fut encore dans toutes les villes soumises aux 
Romains. Les habitants d'Edesse donnaient, tous les quatre 
ans, cent-quarante livres d'or. Heureux de cet événement, ils 
se revêtirent de blanc, du petit jusqu'au grand, s'armèrent de 
cierges allumés, d'encensoirs fumants, se rendirent, en chan- 
tant des psaumes, des cantiques, des actions de grâces k 
Dieu et des éloges pour l'Empereur, au Martyrium de Mar 
Serghis et de Mar Simon, et lk, ils célébrèrent d'abord l'obla- 
tion, après quoi, rentrant dans la ville, ils passèrent toute la 
semaine en fêtes et en douces réjouissances. Ils décrétèrent 
même qu'ils célébreraient cette fête chaque année. Tous les 
artisans, couchés à table, se livraient à la joie, se lavant et 
mangeant dans les cours des Eglises ou sous les portiques 
de la ville. 

33. La même année, le cinq du mois de Hazîran (5 juin 
498X mourut TEvêque Mar Cyrus , auquel succéda Pierre, 8 ) 
qui ajouta aux fêtes annuelles, celle des Rameaux. Il établit 
aussi la coutume de bénir les eaux dans la nuit qui précède 



1) Jx2D bsO? jàk$L Le Beith-Maïa désigne évidemment la salle des 
thermes où on se baignait et qui était ordinairement placée entre V'Onc- 
tuaire et le .CaUdaire ou le Têpidaire. (îbiïd. Tome IV, p. 458 col. 1.) 

2) Sur l'impôt du Chrysargyre voir Assémani, Biblioth. Orient, I, 268, 
et Lebeau, Histoire du Bas-Emp. VII, 247-249 et T. I, 312—313, 
avec les autorités indiquées en ces deux endroit». — Cedrénus s'étend 
aussi assez longuement là-dessus, Historiarum compendivm (PairoL grec- 
que €XX1, col. 681—684). — Gfr. Evagre, RiHor. Ecol. III, 39—42. 

3) Lequieri , Oriens Christianus II, 962—963. 



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XXX Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

la fête de l'Epiphanie, et ordonna de consacrer l'huile de Ponction 
en présence de tout le peuple, la cinquième férié (de la semaine 
sainte). Il régla encore également le reste des fêtes. Lfc gou- 
verneur x ) Alexandre fut relevé de ses fonctions et remplacé 
par Démosthènes. Celui-ci fit blanchir tous tes portiques de 
la ville. Les personnes qui avaient de l'expérience en furent 
extrêmement vexées, pour la plupart, disant que c'était là un 
présage des maux qui allaient arriver. 

34. Année 810 (de J.-C. 498—499). — La justice divine se 
manifesta enfin, dans ce temps, pour corriger nos mauvaises 
mœurs. Au mois d'Yor (Mai) 2 ) de cette année, quand vint 
le jour ou on devait célébrer cette déplorable fête payenne 
(dont il a été question), d'innombrables sauterelles enva- 
hirent notre contrée. Une fois quelles eurent jeté leur semence 
dans la terre, il y eut des tremblements terribles, évidemment 
destinés à retirer l'humanité de l'abîme du péché, en la cor- 
rigeant par la famine et par la peste. 

35. Au mois # d'Ab (août) de la même année (499), l'em- 
pereur Anastase défendit par un édit les combats (avec les 
bêtes féroces) dans les villes soumises aux Romains. Au 
mois d'Eloul (septembre), il y eut un fort tremblement et une 
voix venant du ciel ce fit entendre sur la terre, de telle 
sorte que le monde en trembla jusques dans ses fondements; 
toutes les villes et bourgades entendirent cette voix ou sentirent 
ce tremblement. Des rumeurs émouvantes et des bruits désa- 
gréables nous arrivèreot de tous côtés, et, k ce que disent les 
moines, on vit un prodige merveilleux sur l'Euphrate, aux 
bains des Ibères s ). La source qui les alimentait tarit et, 
pour ma part, je ne crois pas que ce soit un mensonge; car 
toutes les fois que la terre tremble, il arrive que des sources 
coulant en certains endroits cessent d'y couler ou qu'elles 
commencent à couler ailleurs. C'est ce que le bienheu- 
reux David atteste dans le psaume dix- huitième, lorsque, 
parlant des châtiments que Dieu avait infligés à ses ennemis, 



1) IaCÙQuO) . 2) C'est une erreur. Il faut lire au mois cCAdar 
(Mars) et non pas d'Yor. 3) Voir Assémani, Biblioth. Orient. I, 274 
note 2. — Bruns et Kirsch, Bar-Hébraei chronicum syriacum. I, 81 et 
II, 79. 



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Chronique de Jomè le Stylite, écrite vers Van 515. XXXI 

par les tremblements de terre, par le balancement des mon- 
tagnes, il dit : »Les sources des eaux ont été révélées et on a vu 
les fondements du monde, quand votre réprimande (a retenti)". 1 ) 
Il nous arriva aussi, dans le même mois, une lettre qui fut 
lue devant toute rassemblée, k l'Eglise, et (dans laquelle 
on nous apprenait) que Nicopolis était soudainement tombée, 
vers le milieu de la nuit, ensevelissant dans son sein, ses 
habitants, les étrangers qui s'y trouvaient et nos écoliers qui 
s'y étaient rendus. Ceux qui étaient à l'intérieur furent en- 
gloutis, suivant ce que leurs compagnons sont venus nous 
raconter. Le rempart seul resta debout tout entier, mais 
tout ce qu'il contenait fut renversé et il ne survécut per- 
sonne autre que l'Evêque de la ville et deux hommes qui 
dormaient à l'intérieur du sanctuaire de l'Eglise. En tom- 
bant, le toit de la maison où ils dormaient, s'appuya, par 
quelques poutres, sur les murs de l'autel de manière à ne 
pas les engloutir. Voici ce que m'a raconté une personne 
amie de la vérité: „Le soir, qui a précédé la nuit où est 
tombée Nicopolis, (disait-elle), nous y étions réfugiés un de 
mes compagnons et moi, quand ce compagnon plein de trouble 
me dit: Sortons de la ville et allons reposer dans ma grotte, 
suivant mon habitude; je ne puis passer ici la nuit: l'air 
m'étouffe et le sommeil me fuit. Mous nous sommes donc 
levés, lui et moi, et, sortant de la ville, nous avons passé la 
nuit, dans la grotte. Le matin approchant, j'ai éveillé le frère 
qui était avec moi et je lui ai dit: lève-toi, car il fait jour, et 
nous rentrerons à la ville pour nos affaires. C'est pourquoi, 
nous levant, lui et moi, nous sommes rentrés dans la ville et 
nous y avons trouvé tous les édifices renversés; hommes et 
.bestiaux, taureaux et chameaux étaient engloutis; le bruit de 
leurs gémissements montait du sein de la terre. Ceux qui 
vinrent alors sur les lieux tirèrent l'Evêque du milieu des 
bois sous lesquels il était caché. Il demanda aussitôt du pain 
et du vin pour célébrer les mystères ; mais la ville étant ren- 
versée rien n'y demeurait debout. Toutefois, un voyageur, 
qui vint à passer, donna à cet évêque quelques morceaux de 
pain et un peu de vin , avec lesquels celui-ci offrit le sacrifice, 



1) Psaume XVIII, 16. 



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XXXII Chronique de Josuè le StyUte, écrite vers Van 515. 

reçut lui-même le sacrement de vie et le distribua à ceux 
qui étaient là. C'était, ce me semble, un autre juste „Lot 
délivré de Sodome." Ce que je viens de dire suffit. 

36. Du côté du nord il y avait un Martyrium x ) placé 
sous le vocable d'Arechmechet, lequel était solidement bâti et 
magnifiquement orné. Au jour bien connu où on célébrait, cha- 
que année, la fête du Saint dont les reliques reposaient dans 
ce Martyrium, il se réunissait beaucoup de gens venant de 

. tous côtés, les uns pour prier, les autres pour trafiquer ; car 
c'était une grosse affaire que de nourrir tout le monde qui 
se rassemblait lk. Or, tandis qu'un peuple immense d'hommes, 
de femmes, d'enfants, de personnes de tout âge et de toute 
condition 2 ) était réuni lk, il y eut des éclairs terribles, des 
craquements épouvantables, des bruits terrifiants; tout le monde 
se réfugia donc dans le Martyrium, cherchant un refuge auprès 
des ossements des bienheureux; mais, pendant qu'on priait et 
qu'on célébrait l'office sous la pression de cette immense crainte, 
le Martyrium s'écroula, vers le milieu de la nuit, écrasant 
sous ses décombres, la multitude qui s'y trouvait renfermée. 
Cela eut lieu le jour même de la chute de Nicopolis. 8 ) 

37. Année 811 — (de Jésus-Christ 500). — Tous ces 
tremblements et toutes ces calamités n'empêchèrent personne 
d'entre nous de se livrer k ses mauvais penchants, de telle 
sorte que notre pays et notre villje demeurèrent sans excuse. 
C'est pourquoi, pour servir d'exemple instructif aux autres, et 
parceque les rumeurs lointaines ne nous avaient pas causé d'effroi, 
nous avons été frappés d'une plaie inguérissable. Reconnaissons 
donc là justice de Dieu et disons : „ Vous êtes juste Seigneur 
et vos jugements sont équitables , 4 ) car Dieu, dans sa longani- 
mité, veut nous détourner du mal par des signes et des pro- 
diges. Ainsi, le 23 du mois de Tischrin premier de cette 
année, jour de samedi (23 octobre 499), 6 ) dès son lever, le 
soleil perdit sa lumière ; son orbe lumineux devint pâle comme 
l'argent; ses rayons restèrent invisibles, et nos yeux purent 



1) D'abord une Eglise dédiée aux martyrs et plus tard, n'importe 
quelle Eglise. 2) Mot-à-mot, de toute taille et de toute mesure. 3) Ni- 
copolis occupait l'emplacement de l'ancienne Emmaûs. Lebeau , Histoire 
du Bas-Empire VU, 245. 4) Psaume CXVII1, 137. 5) Le 23 octobre 
499 fut, en effet, un samedi. 



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Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 155. XXXIII 

le contempler facilement, sans aucun inconvénient. x ) Ni 
splendeur ni rayon, ni éelat n'empêchaient de le regarder-, il 
était aussi facile de le considérer que la lune et c'est, du reste, 
ainsi que nous le contemplions. Il demeura tel, jusques aux 
environs de huit heures. Quant à la terre sur laquelle il 
s'était levé, le peu d'obscurité qui y régnait, aurait fait croire 
qu'on avait répandu sur elle de la fumée ou du soufre. Le 
même jour, on vit, sur le rempart de la ville, un autre prodige 
effrayant et terrible. Grâce à la foi de son roi et k la justice 
de ses anciens habitants, Edesse avait mérité de recevoir les 
bénédictions de notre Seigneur, mais elle était à la veille 
d'enterrer tous ses habitants, à cause de la multitude de leurs 
péchés. Une brèche se fit dans le mur, depuis le Sud jus- 
qu'à la grande porte et les pierres se dispersèrent au loin en 
grand nombre. Par ordre de notre Vénérable Père, l'Evêque 
Pierre, on fit des prières publiques auxquelles prirent part 
tous les hommes amis de Dieu; car l'Evêque convoqua tout 
son clergé, tous ses fidèles, hommes et femmes, tous les enfants 
de la sainte Eglise, pauvres et riches, hommes, femmes et 
enfants-, et tous, des croix dans les mains, ils parcoururent 
les places de la ville, chantant des psaumes et des hymnes, 
revêtus de noir en signe d'humilité. Tous les religieux 2 ) 
de notre pays assistèrent, avec un soin pieux, à cette céré- 
monie et, grâces aux prières de tous les saints, la lumière du 
soleil recouvrant son éclat nous apporta un peu de consolation. 
38. Dans le mois de Tischrin second (novembre 499) s ) 
nous aperçûmes trois signes dans le ciel, vers le milieu du 
jour. L'un était placé au milieu du ciel, du côté du midi; 
par son intérieur il ressemblait à un arc dans les nuages, 
mais à un arc dont la concavité et les pointes regarderaient 
le haut tandis que la convexité serait rejetée en bas. Le 
second signe était à l'Orient et le troisième k l'Occident. Dans 
le mois de Konoun second, 4 ) nous avons vu un autre signe 



1) Assémani, Biblio. Orient. I, 270, b, note 3. — Mai, Scriptorum 
Veterum nova collectio, X. 375. 2) Mot-a-mot tous les monastères. 3) L'an- 
née Syro-Macédonienne commençant au mois d'octobre, il faut retran- 
cher 312 quand on veut obtenir Tannée vulgaire, pour les mois d'oc- 
tobre, de novembre et de décembre. Voir Itleler, Handbuch der Chro- 
nologie, I. 451. 4) Janvier 500. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. (J 



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XXXIV Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

à l'Occident et au midi, dans un coin ; il ressemblait à une lance. 
Les uns disaient que c'était le balai de la perdition, et d'autres 
que c'était la lance de la guerre. 

39. Jusqu'à ce jour nous n'avons été repris que par des 
bruits et par des signes. Mais, à partir de ce moment qui 
pourrait dire les angoisses qui ont environné de toutes parts 
notre pays? Au mois d'Àdar (Mars) de cette année 500, la 
terre vomit contre nous les sauterelles et telle était leur quan- 
tité qu'on ne pouvait croire qu'il sortît uniquement de terre 
ce qui y avait été déposé (l'année précédente) ; on aurait dit 
plutôt que l'air répandait des sauterelles sur nous ou qu'elles des- 
cendaient des cieux. Or, comme c'étaient des sauterelles non 
ailées, elles mangèrent et dévorèrent tout le pays d s Arob, de 
Risch-'Aïna, de Telia et d'Edesse *). L'axe de leur vol s'étendait 
depuis le pays d'Assur jusques à la mer occidentale; du côté du 
nord il atteignit le pays des Ortéens *), Ces sauterelles man- 
gèrent tout et dévastèrent les lieux, engloutissant tout ce qui s'y 
trouvait, au point que, même avant la guerre , nous avons vu 
s'accomplir sous nos yeux ce qui est dit des Babyloniens ;„Devant 
eux la terre ressemble au paradis d'Êden, mais derrière eux 
ce n'est qu'un désert dévasté" 3 ). Si la volonté de Dieu n'eût 
pas arrêté les sauterelles, elles auraient dévoré les hommes 
et les animaux, ainsi qu'elles le firent, dit on, dans un village, 
où des parents ayant déposé un petit enfant dans un champ 
pendant qu'ils travaillaient, ils ne furent pas allés d'un bout 
à l'autre de ce champ que les sauterelles se précipitant sur 
l'enfant lui enlevèrent la vie. Aussi, dès le mois de Nisan 
(Avril 500), les grains et toutes les autres choses commen- 
cèrent-ils à renchérir. Quatre muids de froment se vendaient 
un Dinar. Aux mois de Hazîran (Juin) .et de Thamouz 
(Juillet), les habitants de ces lieux en étaient déjà aux 
expédients pour vivre. Ils semèrent du maïs pour s'en ser- 
vir; mais il ne leur suffît point, parcequ'il ne rapporta pas 



1) Assémani , Bïbl. Orientait*, I, 270, b. 2) Assémani traduit le 
mot par Ibériens. Ibid. 271, a. ■ Bruns et Kirsch l'ont suivi, dans leur 
traduction de la Chronique de Bar-Hebréus. Josué distingue cependant 
les J*?d/ des J*lYo/. Ainsi, plus haut no 35, page XXX il nous a parlé 
des bains des Ibères J*'£>j? jta&âû*» . 3) Joël II, 2. 



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Chronique de Josué le StyUte t écrite vers l'an 515. XXXV 

beaucoup. Avant la fin de l'année, la misère réduisit les hommes 
à mendier. Ils vendirent leurs propriétés à moitié prix, bestiaux, 
taureaux, brebis, cochons, et parceque les sauterelles avaient, 
mangé toute la récolte, sans y laisser ni pâturage ni nourriture, 
tant pour les animaux que pour les hommes, beaucoup abandon- 
nèrent leur pays et passèrent dans d'autres contrées du nord et 
de l'occident. Quant aux malades qui restèrent en chaque endroit, 
aux vieillards, aux enfants, aux femmes et à leurs petits, k ceux 
enfin qui tourmentés par la faim, ne pouvaient s'en aller 
au loin, ils entrèrent dans les villes environnantes, afin d'y men- 
dier pour vivre. Beaucoup de bourgs et de villages furent 
désertés. Mais ceux qui allèrent en pays éloignée n'échap- 
pèrent pas au châtiment; car, de même qu'ils est écrit du 
peuple d'Israël, que la main de Dieu était partout où il 
allait pour son malheur, de même en fut-il encore pour ces 
fugitifs. La peste les frappa dans les lieux où ils allèrent et 
elle atteignit même ceux qui entrèrent dans Edesse. Je vais 
90us peu parler de cette peste^ suivant mes forces, car je ne 
crois pas que personne puisse la décrire, telle qu'elle eût lieu. 
40. Maintenant puisque vous m'en avez prié, ja vais parler 
de la cherté des vivres, quoique je ne voulusse d'abord, en 
rien dire. Seulement je m'y vois contraint, de peur que vous 
ne croyez que je méprise vos ordres. En ce temps, on vendait 
quatre muids de fromment et six muids d'orge 'un Dinar. 
La Congé x ) de pois se vendait cinq-cents écus, celle de fèves 
quatre-cent et celle de lentilles trois-cent-soixante. Quant à 
1# Viande, elle n'avait pas encore renchéri; mais, à mesure 
que le temps avançait, tout augmentait de prix et les tour- 
ments de la faim se faisaient sentir davantage à tout le 
monde. Ce qui ne se mangeait pas avait le même prix. 
Vêtements, ustensiles, ameublements domestiques, toutes choses 
se vendaient à la moitié ou au tiers de leur valeur et ne 
pouvaient nourrir leurs maîtres, à cause de la grande cherté 
du pain, Notre (vénérable) père, Pierre, s'en alla trouver i'Em- 
jpereur ^ pour le prier de remettre les impôts 2 ) ; car le gou- 
verneur 3 ), semparant des propriétaires, les condamnait à de 

t) Kdpoç ou Congiarium pérçov aiTixèr. Environ trois litres. 
2) ovvtéXetp. Ce mot revient souvent dans cette chronique. 3) Mot-à- 
mot: Jju'J, le juge. Faut-il le distinguer du JjQûQ^O)? — 

C* 



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XXXVI Chronique de Josuè le StyMte, écrite vers Van 515. 

grands tourments et les obligeait à payer, si bien que l'Evêque 
n'avait pas encore présenté ses supplications à l'Empereur, 
•que déjà l'or envoyé par le Gouverneur arrivait à la capitale. 
Dès que l'Empereur eût vu cet or, il ne voulut pas ^n faire 
remise; mais, afin de ne pas renvoyer les mains vides notre 
vénérable père , il remit aux villageois deux cpolluç x ) qu'ils 
étaient obligés de donner, et dispensa les habitants de la ville 
de fournir de l'eau aux Romains. 

41. Le gouverneur 2 ) partit, lui aussi, ceint de son épée, 
pour aller trouver l'Empereur, laissant à sa place, pour gou- 
verner la ville, Eusèbe. Or, Eusèbe ayant vu que les boulan- 
gers ne suffisaient plus à faire du pain pour la ville, à cause 
de la quantité de campagnards dont elle était remplie et des 
pauvres qui n'avaient rien dans leurs maisons, il permit à 
tous ceux qui en feraient la demande de cuire du pain et de 
le vendre sur la place. Des femmes Juives se présentèrent; 
on leur donna du froment au dépens du fisc {iq)itov\ et elles 
cuirent du pain pour la cité. Les pauvres étaient réduits à 
la plus extrême misère, parcequ'ils n'avaient chez eux rien 
pour acheter du pain; ils parcouraient, en mendiant quelques 
morceaux, les places, les portiques et les cours, et comme per- 
sonne n'en possédait abondamment chez lui, dès qu'un pauvre 
avait reçu une pièce de monnaie insuffisante pour acheter un 
pain entier, il s'en servait pour acheter des morceaux, du choux, 
de la mauve (?) 3 ), qu'il dévorait ensuite avidemment. La 
cherté et le manque de tout devinrent tels, dans la ville et 
dans les villages, que, poussés par la faim, des hommes osèrent 
envahir les lieux saints et manger l'Eucharistie comme un pain 
ordinaire. D'autres, coupant en morceaux les corps morts, 
qui ne se mangent jamais, et les faisant frire les dévoraient 
ainsi que votre Seigneurerie a pu en être témoin. 

42. Année 812 (de J.-C. 501). — Cette année, les 
vendanges furent retardées. Six mesures de vin se vendaient 
un Dinar et le Quabus de raisins secs trois cents écus. La 
famine devint plus forte encore dans les villes et les villages ; 



1) Environ onze centimes. — Cfr. Ducange, Glossarium ad Scrip- 
oresmediae Graecitatis. 2) Jjuj le juge. 3) Je traduis ainsi le mot 
w£^.Q2D; mais uniquement par conjecture. 



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Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. XXXVII 

parmi ceux qui étaient restés dans les campagnes, les uns 
mangeaient de l'avoine, d'autres faisaient frire des pépins pour 
les dévorer, et personne ne trouvait de quoi se rassasier. Ceux 
qui étaient dans la ville erraient sur les places, recueillant et 
mangeant les racines et les feuilles des légumes tombées dans 
le fumier ; les portiques et les places leur servaient de refuge 
pour dormir; quant à la faim, ils s'en plaignaient nuit et jour; 
leurs corps tombaient en dissolution et eux étaient en proie 
à la souffrance. La maigreur de leur corps les rendait sem- 
blables a des squelettes ; toute la ville en était pleine ; ils com- 
mencèrent bientôt à mourir sur les places et sous les por- 
tiques. 

. 43. Le préfet *) Démosthènes alla trouver l'Empereur, 
pour lui faire connaître ces malheurs, et reçut des sommes d'or 
considérables, pour les distribuer aux pauvres; quand il fut 
de retour à Edesse, il donna, tous les jours, une livre de pain 
k ceux qu'il avait marqués au cou en très-grand nombre, 
de sceaux de plomb. Toutefois ces malheureux avaient de la 
peine k vivre, dévorés qu'ils étaient par la faim. La mortalité 
augmenta vers ce temps, dans le mois de Teschrin second, 
et encore davantage, dès que le froid et la gelée eurent parus, 
parceque les pauvres, hébergés sous les portiques ou sur les 
places, étaient surpris par la mort, tandisqu'ils dormaient de 
leur sommeil naturel. On voyait errer sur tous les carrefours, 
les enfants dont les mères étaient mortes ou s'étaient enfuies, 
en les abandonnant, parcequ'elles n'avaient rien k leur donner, 
quand ils demandaient à manger. Elles les jetaient, en effet, 
tout nus sur la place publique. Les habitants ne suffisaient 
plus à ensevelir les morts, car ils n'avaient pas emporté et 
enterré les premiers qu'ils en trouvaient d'autres, k leur retour. 
Par les soins de Mar Nonnus, directeur de l'hospice, des frères 
se mirent k circuler et k recueillir les cadavres; après quoi, 
toute la ville se réunissant aux portes de l'hospice, on les en- 
sevelissait, de l'aurore k l'aurore. Les économes de l'Eglise 
Mar Touthael et le prêtre Mar Stratonicus, qui fut plus tard 
jugé digne de l'évêché de Charres, établirent une infirmerie 2 ) 
dans les dépendances de l'Eglise d'Edesse, où ceux qui souf- 



1) JjQ&X^O) . 2) JjÎQ^V voir la note du texte. 



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XXX VIII Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

fraient allaient se reposer. On y recueillait beaucoup de ca- 
davres et on les ensevelissait avec ceux de l'hôpital. 

44. Le préfet brisa les portes des basiliques placées k côté 
du bain d'hiver et y déposa de la paille, avec des nattes pour 
que les pauvres pussent y dormir. Cela ne suffit pas encore. 
C'est pourquoi les grands de la ville organisèrent, eux aussi, 
des hangars où un très-grand nombre de personnes accou- 
raient se réfugier. Les (soldats) romains disposèrent également 
des endroits où les malades venaient dormir, et quoique on 
en enterrât beaucoup chaque jour, leur nombre augmentait 
sans cesse ; parceque, le bruit s'étant répandu dans la cam- 
pagne que les Edessiens prenaient beaucoup de soins des in- 
digents, une multitude innombrable de peuple pénétra dans 
la ville. Les bains situés au dessous de l'Eglise des Apôtres, 
du côté de là grande porte, étaient pleins de malades; on en 
tirait journellement un grand nombre de cadavres. Toute la 
ville accompagnait en foule ceux qu'on emportait de l'hospice, 
chantant des psaumes, des hymnes, des cantiques et des poèmes 
tout empreints de l'espérance de la résurrection. Les femmes 
y faisaient entendre leurs gémissements funèbres et leurs cris 
lugubres; à la tête (du cortège) marchait notre pasteur zélé, 
Mar Pierre, et le gouverneur suivait avec tous les nobles. 
Une fois qu'on avait enterré ces morts, chacun revenait et 
accompagnait ceux qui étaient décédés dans le voisinage. 
Lorsque les sépultures de l'hospice et de l'Eglise furent pleines, 
le préfet fit ouvrir les anciens tombeaux qui avaient été bâtis, 
à côté de Mar Quounus, *) par le zèle de nos ancêtres, et 
on les remplit. On en ouvrit d'autres, mais ils ne purent 
suffire, et finalement, on rouvrit et on remplit toutes les sé- 
pultures, partout où il s'en trouva. On tirait, tous les jours, 
plus de cent cadavres de l'hospice, souvent cent-vingt, quel- 
quefois cent-trente, depuis le commencement de Tischrin second 
(novembre 500) jusqu'à la fin d'Adar (mars 501). *) Pendant 
tout ce temps, on n'entendit, dans toutes les places de la 



1) Assémani a lu {Mar Conon Biblioth. Crient» I, 271, b.) 2) Cela 
suppose une moyenne de 15 à 20,000 morts, pendant cinq mois , dans 
un seul hospice. Ce détail permet de se faire une idée de la grandeur 
d'Edesse. 



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Chronique dé Josué le StyUte, écrite vers Van 515. XXXIX 

ville, que pleurer sur les morts ou que gémir des mourants. 
Il y en eut beaucoup qui moururent dans les portiques de l'Eglise 
et de la ville, dans les auberges et sur le chemin, pendant 
qu'ils se rendaient à la ville. Au mois de février la cherté 
(des vivres) augmenta également; treize mesures de froment 
et dix-huit d'orge se vendaient un denier; une livre de viande 
coûtait cent écus; une poule d'une livre trois-cents, un œuf 
quarante. Tout ce qui se mangeait enfin était cher. 

45. Au mois d'Adar (mars 501), on fit des prières 
pour éloigner la mortalité des étrangers. Les habitants de 
la ville, quand il priaient pour eux, ressemblaient à David, 
disant à l'Ange, qui avait frappé son peuple: v 8i fat péché 
et si je suis coupable, qu'ont fait ces brebis innocentes? que 
ta main s'appesantisse sur moi et sur la maison de mon pire! x ) u 
Au mois de Nisan (avril 501), la mortalité s'attaqua aux 
habitants d'Edesse et, tous les jours, on emporta de nom- 
breux cadavres '), si bien que personne n'en sait le nom- 
bre; car ce n'est pas seulement à Edesse que la mortalité 
sévit, c'est cPAntioche à Nisibes que les hommes furent ainsi 
tourmentés et décimés par la famine et par la peste. Beau- 
coup de riches, quoique à l'abri de la faim, et plusieurs des 
grands de la cité moururent cette année. Au mois de Hazîran 
et de Thamous (juin et juillet 501), quand la moisson fut faite, 
nous croyions être délivrés de la cherté, mais nous fûmes déçus 
dans nos espérances, car les cinq muids de froment de la 
récolte nouvelle se vendirent un Dinar. 

46. Année 813 (de J.-C. 501—502). Ces fléaux des sau- 
terelles, de la famine et de la peste, au sujet desquels je viens 
de vous écrire, étant une fois passés, la miséricorde divine 
nous accorda un peu de repos, afin que nous pussions sup- 
porter les fléaux k venir. C'est là ce que les événements nous 
apprirent La vendange fut, en effet, abondante et les vingt- 
cinq mesuresjde vin au pressoir se vendirent un Dinar. Les 
pauvres furent pourvus par la récolte de raisins secs recueillis 
dans les vignes, car les laboureurs et les travailleurs disaient 
que cette récolte avait été plus abondante que celle du froment. 



1) IL livre (les Mois, XXIV, 17. 2) Lebeau , Histoire du Bas- 
Empire, VII, 245—246. 



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XL Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 515. 

En effet, un vent chaud soufflait; quand la vigne commença 
k mûrir, *) et la plus grande partie se dessécha. Les hommes 
sages disaient que c'était la providence du Dieu Seigneur 
de toutes choses qui l'avait voulu ainsi, et qu'elle avait cherché 
à mêler un peu de miséricorde au châtiment, afin que les 
villageois se soutenant par l'usage des raisins secs ne périssent 
point de faim, comme Tannée précédente. Dans ce temps on 
vendait les quatre muids de froment un Dinar et ceux d'orge 

écus. Ce signe de miséricorde nous arriva dans les 

mois de Teschrin: (octobre et novembre). Tout l'hiver de cette 
année fut extrêmement pluvieux ; aussi le blé qu'on avait semé 
dépassait-il Bn quelques endroits la taille d'un homme, avant 
que le mois de Nîsan (avril) eût paru. Les choux 2 ) de jardin 
rendirent un peu moins, de ce qu'on avait semé 4 les toits des 
maisons portèrent beaucoup de gazon; on le coupa et on le 
vendit comme de l'herbe des champs; cette herbe, ayant un 
épi et étant d'une grandeur ordinaire, les acheteurs ne firent 
aucune attention (à sa provenance). Nous nous 'attendions 
pour cette année, à une récolte de grains aussi abondante que 
dans les anciennes années; mais cet espoir ne se réalisa 
point. 3 ) Au moins d'Adar (mars), il se leva un vent qui," 
soufflant trois jours entiers, dessécha le blé de notre con- 
trée, excepté dans un tout petit nombre d'endroits. 

47. Dans le même mois, quand vint le jour où on devait 
célébrer cette ignoble fête, aux cérémonies toutes pay&nnes 4 ), 
dont nous avons parlé plus haut, l'Empereur Anastase défen- 
dit par un édit aux comédiens de danser dans aucune ville 
de son Empire. Quiconque considérera l'issue des choses ne 
critiquera point ce que nous avons dit, à savoir, que c'est à 
cause de l'impiété k laquelle les habitants d'Edesse se livraient 
en cette fête que les fléaux de la famine et de la peste se 
déchaînèrent contre nous; car il n'y avait pas encore trente 
jours que cette fête avait été interdite que le froment, dont 



1) Jlo*"VO ? 2) Voir plus haut l'explication de ce mot, p. 32 note. 
3) tJU+i. feuo kfip JJ JfcOJu*X> JjOf . Cette expression a déjà paru 
plus haut, p. XXIII, note 5. 4) Grecques, dit Josué Stylite. D'après 
ce passage, on voit qu'il faut lire plus haut mars, an heu de mai. 
Voir Pagi ad ann. 491. 



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Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. XLI 

les quatre muids se vendaient un Dinar, ne se vendit plus 
qu'à raison du même prix pour douze muids; également, au 
lieu de six muids d'orge, on put en avoir vingt-deux pour la 
même somme. Tout le monde vit clairement alors que Dieu 
peut, k son gré, bénir une petite récolte et pourvoir aux besoins 
de ceux qui se convertissent de leurs péchés. En effet, 
quoique toute la récolte se fût desséchée, ainsi que je l'ai 
dit, avec le peu qui restait, nous éprovâmes un grand sou- 
lagement dans l'espace de trente jours. On dira peut-être 
que j'ai tort de penser ainsi et que cette miséricorde n'eut 
point pour cause une conversion involontaire, puisque l'Em- 
pereur supprima cette fête, en défendant aux comédiens de 
danser, mais je n'en persiste pas moins à dire que Dieu, dans 
sa miséricorde infinie, ne demandait qu'un prétexte pour accor- 
der merci k ceux-là même qui n'en étaient pas dignes, et 
nous en avons la preuve dans la miséricorde qu'il accorda k 
Achab, parcequ'il avait cédé aux • réprimandes d'Elie l ). Il 
ne frappa point, en effet, durant sa vie, sa maison des maux 
qui lui étaient destinés depuis longtemps. Je suis loin de 
prétendre, sans doute, que c'était lk le seul péché qui s'accom- 
plît dans notre ville; car les péchés qui se commettaient en 
secret et en public étaient très-nombreux, mais, comme les 
chefs participaient k ces fautes, je n'ai point voulu les révéler 
de peur d'exciter des blâmes contre ceux qui font miséricorde, 
ou bien, de peur qu'on ne nous accuse de parler contre les 
grands, je ne pouvais ;passer complètement sous silence une 
telle chose, puisque je vous avais promis de vous faire connaître 
les causes qui ont excité la guerre. D'autre part cependant 
je ne veux rien dire contre les impies; je vais seulement me 
servir des paroles du prophète, afin qu'on comprenne que le 
prophète voyait son peuple pratiquer des crimes semblables 
a ceux qui se commettent aujourdhui dans notre ville et sur- 
tout chez vous et dans toute la campagne : „Malheur 9 disait-il 
parlant au nom de Dieu, malheur à celui qui dit à son père: 
pourquoi engendres-tu? et à sa femme pourquoi conçois-tu?^ 2 ) 
Quant au reste, il vaut mieux le passer sous silence et prêter 
l'oreille a ce que dit l'Ecriture: ^Quiconque connaîtra ce temps 



1) ///. livre des Mois, XXI, 28, 29. 2) Isaïe, XLV, 10. 



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XLII Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

se taira , car rfest l'heure Au maV'. 1 ) Si Dieu m'accorde de 
vous voir en bonne santé, je vous parlerai de tout cela, comme 
je le pourrai. 

48. Maintenant écoutez le récit des calamités de cette 
année et (laissez-moi vous parler) du prodige qu'on vit en ces 
jours, puisque vottfc m'avez encore adressé une demande à ce 
sujet Le 22 Août de cette année, un vendredi matin, *) 
nous avons aperçu les flammes d'un feu immense vers le nord 
durant toute la nuit, et nous croyions que toute la terre allait 
être couverte d*un déluge de flammes; mais la miséricorde de 
notre Seigneur nous a préservés de tout mal. Nous avons 
reçu une lettre de personnes instruites, qui allaient à Jérusalem 
dans laquelle on lisait que la nuit même où on avait aperçu 
les flammes de ce feu immense, la ville de Ptolémaïs, 
c'est-a-dire Acre, avait été renversée, et que rien n'y était 
demeuré debout. Quelques jours plus tard, il vint chez 
nous des habitants de Tyr et de Sidon qui nous dirent 
encore que le jour même ou on avait vu ce feu, Ptolé- 
maide avait été renversée et que la moitié de leurs villes, 
c'est-k-dire, la moitié de Tyr et de Sidon était tombée. A 
Béryte, la synagogue juive s'effondra toute seule , le jour où 
Acre fut renversée; les habitants de Nicomédie furent livrés 
au démon pour être châtiés et la plupart forent, en effet, 
tourmentés jusqu'à ce que, se rappelant les paroles de notre 
Seigneur et persévérant dans la prière et le jeûne, ils reçurent 
leur guerison. 

49. Ce fut le jour même où on aperçut ce feu que Qua- 
wad, fils de Phirouz, roi de Perse 8 ), rassembla toute l'armée 
persane et que, montant vers le nord, il pénétra sur le territoire 
de l'Empire, avec les Huns qu'il avait avec lui, U campa 
auprès de Théodosiopolis en Arménie 4 ) et la soumit en peu 

1) Amos V, 13. 2) Cette coïncidence entre le vendredi et le 22 août 
eut lieu, Tan 503, — Il est difficile de croire cependant que Josué se 
trompe d'une année. 3) 22 ou 23 août 502. — Lebeau, Histoire du 
Bas-Empire, VII, 342. Assémani, Bïbl. Orient. I, 266, 272. 4) Sbo- 
duoiov fçovçtov dit Procope, De Beîlo Persico, 1, 10. Voir sur la fon- 
dation de cette ville St Martin dans Lebeau, Histoire du Bas-Empire, 
V. 445—449. — Mémoires Historiques et géographiques sur V Arménie, 
I, 66—68. — Les Arméniens l'appellent Garin et Ariïroum. — Voir 
aussi Bruns et Kirsch, Bar Hebraei chronieon Syriacum, I, 80. 



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Chronique de Josuè le StyUte, écrite verê Van 515. XLIII 

de jours. Le gouverneur de l'endroit, nommé Constantin, se 
révolta contre les Romains et livra la ville par inimitié pour 
l'Empereur Ânastase. Maître de la ville , Quawad la livra 
au pillage et aux flammes, il ruina encore tous les villages qui 
se trouvaient dans le nord, emmena en captivité le peu d'habi- 
tants qui restaient; puis, après avoir fait de Constantin un 
des chefs de son armée, il le laissa h Théodosiopolis avec 
une garnison et quitta ces lieux. 

50. Année 814 (de J.-C. 502—503). — Cette année de 
grands sujets d'affliction fondirent sur la Mésopotamie où nous 
habitons, à tel point que les menaces, faites par le Christ 
dans l'Evangile contre Jérusalem et réalisées plus tard, ou 
les prédictions relatives à la fin du monde conviendraient par- 
faitement à ce qui nous arriva à cette époque. En effet, 
après les tremblements de terre qu'il y eut en divers lieux, 
après les famines et les pestes, il se passa des choses effrayantes 
et terribles; on vit dans le ciel des signes étonnants; les 
peuples se levèrent contre les peuples et les royaumes contre 
les royaumes; nous avons succombé sous les coups de Pépée; 
nous avons été entraînés captifs en tous lieux; notre pays 
a été foulé aux pieds par les races étrangères, de telle sorte 
que si notre Seigneur n'eût dit: »Quand vous entendrez des 
guerres et des tumultes ne craignez pas, car toutes ces choses 
doivent arriver auparavant, mais ce rCest pas encore la fin" *), 
nous aurions pu dire que la fin du mondé était venue. Beau- 
coup le disaient et le pensaient; pour nous, nous avons remarqué 
que la guerre n'était pas universelle dans le monde et nous 
nous sommes rappelés les paroles par lesquelles le bienheureux 
Paul instruisait les Thessaloniciens sur la venue de notre 
Seigneur, quand il leur disait: v de ne pas se laisser ébranler 
par des paroles, par des esprits, ou par des lettres différentes, 
supposées venues de lui, comme si le four du Seigneur était 
déjà arrivé 1 ' 2 ) et quand il leur montrait que la fin du monde 
ne pouvait venir avant l'apparition du faux messie. Ces 
paroles de notre Seigneur et de son apôtre nous ont fait 
comprendre que tous ces événements n'avaient pas eu lieu k 
cause de la fin des temps, mais uniquement à cause de la 
multiplicité de nos péchés et pour nous punir. 

1) Matthieu XXIV, 6. 2) II* aux Thessaloniciens, II, 2.. 



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XLIV Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

51. Le roi' des Perses, Quawad, vint par le nord et arriva, 
le 5 du mois de Teschrin premier (octobre 502), un samedi 1 ). 
Il campa auprès de la ville d'Amed, 8 ) située chez nous, dans 
la Mésopotamie, lui et toute son armée. L'Empereur des Ro- 
mains, Anastase, ayant appris que Quawad avait réuni toutes 
ses troupes, ne voulut point affronter la guerre, afin qu'on ne 
versât pas le sang des deux partis. Il lui envoya de l'or par 
Rufin, qui reçut pour prescription de donner cet or et de 
congédier Quawad, s'il était encore sur la frontière et s'il 
n'avait point passé sur le territoire des Romains. Mais arrivé 
à Césarée de Cappadoce et apprenant que Quawad avait 
dévasté l'Aghêl,») la Sophène, *) l'Arménie 5 ) et l'Arabie, 6 ) 
Rufin laissa l'or à Césarée et alla trouver le prince pour lui 
dire de repasser la frontière et d'accepter l'or qu'il lui appor- 
tait. Quawad n'en voulut rien faire ; il fit prendre et retenir 
Rufin et poussa, nuit et jour, son armée contre la ville d'Amed 
en recourant à tous les stratagèmes que comporte la guerre. 
U bâtit une plate-forme, 7 ) mais les habitants d'Amed ex- 

1) En 502, le 5 octobre fut, en effet, un samedi. — Lebeau , Histoire 
du Bas-Emp. VII, 345. — Assémani, BïbUoth. Orient. I, 273. 2) Sur 
Amed voir Lequien, Oriens christianus et surtout St. Martin , Mémoires 
historiques et géographiques I, 165—174. Aujourdhui cette ville s'appelle 
Diarhékir ou Kara^Amid. — Sur toute cette campagne , voir Lebeau, 
Histoire du Bas-Emp., VII, 342—382. 3) Canton de la IV Arménie, 
ayant pour capitale ml^^Agel, petite ville située entre Palou et Amed 
sur le Tigre. St. Martin, Mémoires histor. etc. I, 97 et Lebeau, 
Histoire du Bas-Emp., I, 379, note I. 4) Province située vers 
les sources du Tigre, sur les deux rives du bras méridional de 
l'Euphrate, (St. Martin, Mémoires historiques et géographiques I, 91) 
divisée en deux parties, grande Sophène et petite Sophène. 5) La portion 
de l'Arménie cédée à l'Empire romain en 387. 6) Faut-il entendre par 
Û'A Y Arabie, comme le fait Assémani? — Cela semble douteux, car 
Josué Stylite écrit différemment ce mot, quand il parle plus loin d'un 
duc d Arabie. C'était probablement quelque canton de la haute Mésopo- 
tamie, au nord-ouest d'Amed. 7) Cet engin de guerre, que les auteurs 
Syriens, Bar Hebréus (Chronicon Syriacum 80—81), Zacharie de Mity- 
lène (Land, Anecdota Syriaca , III. 204—205) et Josué Stylite appellent 
JfejJQO Mula, est bien la machine décrite par Procope (De bello 
Persico I, 7), dans les termes suivants: Kapàdtjs Xôyov nvà xeiçonoirixov 
inixei^afxa rfj itoXei ènoiei, fiéxQot noXXqi vneQatqovra rov refyovs ro 
firjxoç, ou xi noliOQXovuevoi ivres rov neqipoXov âpgofievoi y.ar(oqy%a 
f**XÇ f s *e rov Xôfov inoi'ovv, nrti Idfrça èp^ê'vSe rov %ovv éyfOQOvvreç 



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Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. XLV 

haussèrent aussi de leur côté, les remparts de leur ville. Une 
fois que cette plate-forme fut élevée, les Perses firent jouer 
le front du bélier et frappant le rempart à coups redoublés, 
les nouvelles constructions encore mal assises se fendirent et 
tombèrent. Alors les habitants d'Amed percèrent un trou dans 
le rempart, pour aller sous la plate-forme, et retirant à l'in- 
térieur de la ville, d'une manière fort secrète, la terre qui 
était entassée dans son sein, tandisqu'ils soutenaient leur tra- 
vail par des poutres, la plate-forme s'entr'ouvrit et tomba. 

52. Ne pouvant venir à bout de cette puissante ville. 
Quawad ordonna au roi des Arabes, Na'aman, d'aller, vers 
le midi, envahir avec toute son armée le pays de Harran. *) 
Un détachement de l'armée persane poussa même devant eux 
jusqu'à Qonstantine ou Thella, 2 ) pillant, ravageant et dévas- 
tant toute la contrée. Le 19 de Teschri second 3 ), Olympius 4 ) 
duc de Thella, et Eugène, duc de Mélitine, qui était venu 
vers le même temps, sortirent avec leurs troupes et anéantirent 
tous les Perses qu'ils trouvèrent dans les villages, aux envi- 
rons de Thella. Comme il se disposaient à rentrer dans la 
ville, quelqu'un leur indiqua la présence de cinq-cents hommes, 
dans une vallée peu éloignée d'eux, et il se préparèrent à 
marcher contre. Mais, les troupes romaines, qui étaient avec 
eux, étant dispersées pour dépouiller les morts et la nuit étant 
survenue, Olympius fit allumer du feu au sommet d'une col- 
line et sonner des cornes pour rassembler ceux qui étaient 
épars. Les Marzbans Perses, campés au bourg de Thelm'chi 6 ) 
voyant le signal du feu et entendant le bruit des Cornes, 
armèrent leurs troupes et marchèrent contre les Romains, 
dont les cavaliers, apercevant les Perses en plus grand nombre, 



xevà inl itXeioxov %à évxoç xov Xôcpov siqydaavxo. Ta /uevtot èxzoç èy' 
ovneQ èyeyovei o/ l fiiia%og i è'jueiv£v y ovôevl aïo&rjow tov n çaooofiévov. 
JJoXXol uèv néçoai œoneç in 1 àoçpaXovi âvafiaivovTeç iv te jfj âxça 
èyêvovio etc. — Tumulus, agger traduit donc le sens du mot JfejjQO. 
C'était un amas de terre ayant l'apparence d'un dos de mulet. Voir 
encore Mai, Scriptorum veterum nova collectio, X, 337—338 et 367—368. 
1), Charres nommée aussi HeUénopoîù, la ville des payens. 2) Le- 
quien , Oriens christianus II, 1521 — 1524, qui a recueilli toutes les données 
d'Assémani. 3) ld novembre 502. 4) Théophanes l'appelle Alypius 
Chronbgraphia ad annum 496, col. 347. 5) Tel-besme , dit Assémanî, 
Biblioth. Orient. I, 23. .-vw«M , 



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XL VI Chronique de Josué le StyUte y écrite vers Van 515. 

tournèrent bride; Quand aux fantassins, ils ne s'enfuirent pas 
pour se sauver, mais obligés de combattre, ils se rassemblè- 
rent en ordre, de manière à former un cercle et combattirent 
longtemps. . Toutefois l'armée des Perses étant plus nombreuse 
et les Huns venant la rejoindre avec les Arabes, les Romains 
furent enfoncés, leurs rangs brisés et mis en désordre. Mêlés 
dès lors aux cavaliers et foulés aux pieds dan* la poussière 
par les chevaux' des Arabes, ils furent écrasés et anéantis en 
très-grand nombre. 'Le reste fut emmené en captivité* 

53. Le 26 du même mois, 1 ) Na'aman entra, par le sud 
dans le territoire de Harran, détruissant, pillant et emmenant 
captifs, hommes, bestiaux et propriétés des habitants de ce 
territoire. Il poussa même jusqu'à Edesse, dévastant toujours, 
pillant et faisant des captifs dans tous les villages. On porte 
à dix-huit-mille-cinq cents le nombre des hommes qu'il réduisit 
en esclavage, sans compter ceux qu'il fit mourir. On ne 
comprend pas là dedans les animaux, les biens et le pillage 
universel qu'il opéra. Ce qui fit qu'il trouva plus de monde 
dans les villages, c'est que c'était le temps des vendanges, 
et que non seulement les villageois, mais encore les habitants 
de Harran et d'Edesse, étaient sortis pour faire la récolte du 
raisin. Beaucoup furent donc enmenés captifs j dès lors on 
ferma Edesse et on se mit k la garder; on creusa des fossés, 
on restaura les murs» on doubla les portes de fer et on songea 
même aies renouveler parcequ'elles étaient vermoulues.. 2 ) On 
fit des verrous aux écluses du fleuve, de peur que quelqu'un 
ne pénétrât par elles, et, comme on ne trouva point du fer en 
assez grande quantité pour exécuter cet ouvrage, il fut rendu 
un décret par lequel on obligeait chaque maison 3 ) d'Edesse 
à fournir dix livres de fer. Dès que cela fut fait, l'ouvrage 
fut mené à bonne fin. Eugène, voyant qu'il ne pouvait aller 
k la rencontre de tous les Perses, emmena l'armée qui lui 
restait et marchant contre la garnison que Quawad avait laissée 
à Théodosiopolis, il extermina ceux qu'il y trouva et reprit 
la ville. 



1)26 novembre 502. 2) Vectibusque ferreis portas communirent. 
Assémani, Biblioth. Orient. I, 274, a. Il y a là plusieurs mots dont la 
signification n'est pas très-claire. 3) JW} indique habituellement un 
palais ou une réunion de maisons groupées autour d'une cour. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. XL VII 

54. Quawad faisait toujours la guêtre contre Amed, et 
mettant tout en œuvre, il s'efforçait de relever la plate-forme 
qui était tombée. Il ordonna aux Perses de l'emplir de pierres 
et de bois, d'apporter des tissus de poil et de lin d'en faire 
des outres et des sacs, de les remplir de terre et de les placer 
sur la plate-forme qu'ils avaient bâtie pour qu'elle s'élevât peu 
à peu à la hauteur du mur. Alors les habitants d'Amed con- 
struisirent une machine que les Perse» appelèrent Toubaha^ 
parce-qu'elle empêchait tout travail de leur part et qu'elle les 
décimait eux-mêmes. Avec cette machine en effet, les assiégés 
lançaient des pierres énormes dont chacune pesant plus de 
trois cents livres, déchirait le toit de lin sous lequel les assié- 
geants s'abritaient, et écrasait même ceux qui étaient placés 
dessous. Les habitants d'Amed ne pouvaient détruire les 
Perses qu'en se servant de grosses pierres; car étant doublé 
plusieurs fois et les Perses y versant sans cesse de l'eau, le 
toit (qui protégeait les assiégeants), se trouvait à l'épreuve 
des flèches, à cause de son épaisseur, et à l'épreuve du feu, 
à cause de son humidité; mais, comme les grosses pierres 
que lançait le Toubàha détruisaient le toit, les hommes et 
les armes , les Perses vaincus cessèrent de pénétrer dans la 
tour et songèrent à rentrer dans leur pays; depuis trois 
mois qu'ils faisaient ce siège, ils avaient perdu pltw de cin- 
quante mille hommes dans les coihbats qui se livraient 
incessamment le jour et la nuit. (A partir de ce moment), les 
habitants d'Amed, confiants dans leur victoire, se laissèrent 
aller à la négligence et ne gardèrent plus soigneusement leurs 
remparts comme autrefois. Or, le dix du mois de Konoun 
second, *) les gardes ayant bù du vin en abondance à cause 
du froid, et la nuit étant survenue, les uns s'endormirent d'un 
sommeil profond tandis que les autres abandonnèrent leurs 
portes pour se réfugier dans leurs maisons, à cause de la 
pluie qui tombait. Est-ce à la faveur de cette négligence, ainsi 
que nous le pensons, est-ce par la fraude et par la trahison 
comme quelques uns l'on dit, 2 ) est-ce par une punition de 
Dieu, toujours est-il que les Perses s'emparèrent du rempart 



1) 10 janvier 503. 2) Voir Assémani, BM. Orient. I, 274 a, nota 
2. — Procope, De BeUo Pereico, I, 7. — Théophanes, CkronograpJtie 
à Vannée 503. 



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XLVm Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

d'Amed au moyen d'une échelle, puisque les portes n'étaient 
pas ouvertes, ni le mur troué, et dévastèrent la ville. Ils 
pillèrent ses biens, foulèrent aux pieds la sainte Eucharistie, 
tournèrent en dérision les cérémonies, dépouillèrent les temples 
et emmenèrent en captivité les habitants, à l'exception des 
vieillards impotents et de ceux qui s'étaient cachés. Laissant 
ensuite une garnison de trente x ) mille hommes dans Amed, 
ils descendirent tous vers les montagnes de Chigor 2 ). Pour 
ne pas être incommodés par l'odeur des cadavres des habitants 
d'Amed, les Perses les portèrent hors des portes septentrio- 
nales de la cité et les disposèrent en deux tas, au nombre 
de plus de quatre- vingt-mille, non compris (les cadavres de) 
ceux qu'on emmena vivants et qu'on lapida en dehors de la 
ville, ou de ceux encore qui furent précipités du haut de la 
plate-forme que les Perses avaient construite, ou de ceux 
qu'ils jetèrent dans le Tigre et qui moururent de morts dont 
nous ne pouvons raconter les divers genres. 3 ) 

55. Quawad congédia alors Eufin, pour qu'il allât raconter 
k l'Empereur ce qui s'était passé. Rufin exposa partout ces 
désastres, si bien que les populations situées au-delà de l'Euphrate 
épouvantées de ces rumeurs, se préparèrent à s'enfuir en 
Occident. L'illustre Jacques, auteur de Mimré sur divers 
passages de l'Ecriture, de Soughïatha et de Z'mîratha sur la 
plaie de sauterelles, se conduisit alors comme il convenait à 
un homme de son rang. Il adressa des Epîtres pleines de 
conseils à toutes les villes, pour leur inspirer confiance dans 
le secours libérateur de Dieu et pour les encourager à ne pas 
prendre la fuite. 4 ) En apprenant ces événements, l'Empereur 

1) Les autres auteurs disent 3,000 seulement, ce qui est beaucoup 
plus vraisembable. Assémani a adopté ce chiffre. 2) Montagnes au 
sud-est de Nisibes, célèbres dans les anciens temps par leurs monastères 
et habitées aujourdhui par les Yézidis. 3) Sur le siège d'Amed voir 
Procope, De BeUo Persico, I, 7. — Zacharie de Mitylène dans Land, 
Anecdota Syriaca, III. 204—205 ou dans Mai, Scrijptorum Veterum nova 
coll. X. 337—338 — Bar-Hebréus, dans Bruns et Kirsch , Bar Hébraei 
chronicon Syriacum, I, 80—81 et II, 78—79. Cet auteur copie pres- 
que Zacharie de Mytilène. 4) Assémani, Bibliofh. Orient, I. p. 271. 
Wright , Catalogue of Syriac manuscrits in the BriUsh Muséum, II, 519, 
a; 521, b, et manusc. Syriaq. du Musée Britannique 14587, fo. 15, a; 
80, b. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. XLIX 

Anastase, envoya, lui aussi, une armée nombreuse passer l'hiver 
dans les villes pour les garder. Quant k Quawad, non content 
du butin qu'il avait enlevé, *) des captifs qu'il avait faits et 
du sang abondant qu'il avait versé, il envoya des ambassadeurs 
dire k Anastase: „fais-moi parvenir de l'or, (suivant la coutume), 
ou bien accepte la guerre." Ceci se passait au mois de 
Nisan. *) L'Empereur n'envoya point l'or; mais il se prépara 
k faire valoir ses revendications et k venger ceux qui avaient 
péri. Au mois d'Yor (Mai 503), il fit partir trois chefs d'ar- 
mée: Aréobinde, Patricius et Hypatius, 3 ) avec de nombreux 
officiers subalternes. Aréobinde vint camper sur la frontière, 
auprès de Dara et d"Amoudin, en face de Nisibes. U avait 
douze-mille hommes sous ses ordres. Patricius et Hypatius 
campèrent, avec quarante-mille hommes, auprès d'Amed, pour en 
chasser la garnison persane. Vers le même temps arriva 
aussi l'Hyparque Appion, 4 ) qui s'établit k Edesse, afin de pour- 
voir aux subsistances de l'armée romaine; et, comme les bou- 
langers ne suffisaient pas k cuire le pain, il fit donner du 
grain à tous les établissements d'Edesse pour qu'on y préparât 
du biscuit aux dépens des Romains. Les Edessiens reçurent, 
une première fois, six-cent-trente-mille muids. 

56. Quawad, s'apercevant du petit nombre des soldats 
d'Aréobinde, envoya contre eux vingt-mille Perses de l'armée 
qu'il avait k Chigor. Aréobinde les poursuivit, k une ou k 
deux reprises, jusques aux portes de Nisibes et en détruisit 
un grand nombre, au point que beaucoup de fuyards s'étouf- 
fèrent en s'efforçant d'entrer dans la ville. Au mois de 
Thamouz, 6 ) les Perses, les Huns et les Arabes se réunirent 
ensemble pour marcher contre lui, ayant Constantin k leur 
tête. Aréobinde l'ayant appris par ses espions, fit dire, par 
Qualliopius 6 ) d'Halep, k Patricius et k Hypatius de venir 
se joindre k lui et de l'aider, parcequ'une grande armée devait 



1) Il y a là un nom de pays que je ne parviens pas à lire. 2) Avril 
503. 3) Voir Lebeau, Histoire du B.-E., VII, 353—356. — Tillemont, 
Histoire des Empereurs, VI, page 563 et suivantes. Théophanes, chro- 
nographia ad ann. 497, fait connaître ces généraux (Patrol. Grecque 
CVIII, col. 348). Voir aussi Procope, l'auteur, qui, avec Josué Stylite» 
raconte cette guerre plus en détail. 4) Ibid. 5) Juillet 503. 6) Kal~ 
Xiônios Théophanes, chronographia ad annum 497, col. 35 
Àbhandl. d. DMG. VL 1. D 



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L Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

marcher contre eux. Mais ni Patricius, ni Hypatius ne vou- 
lurent obéir; ils demeurèrent dans leurs campements auprès 
d'Amed. Aussi, dès que les Perses furent arrivés, le corps 
d'Aréobinde, hors d'état de lutter avec eux, abandonna son 
camp et se sauva à Thella et à Edesae, livrant tous ses 
bagages au pillage et à la discrétion de l'ennemi. 

57. (Pendant ce temps) les troupes de Patricius et d'Hy- 
patius fabriquaient trois tours , afin d'escalader les remparts 
d'Amed; mais à peine avaient-elles terminé ces trois tours, en 
les munissant de fer, pour qu'elles fussent plus à l'abri de 
toute attaque qu'on leur annonça ce qui s'était passé à la 
frontière. Elles brûlèrent donc leurs tours, levèrent leur camp 
et se mirent k la poursuite des Perses , sans parvenir k les 
atteindre. Toutefois deux officiers nommés, l'un Parzamane *) et 
l'autre Théodore, 2 ) firent passer par ruse, un troupeau de brebis 
à côté d'Amed, pendant qu'avec leurs troupes, ils se mettaient 
en ambuscade. Les Perses voyant ce troupeau, de la ville 
d'An\ed, sortirent, au nombre de quatre-cents hommes d'élite, 
pour l'enlever; mais les Romains, qui étaient en ambuscade, 
se levèrent, les anéantirent et prirent leur chef vivant. Celui-ci 
promit de livrer Amed; c'est pourquoi Patricius et Hypa- 
tius y revinrent (en toute hâte). Le Marzban • n'ayant pas 
pu remplir sa promesse, parceque ceux qui étaient dans la 
ville ne voulurent pas lui obéir, le stratélate le fit crucifier. 

58. Les Arabes soumis aux Perses poussèrent jusqu'à 
Haboura. s ) Timostrate, 4 ) duc de Quallinique 5 ) marcha k leur 
rencontre et les extermina. A leur tour, les Arabes, soumis 
aux Romains et nommés Ta'labites, marchèrent contre Hîrta 
de Na'aman 6 ), et trouvant une caravane qui s'y rendait', 
montée sur des chameaux , ils tombèrent sur elle , l'ané- 
antirent et s'emparèrent des chameaux. Ils n'attaquèrent 

1) Pharaxmane ou Pharasmane était colchidien ou lazique, suivant 
Procope et Théophanes. Ce nom est assez commun parmi les rois 
de la Géorgie. (St. Martin , Mémoires historiques et géographiques sur 
V Arménie, I, 297). 2) Quelques auteurs l'appellent Théodote. 3) Ville 
située, sans doute, sur la rivière du même nom , dans la région moyenne 
de la Mésopotamie. Voir St. Martin dans Lebeau, VII, 360, note 3. 
4) Le même probablement qui correspondait, quelques années plus tard* 
avec Sévère, patriarche d'Antioche. 5) Sur Quallinique, voir Lebeau, 
III, 65, note 1 et 3. 6) Ibid. V, 485, note 2. 



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4 

Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. Ll 

point Hîrta, parcequ'elle était trop avant dans le désert in- 
térieur. *) Au mois d'Ab (Août), toute Tannée persane se 
concentra avec les Huns, les Quadusiens et les Arméniens, afin 
de se rendre à Opadna. 2 ) Dès qu'elles l'apprirent, les troupes de 
Patricius se mirent en marche contre eux; mais, tandisque les 
Romains étaient encore en route et qu'ils avaient quitté l'ordre 
de bataille, les Perses heurtèrent l'avant-garde et la défirent. 
Ceux qui avaient été battus se replièrent aussitôt en arrière. 
Aussi, dès que le reste de Tannée romaine vit son avant-garde 
mise en déroute, elle fut saisie de frayeur et n'accepta point 
la bataille. Patricius, le premier, prit la fuite et toute Tannée 
le suivit. 11 passa TEuphrate et se sauva à Samosate. Na'aman, 3 ) 
roi des Arabes persans, fut blessé dans cette campagne. Un 
officier romain, nommé Pierre, s'étant réfugié dans la forteresse 
d'Aschpharin (alyçioç), les Perses entourèrent la forteresse 
et effrayèrent tellement les habitants que ceux-ci le leur livrè- 
rent Les Perses le chargèrent de chaînes et l'emmenèrent 
avec eux; ils tuèrent ensuite tous les Romains qui étaient 
avec lui. Quant aux habitants de la citadelle, ils ne leur 
firent aucun mal. 

59. Quawad, roi des Perses, songeait à marcher contre 
Aréobinde (campé auprès) d'Edesse; il y était poussé par 
Na'aman, roi des Arabes, que la destruction de sa caravane 
avait rempli de colère. Mais un chef de tribu d'Hîrta de 
Na'aman, qui était chrétien, leur fit observer, à tous les deux, 
que leur majesté avait tort de se déranger pour aller faire 
la guerre à Edesse; car, d'après la parole infaillible du Christ 
qu' Edesse adorait, aucun ennemi ne devait jamais prévaloir 
contre cette ville. En entendant ce propos, Na'aman jura de 
traiter Edesse plus durement encore qu'on n'avait traité Amed et 
il se mit à vomir des blasphèmes. Aussi le Christ donna-t-il 
aussitôt un signe évident de (sa colère). En effet, au moment 



1) D'après le texte, il faudrait traduire: „/2* ne s'attaquèrent pas 
à Hirta, parcequ'elle était entrée dans le désert" 2) Assémani a lu 
Euphédia. — Il a existé dans la Mésopotamie une ville du nom d'Opa- 
dna. W. Wright, Catalogue of Syriac mss. 1127, et Journal Asiatique, 
1872, I, 378, note. 3) Probablement Na'aman H, fils d'Aswad. Voir 
Jan Lassen Rasmussen, Historia praecipuorum Arabum regnorum, 
rerumque ah eis gestarum, 1817, in 4°, p. 10. 



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Lll Chronique de Josué le Stytite, écrite vers Van 515- 

méme où Na'aman blasphémait, la blessure qu'il avait reçue à la 
tempe enfla et sa tête toute entière devint d'une grosseur 
effrayante. Il se retira donc sous sa tente et il y mourut, 
après deux jours de souffrances. Ce prodige n'arrêta point 
Quawad dans ses mauvais desseins; ce prince établit, au con- 
traire, un autre roi à la place de Na'aman, partit pour aller 
faire la guerre (à Edesse) et arrivé à Thella, il campa tout 
près de cette ville. Les Juifs qui l'habitaient ayant formé 
le projet de la livrer pratiquèrent des trous, dans la tour 
de la Synagogue dont on leur avait confié la garde, et 
ils firent savoir aux Perses de percer et d'entrer par là. 
Mais le comte Pierre, qui était captif, en ayant été instruit, 
il persuada à ses gardes de le faire approcher des remparts, 
disant qu'il avait dans la ville divers vêtements et qu'il voulait 
prier les habitants de Thella de les lui fair parvenir. Ses 
gardes s'étant laissé persuader le conduisirent (aux remparts) ; 
il dit 'aux soldats qui les gardaient de faire appeler le Comte 
Léontius, qui était chargé, en ce moment, de défendre la ville. 
On appela donc le gouverneur. Pierre s'entretint avec eux 
un instant, en langue romaine (grecque), leur révéla la perfidie 
des Juifs et, afin que les Perses ne soupçonnassent rien, il les 
pria de lui jdonner une paire de vêtements. D'abord, ils firent 
semblant d'être étonnés; puis, ils lui firent passer, par dessus 
les remparts, une couple d'habits dont il avait réellement besoin 
pour se vêtir. Descendant enfin des remparts, ils feignirent 
de ne pas se douter de la perfidie des Juifs et de ne pas con- • 
naître l'endroit (où devait s'opérer la trahison). Seulement 
ils firent le tour de la ville et se mirent a examiner les fon- 
dements de tout le rempart, comme s'ils désiraient savoir en 
quel lieu il pouvait avoir besoin de réparations. Us agissaient 
ainsi à cause de Pierre, de peur que les Perses se dou- 
tant qu'il avait dévoilé le complot ne l'accablent de mauvais 
traitements. A la fin, ils arrivèrent à l'endroit que gar- 
daient les Juifs, et ils y trouvèrent un trou profond, déjà 
percé dans la tour, comme on le leur avait dit. A cette vue, 
les Romains qui se trouvaient sur les lieux, assaillirent les 
Juifs avec fureur, et, parcourant toute la ville, ils extermi- 
nèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent soit hommes, soit femmes, 
soit vieillards, soit enfants. Us en firent autant, durant plu- 



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Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers tan 515. LIII 

sieurs jours, et c'est k peine s'ils cessèrent de les traquer, sur 
les ordres du comte Léontius et sur les instances de PEvêque 
Bar-hadad; x ) ils gardèrent, dès lors, leur ville avec plus de 
soin, jour et nuit: le Saint Evêque Bar-hadad faisait le tour 
des murailles, visitant les troupes'? les bénissant, priant pour 
elles, louant leur zèle et les remplissant de courage. Il répan- 
dait sur elles et sur la ville l'eau du baptême; il leur portait 
aussi la sainte Eucharistie, afin de les bénir ou de la leur dis- 
tribuer, à la place qu'ils occupaient, pour que personne n'aban- 
donnât son poste, (sous ce pieux prétexte), et ne quittât le 
rempart. U alla même trouver avec assurance, le roi des 
Perses, parla avec lui et l'apaisa. Voyant, en effet, l'honora- 
bilité du personnage et s'apercevant de la vigilance des Ro- 
mains, Quawad ne crut pas devoir perdre plus de temps auprès 
de Thella, avec toutes ses troupes, d'abord, parcequ'il ne trou- 
vait pas de vivres en ces lieux dévastés, et ensuite,' parcequ'il 
craignait que les généraux romains se réunissant les uns 
aux autres ne marchent contre lui tous ensemble. C'est 
pourquoi il leva à la hâte son camp et se dirigea vers Edesse 
où il campa, pendant vingt jours, aux bords du Galob, 
nommé aussi fleuve des Mèdes. 

60. Les hommes hardis qui étaient dans son armée par- 
couraient les environs et dévastaient (tout). Le six du mois 
d'Eloul *) les habitants d'Edesse détruisirent tous les couvents 
et toutes les hôtelleries, qui étaient voisines des remparts; 
ils brûlèrent le village de Eaphar-tsalem, nommé encore Neg- 
bat, coupèrent toutes les haies des jardins et des vergers, abat- 
tirent les arbres qu'ils contenaient, introduisirent dans la ville 
tous les ossements des martyrs qui reposaient dans les environs, 
montèrent les machines sur les murailles, et placèrent des 
tapis de crin sur le sommet des remparts. Le neuf du 
même mois, 3 ) Quawad fit dire à Aréobinde, ou de recevoir 
dans la ville son Marzban, ou de venir k lui, dans la plaine, 
comme s'il voulait conclure avec lui un traité de paix,* mais 
en secret il donna ordre à ses troupes, au cas où Aréobinde 



1) Lequien, Oriens christianus, II, 968—970. — Procope, De BéUo 
PergtCOt III, 12 l'appelle /3açdSarrjç t âvrjç dixatoç tb tcal T<j> @ecp sic 
ta fidliota fiXoc. — Assémani, Biblioth. Orient., I, 277, 282. 2) 6 Sep- 
tembre 503. 3) 9 septembre 503. 



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LIV Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. 

leur accorderait d'entrer dans la ville, de s'emparer des portes 
et des issues, jusqu'à ce qu'arrivant lui-même il entrât à leur 
suite. Si, au contraire, Aréobinde venait à elles, elles devaient 
se mettre en ambuscade, le prendre vivant et le conduire par 
devers lui. Mais Aréobinde, redoutant de les laisser entrer 
dans la ville , sortit à leur rencontre sans s'éloigner beau- 
coup des remparts et alla jusqu'à l'Eglise de Mar-Serghîs. 
Bâwaï, qui était Astabid ou Magistrien des Perses *), vint à 
sa rencontre et lui dit : „Si tu veux faire la paix, donne-nous 
dix -mille livres d'or et assure-nous, par un traité, que nous 
recevrons, chaque année, l'or accoutumé." Aréobinde promit 
jusqu'à sept- mille livres d'or; les Perses ne voulurent pas les 
accepter; ils discutèrent avec lui, depuis l'aurore jusqu'à neuf 
heures, mais sans trouver d'occasion favorable pour exécuter 
leur projet perfide. Redoutant, dès lors, d'attaquer Edesse à 
cause de ce qui était arrivé à Na'aman , ils y laissèrent Aréo- 
binde et allèrent guerroyer vers Harran, pendant qu'ils en- 
voyaient contre Saroug tous les Arabes. Mais les habitants 
de Harran étant sortis secrètement de la ville tombèrent sur 
eux, leur tuèrent soixante hommes et prirent vivant le chef 
des Huns. Comme c'était un personage de marque extrême- 
ment cher au roi de Perse, Quawad promit aux Harranites de 
ne plus leur faire la guerre, s'ils lui rendaient ce chef en vie. 
Par crainte de la guerre les Harranites restituèrent le chef 
des Huns et envoyèrent avec lui, sous prétexte de l'honorer, 
quinze-cents béliers en plus d'autres cadeaux. 2 ) 

61. Les Arabes soumis aux Perses, qui avaient été en- 
voyés contre Saroug, poussèrent jusqu'à l'Euphrate, ravageant, 
emportant et pillant tout ce qu'ils trouvèrent. Vers ce 
temps arriva d'Occident un officier romain, nommé Patri- 
ciolus , 8 ) accompagné de son fils Vitalien ; c'était un 

1) Proeope (De Bello Persico, I, 9) nomme cet officier persan Aont- 
Ptfyç, qui se rapproche beaucoup plus que Astabid du persan Sipeh- 
bed. »Sipéhbedy dit Tabari, en langue persane, veut dire général d'armée 
(traduction de M. Zotemberg II, 147). Voir sur ce mot une longue 
note de St. Martin, dans ses Mémoires historiques et géographiques sur 
V Arménie, I, 298 — 300. 2) Quingentos arietes Cavadi mittunt, dit Assé- 
mani, B. Orient. I, 277, b. 3) Patriciolus était le second fils d'Aspar, 
que l'Empereur Léon avait fait assassiner. Voir Lebeau, Histoire du 
B.-E., VII, 39—42. 



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Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers (an* bit. LV 

officier plein de courage et exempt de tout sentiment de crainte, 
parcequ'il n'avait pas été présent à ce qui s'était passé jus- 
qu'alors. Ayant franchi TEuphrate, il rencontra un général 
persan, lui livra bataille et l'extermina avec tous ceux qui 
étaient avec lui. Il songeait à se diriger sur Edesse, lorsque 
ayant appris par des fuyards que Quawad assiégeait la ville, 
il repassa le fleuve et s'établit k Samosate. Le 17 de ce 
mois et la IV. férié de la semaine, *) nous vîmes se réaliser 
les paroles et les promesses du Christ au roi Abgare. En 
effet, Quawad, ayant rassemblé toute son armée et abandonné 
les bords de l'Euphrate, vint camper auprès d'Edesse; ses 
campements s'étendaient depuis le Martyrium de Mar-Quouz'~ 
ma jusqu'à celui de Mar-Damien et occupaient tous les jar- 
dins de Mar-Serghîs, du village de Bokeïn, jusqu'à l'Eglise 
des Confesseurs. En largeur , dis allaient jusques aux pentes 
de Tsareïn. Cette innombrable armée environna Edesse en un 
jour , à l'exception des postes que le roi avait établis sur les 
collines élevées. La plaine était inondée de troupes; les 
portes de la ville étaient ouvertes, et cependant les Perses ne 
purent y entrer, à cause de la bénédiction du Christ. La 
crainte les saisit et ils demeurèrent à leur place, sans que per- 
sonne engageât de combat avec eux, depuis l'aurore jusqu'à la 
neuvième heure. Alors cependant, quelques soldats sortirent 
de la ville pour guerroyer avec les Perses, et leur tuèrent 
beaucoup de monde sans perdre personne. Les femmes appor- 
taient de l'eau hors de la ville, pour donner à boire à ceux 
qui combattaient; les enfants et les jeunes gens faisaient jouer 
la fronde; le peu de combattants qui étaient sortis repoussa 
les Perses et les écarta du rempart dont ils n'étaient d'abord 
éloignés que d'une portée de flèche. Ils se retirèrent donc et 
campèrent à côté du village de Quoubé. 

62. Le lendemain, Aréobinde sortit par la grande porte 
et, se plaçant en face de l'armée des Perses, il fit dire à 
Quawad: „vous avez vu, par expérience, que la ville n'est, 
ni à vous , ni à (l'Empereur) Anastase, mais au Christ qui Ta 
bénie. C'est lui qui arrête vos troupes et qui les empêche 
d'entrer." Quawad lui fit répondre: „Donnez-moi des otages 



1) Le 17 septembre 503 fut, en effet, un mercredi. 



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LVI Chronique de Josué le Stytite y écrite vers tan 515. 

et prouvez-moi que vous ne me poursuivrez point, quand 
j'aurai levé mon camp pour m'en aller; renvoyez moi les 
hommes que vous avez pris hier, avec l'or que vous m'avez 
promis et je m'éloignerai de la ville." Aréobinde lui donna 
alors (en otage) le comte Basile, avec quatorze hommes qu'on 
avait pris, et s'engagea par traité à lui livrer en douze jours 
deux-mille livres d'or. Quawad leva donc le camp , et s'en 
alla camper à Dah'bana, mais il ne demeura pas longtemps 
sur l'Euphrate. Le jour suivant, en effet, il envoya un de 
ses hommes nommé Hourmizd, avec ordre de lui apporter 
trois-cents livres d'or. Cependant Aréobinde avait rassemblé 
les grands de la ville pour aviser aux moyens de rassem- 
bler la somme promise, mais dès qu'ils eurent vu Hour- 
mizd, ils se fortifièrent dans la confiance en (Jésus-Christ) et, 
prenant courage, ils dirent à 'Aréobinde: „Nous ne pouvons 
envoyer de l'or k un menteur; car de même qu'il est revenu 
sur sa parole et qu'il n'a pas attendu le jour que vous lui aviez 
fixé, de même encore se démentira- t-il quand il aura reçu de 
l'or. Nous croyons donc que, s'il osé lutter de nouveau avec 
nous, il sera couvert de confusion, parceque le Christ protège 
cette ville/' Aréobinde reprit alors courage, lui aussi, et il 
fit dire k Quawad: „Nous savons maintenant que vous» n'êtes 
pas roi, car un roi ne saurait revenir sur sa parole et mentir. 
Quiconque ment n'est pas roi. Puisque vous avez menti, 
renvoyez-moi le comte Basile et faites ensuite ce qu'il vous 
plaira." 

63. Irrité (de cette réponse) Quawad fit armer les éléphants 
qu'il avait avec lui, leva son camp et revint attaquer 
Edesse, le 24 du mois d'Eloul, la IV. férié de la semaine. *) 
Il entoura la ville dé tous côtés, avec plus de soins encore 
qu'auparavant, tandisque les portes de la cité demeuraient 
ouvertes. Aréobinde ordonna même aux Romains de ne pas 
attaquer les Perses, afin qu'il fût évident que pour lui, il 
n'avait point menti. Quelques villageois néanmoins ^ qui 
étaient dans Edesse, sortirent contre Quawad, armés de 
frondes, et frappèrent un grand nombre des cuirassiers 2 ) qu'il 



1) Ces renseignements sont parfaitement d'accord. Le 24 septembre 
503 fut un mercredi. 2) Tel est, ce me semble , le sens du mot Jjucibw* 



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Chronique de Josuè le Stylite, écrite wr* Pan 516. LVII 

avait avec lui* Les légions perses tentèrent d'entrer dans la 
ville; mais lorsqu'elles approchèrent des portes, semblables k 
un tourbillon soulevé dans la poussière, elles se confondirent 
et s'agitèrent dans le désordre. Sous le choc impétueux de 
leur cavalerie, leurs frondeurs s'entremêlèrent et quoique les 
Perses lançassent leurs flèches, que les Huns branlassent leurs 
javelots, que les Arabes dirigeassent leurs lances (contre les 
Romains), ils ne purent cependant faire du mal k personne. 
Tels on vit autrefois les Philistins aller attaquer Samson, en 
grand nombre et bien armés, sans pouvoir le tuer, tandis que 
lui, n'ayant pour armes qu'une mâchoire d'âne, en tuait mille, tels 
on vit alors lea Perses, les Huns et les Arabes. Pendant qu'ils 
succombaient, eux et leurs chevaux, sous les pierres que leur 
lançaient les frondes, eux ne tuaient personne. Voyant qu'ils 
ne pouvaient, ni entrer dans la ville, ni faire du mal aux 
hommes désarmés mêlés à eux, ils mirent le feu à Mar-Ser- 
ghîs, au Martyrium des Confesseurs, k tous les couvents qui 
restaient encore, ainsi qu'k l'Eglise de Negbat; les habitants 
d'Edesse avaient en effet, laissé subsister cette dernière. 

64. Le Btratélate Aréobinde, ayant vu le zèle des campag- 
nards, leur vaillance et la protection céleste qui les couvrait, ras- 
sembla, le jour suivant, dans l'Eglise, tous ceux qui étaient k 
Edesse et leur distribua trois-cents dinars. Quawad abandonna 
dès lors Edesse et allant camper sur les borda de l'Euphrate^ il 
envoya de lk des ambassadeurs k l'Empereur pour lui annoncer 
son arrivée. Passant k l'Occident du fleuve, les Arabes, qui 
l'accompagnaient, pillèrent, dévastèrent, emportèrent ou brûlè- 
rent tout ce qui se présenta k eux. Une poignée de cavaliers 
persans poussa même jusqu'à Batnan ; *) et comme le mur de 
la ville était percé (d'une large brèche), les habitants, inca- 
pables de se défendre, livrèrent leur cité, sans combat. 

65. Année 815 (de J.-C. 503—504). — Ayant appris ces 
événements, l'Empereur des Romains envoya Celer, son ma- 
gistrien, *) avec une armée nombreuse. A cette nouvelle, Qua- 
wad leva les campements qu'il avait établis sur l'Euphrate, pour 
se retirer dans une de ses provinces nommée Beith-.Oromoïe 
(J*»V/ No). 3 ) Arrivé en face de Qualiiniqué il y dépêcha un 

1) Assémani, Biblioth. Orient. I, 285. 2) Maître de la Milice. 
3) Cette province n'est pas connue. 



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.X 



LVIH Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 516. 

de ses Marzbans, pour l'attaquer; mais le ducTimostrate, venant 
a sa rencontre, anéantit son corps d'armée et le prit vivant. 
Parvenu devant cette ville, Quawad rangea ses troupes sous 
ses murs, jura de les détruire et menaça de passer tous ses 
habitants au fil de Pepée ou de les réduire en esclavage, si on 
ne lui rendait pas son Marzban. Epouvanté par l'innom- 
brable armée des Perses le duc rendit (son prisonnier). 

66. Quand le Maître (de la Milice), Celer, fut arrivé k 
Maboug, qui est située sur l'Euphrate, et qu'il apprit le départ 
de Quawad, se voyant dans l'impossibilité de le poursuivre, 
k cause de l'approche de l'hiver, il convoqua tous les généraux 
romains et les destitua, parcequ'ils n'avaient pas voulu s'entendre 
entre eux. Il leur distribua ensuite les villes pour y hiverner, 
jusqu'à ce que vint le temps de la guerre. 

67. Le 25 du mois de Konoun premier, l ) il fut ordonné 
par l'Empereur de remettre les impôts k toute la Mésopotamie. 
Les Perses d'Amed, voyant qu'ils n'avaient plus à craindre 
des Komains, ouvrirent les portes de la ville, sortirent au dehors, 
pénétrèrent dans les lieux où ils voulurent pour vendre aux mar- 
chands de l'airain, du plomb, <lu fer, des vêtements et tout 
ce qui se trouvait dans Amed; ils établirent même un impôt 

, (sur les marchés). 2 ) A cette nouvelle , Patricius partit de 
Mélitine, où il passait l'hiver, et vint se poster près d'Amed. 
Il tua tous les marchands qu'il rencontra y apportant du blé et 
de l'huile, avec tous ceux qui achetaient des choses appartenant 
k cette ville. U trouva un détachement de Perses que Quawad 
envoyait conduire des armes, du blé et des animaux; il les 
extermina et prit tout ce qu'ils amenaient. Dès qu'il apprit 
ces faits, Quawad dépêcha un Marzban, pour en tirer ven- 
geance. Mais, dès que les deux ennemis furent près d'en venir 
aux mains, les troupes impériales, effrayées par leur précé- 
dentes défaites, conseillèrent k Patricius de prendre la fuite, 
ce qu'il fit. Dans leur précipitation, les Romains, ne sachant 
où ils allaient, vinrent se jeter sur un fleuve nommé Kalath. 
On était en hiver et le fleuve coulait à pleins bords; aussi 
ne put-on le passer (k gué) ; tous ceux qui se pressèrent 

1) 25 décembre 503. 2) Le mot _lfc<S/ ne peut pas s'entendre 
évidemment dans ce cas d'un impôt de sept ans. 11 faut bien le traduire 
par êfixov. 



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Chronique de Josuè le Stylitè, écrite Mers tan ôlô. LIX 

de le franchir, se noyèrent eux et leurs chevaux. A cette 
vue, Patricius ranima les Romains en ces termes : „0 Romains, 
n'exposons pas au déshonneur notre nation et notre métier, 
en fuyant devant nos ennemis. Retournons-nous contre eux 
et peut-être no us en viendrons à bout. En tout cas, s'ils triom- 
phent, il vaut mieux, succomber par l'épée et avec bravoure 
que de périr de la mort des lâches au milieu des eaux." Per- 
suadés par cette parole et d'ailleurs acculés sur un fleuve 
impossible à franchir, les Romains se retournèrent avec colère 
contre les Perses, les exterminèrent, firent leurs chefs prisonniers 
encore en vie, après quoi ils revinrent se poster auprès d'Amed. 
Patricius convoqua alors auprès de lui les ouvriers des villes 
environnantes, avec un grand nombre de campagnards et leur 
fit creuser dans la terre un trou, sous le rempart, afin de le 
faire entrouvrir et tomber. 

68. Au mois d'Adar, l ) lorsque les autres troupes romaines 
concentrées se disposaient a partir avec le Maître (de la 
Milice), Dieu leur donna un signe pour les encourager et leur 
inspirer confiance dans la victoire. Nous en avons eu con- 
naissance par une lettre des ecclésiastiques (B'naï 'Idta) de 
Zeugma. 2 ) Afin qu'on ne croie pas que je dis rien de moi- 
même ou que je me suis laissé aller a ajouter foi à un bruit 
mensonger, je vais citer les paroles même de la lettre qui 
nous fut envoyée. La voici: 

69. «Entendez donc le récit de ce prodige glorieux, tel 
qu'il n'y en eut jamais, car il nous concerne ainsi que vous 
et tous les Romains. C'est un fait merveilleux que les hommes 
charnels auront peine à croire; mais nous l'avons vu de nos 
propres yeux, nous l'avons touché (de nos mains) et nous 
l'avons lu de nos lèvres. Vous devez donc le croire sans aucune 
hésitation. Le 19 du mois, {d'Adar) le vendredi, jour de la 
mort de notre Sauveur, 8 ) une oie d'Aquor, village des environs 
de Zeugma, pondit un œuf sur lequel étaient écrites de magni- 
fiques lettres grecques qu'on pouvait lire aisément. Elles for- 
maient comme le corps de l'œuf; et, par leur aspect comme 



1) Mars 604. 2) Ville située sur la rive droite de l'Euphrate, en 
face d'Apamée, fondée par Séleucus Nicator, 3) En 504, le 19 mars 
fut un vendredi. 



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LX -Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. 

par leur toucher, elles ressemblaient k ce que les moines 
écrivent sur les vases, contenant l'Eucharistie. Leur forme 
-était même sensible pour les aveugles. Voici comment «lies 
étaient disposées : une croix ornée d'une inscription en langue 
romaine était gravée sur la coquille de l'œuf de manière k 
l'envelopper et k en faire le tour; une autre croix était gravée 
k coté se rejoignant par les deux bouts et portant cette 
inscription: les croix triomphent Ces croix étaient placées 
les unes au dessuB des autres et les mots étaient écrits aussi 
de la même façon. Chrétiens ou Juifs, tous ceux qui virent 
ce prodige ne cessaient de louer Dieu. Quant k vouloir repré- 
senter les lettres que la main divine écrivit dans le sein de 
l'ovaire (de l'oie), cela nous est impossible, parcequ'elles étaient 
trop belles. Que celui qui entend daigne croire sans hésita- 
tion!" Telle était la lettre des habitants de Zeugma; ceux 
dans la ferme desquels avait été pondu cet œuf, en firent 
cadeau k Aréobinde. 

70. Les Romains se rassemblèrent donc, de manière k 
former une armée nombreuse, et vinrent se poster auprès de 
la ville de Risch-Aïn. Quawad dépêcha, lui aussi, contre Pa- 
triciuB dix-mille hommes, qui entrèrent dans Nisibes pour se 
reposer, après avoir envoyé leur chevaux paître dans les mon- 
tagnes de Chigor. Le Maître (de la Milice) l'apprit et expédia 
aussitôt Timostrate, duc de Quallinique, avec six^mille cavaliers. 
Celui-ci tomba sur ceux qui faisaient paître les chevaux, les 
extermina, emmena avec lui chevaux, troupeaux, tout un 
immense butin, et alla rejoindre l'armée romaine près de 
Risch- c Aïn. Les Romains partirent alors tous ensemble et 
vinrent camper devant Amed auprès de Patricius. 

71. Au mois d'Yor, l ) Qualliopius d'Halep fut fait hyparque 
et vint s'établir k Edesse. Il distribua aux Edessiens du blé 
pour qu'ils fissent du biscuit à leurs dépens. On fit cuire, k 
cette époque, huit-cent -cinquante -mille muids de froment. 
Appion se rendit aussi k Alexandrie, pour y faire du biscuit 
et envoyer du pain. 

72. Une fois que Patricius fat parvenu, au moyen du 
trou qu'il avait fait creuser, sous le rempart d'Amed, il étaya 

1) Mai 504, 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 51&. LXI 

le mur avec du bois auquel il mit le feu et la partie extérieure 
du rempart tomba en se déchirant, tandisque la partie in- 
térieure tenait debout. Patricius fit alors creuser (davantage) 
son trou afin de pénétrer par là k l'intérieur de la ville. Dès 
qu'on eut percé la terre, les Romains commencèrent à monter, 
mais une femme d'Amed les voyant se mit aussitôt à crier, 
dans l'ivresse de la joie : Voici les Romains qui entrent dans 
la ville. Les Perses l'ayant entendue, coururent sus à celui 
qui était monté le premier et le percèrent de leurs lances. 
Après celui-là, un Goth, nommé Ellod, qui avait été fait tribun 
k Harran 1 ), monta et abbattit trois Persans ; mais effrayé de 
voir que personne ne montait après lui, il revint en arrière 
et se mit en devoir de prendre le cadavre du Romain qui 
avait péri, afin que les Perses ne pussent pas l'outrager. Or, 
tandis qu'il emportait ce cadavre et qu'il descendait par l'ori- 
fice du trou, les Perses l'atteignirent et le blessèrent. (Us firent 
encore plus) : dirigeant de ce côté les eaux d'une grande source 
voisine, ils noyèrent quatre cuirassiers romains prêts k monter 
pendant que les autres, prenant la fuite, sortaient de l'exca- 
vation. Rassemblant ensuite des pierres, k l'intérieur de !a 
ville, les Persans fermèrent le trou en entassant au dessus de 
la terre, en grande quantité. Surveillant en outre les environs 
avec soin, de peur qu'il n'y eût des mines en quelque autre 
endroit, ils creusèrent des fossés, tout autour du rempart, k 
l'intérieur, .et les remplirent d'eau, afin que, au cas où les 
Romains pratiqueraient quelque excavation nouvelle, les eaux 
la fissent connaître, en s'écoulant dans son intérieur. Patri- 
cius, ayant appris cela par un traître qui était venu le trouver 
renonça k faire de pareils trous. 

73. Un jour, tandis que l'armée domaine était dispersée 
et $ue les opérations de guerre subissaient un moment de 
répit, un enfant paissant des chameaux et des ânes, un âne 
s'avança, en paissant, jusqu'au rempart et l'enfant craignit 
d'aller le reprendre. Or, un soldat persan, voyant cet âne, 
descendit du rempart par une corde, se proposant de le tuer 
et de l'emporter pour qu'il leur servît de nourriture ; car 



1) C'est probablement celui dont Théophane rapporte un trait de 
bravoure. Chronographia ad ann. 497. 



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LXII Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers Van 515. 

ses compagnons n'avaient plus de Viande dans la ville. De son 
côté un soldat romain, galiléen d'origine, tirant son épée et 
prenant sa cuirasse de la main gauche, courut sus au Perse 
pour le tuer; mais il arrivait k peine auprès des murs, qu'on 
lui jeta d'en haut une grande pierre qui l'écrasa. Le soldat 
persan commença donc k remonter k l'aide de sa corde et 
il atteignait déjà le milieu du mur, quand un officier romain, 
s'avançant précédé de deux hommes qui tenaient au dessus 
de lui leurs boucliers, lança une flèche, frappa le Persan et 
le renversa k côté du Galiléen. Des deux côtés on poussa un 
grand cri ; on se mit en mouvement et on en vint aux mains. 
L'armée romaine environnant étroitement la ville, en masses 
serrées, quarante de ses hommes tombèrent et cent-cinquante 
furent blessés, tandis que du côté des Perses, établis sur le 
rempart, neuf seulement parurent avoir été tués et un jpetit 
nombre blessés. Il était difficile, en effet, de combattre avec 
eux parceque étant k la cime des murailles et s'étant bâti, 
tout le long du rempart, des maisonnettes où ils se cachaient 
ils pouvaient combattre, sans être vus de ceux qui étaient au 
dehors. 

74. Aussi le Maître (de la Milice) et les généraux de 
l'armée pensèrent-ils qu'il ne fallait point combattre avec eux, 
leur mort ne pouvant , en effet, contribuer en rien au triomphe 
des Romains, qui avaient k faire k tous les Perses. Si Qua- 
wad venait à être vaincu, il faudrait qu'ils se rendissent ou qu'ils 
périssent dans leur prison. C'est pourquoi il fut défendu de 
les attaquer, de peur que les morts et les blessés ne finissent 
par jeter l'épouvante dans l'armée toute entière. 

75. Au mois de Haziran, *) Constantin, qui s'était joint 
aux Perses, voyant que leurs affaires ne réussissaient pas, 
s'enfuit de chez eux, avec deux femmes bien connues d'Amed 
que le roi des Perses lui avait données. Pendant deux semaines 
il marcha jour et nuit dans le désert, sans y trouver personne 
autre que ceux qui l'accompagnaient. Arrivé k Chîna (ou 
Chîla), il se fit connaître aux Arabes soumis au Romains 
qui le prirent et l'amenèrent au château de Choura, d'où on 
l'envoya à Edesse. L'Empereur ayant appris son arrivée en 

1) Juin 504. 



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Chronique de Josui le Stylite, écrite vers Van 515. LXÏII 

sa présence, il ordonna à un Evêque de lui conférer le sacer- 
doce, l'interna à Nàqla 1 ) et lui défendit, soit de reparaître 
en sa présence, soit de se mêler jamais d'aucune affaire. 

76. Quand il avait pris Amed, Quawad était allé au 
Dimosion, et av^it éprouvé l'effet salutaire des bains. Aussi, 
dès qu'il fut de retour dans son pays, ordonna-t-il de bâtir 
des bains dans toutes les villes de la Perse. 'Adid, Arabe 
tributaire des Persans, se livra avec son armée et se sou- 
mit aux Romains. Au mois de Thamouz 2 ) , les Romains 
attaquèrent de nouveau les Perses dans Amed et Gainas, 3 ) 
duc d'Arabie, en atteignit un grand nombre avec des 
flèches. Mais, un jour que son armure l'accablait de chaleur et 
qu'il avait relâché les courroies de sa cuirasse, on lança d'Amed 
des flèches avec une baliste; il fut atteint et mourut. Le 
Maître (de la Milice) voyant le mal que lui causait son séjour 
auprès d'Amed, y laissa Patricius tandis que lui descendait 
avec son armée, chez les Perses, et qu'Aréobinde pénétrait 
avec son corps de troupes dans l'Arménie persane 4 ). Ils exter- 
minèrent dix-mille Persans ou Arméniens, réduisirent en escla- 
vage trente-mille femmes ou enfants, pillèrent ou brûlèrent 
nombre de villages, et, en revenant près d'Amed, emmenèrent 
cent- vingt-mille (têtes de bétail) brebis, bœufs ou chevaux. 
Comme ils passaient k côté de Nisibes, les Romains se pla- 
cèrent en ambuscade, tandis que ceux qui conduisaient le 
butin le faisaient passer lentement. Un Marzban, qui se 
trouvait là, voyant que les conducteurs étaient en petit nombre* 
arma sa troupe et marcha contre eux, pour leur arracher (leur 
proie). Ceux-ci firent semblant de fuir et les Perses prenant 
courage se mirent à leur poursuite. Mais, à peine s'étaient- 
ils éloignés de chez eux, que les Romains sortant de leur 
ambuscade les anéantirent. Aucun ne se sauva. Ils étaient 
au nombre d'environ sept-mille. Moucheleq 5 ), Arménien sujet 
des Perses, se livra, lui et toute son armée, et se soumit aux 
Romains. 



1) Nicée. Assémani, Bib. Or. 279, b. 2) Juillet 504. 3) Inconnu 
par d'ailleurs. 4) Procope, De Béllo Persico, I, 8. 5) Probablement 
Mouscheg en Arménien. Aucun auteur arménien n'ayant écrit au 
long sur cette époque, ce personnage demeure complètement inconnu, 



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LXTV Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

77, Année 816 (de J.-C. 504—505). —Le peu d'habitants 
qui avaient demeuré dans Amed furent violemment tourmentés 
par la faim ; car les Perses, craignant qu'ils ne livrassent la ville 
aux Romains, lièrent tous les hommes et les jetèrent dans le 
Cirque; ils y moururent de faim, chargés de chaînes à tout 
jamais. Quant aux femmes, les Perses leur faisaient part de 
leurs vivres, soit parcequ'ils forniquaient avec elles, soit parce- 
qu'elles leur étaient nécessaires pour les travaux de mouture 
et de cuisson. Mais, dès que les vivres vinrent k leur manquer, 
ils les délaissèrent avec mépris et refusèrent de les nourrir. 
Chacun d'eux ne recevait, en effet, cette année-lk que cent 
poignées d'orge par jour. De viande, de vin, d'autre nourri- 
Juré, n'importe laquelle, il n'en restait plus; et, comme les 
assiégés redoutaient les Romains, ils ne quittaient jamais leurs 
postes. Us se firent même de petits fours sur les remparts, 
et, après avoir moulu sur place leur poignée d'orge, ils la 
faisaient cuire pour la manger. Ils prirent également de 
grands pétrins, les placèrent sur les hauteurs du rempart, les 
remplirent de terre, y semèrent des légumes et mangèrent ce 
qui y poussa. 

78. Si j'essaie de raconter ce que firent les femmes d'Amed, 
peut-être que ceux qui viendront après nous n'en croiront rien, 
et cependant, il n'est aujourdhui personne, parmi ceux qui 
cherchent à s'instruire des événements, qui n'ait entendu parler 
de ce qui s'est passé, quand bien même il serait fort éloigné 
de nous. Les femmes se réunirent donc en grand nombre 
et ourdirent entre elles un complot: elles sortaient furtivement, 
le soir et- le matin, et, quand elles rencontraient quelqu'un 
dont elles pouvaient se rendre maître, que ce fut une femme, 
nu garçon ou un enfant, elles l'entraînaient dans leurs maisons 
et la elles le tuaient, le divisaient, et le faisaient rôtir. Trahies 
par l'odeur du rôti, leur crime fut porté a la connaissance 
du Marzban qui commandait la place, lequel, outré de colère 
contre un grand nombre, les fit mettre à mort et défendit 
aux autres de tuer n'importe qui.] Il leur permit seule- 
ment de manger les morts , ce qu'elles firent publiquement. 
Elles mangèrent la chair morte des hommes et leurs restes, les 
souliers de leurs pieds, les vieilles semelles et même les choses 
infectes qu'elles ramassaient sur les places ou dans les cours. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Vom 515. LXV 

L'armée romaine, au contraire, ne manquait de rien; tout 
lui était donûé en temps opportun par ordre de l'Empereur, qui 
avait grand soin de le lui faire parvenir. On trouvait dans 
son camp, beaucoup plus que dans les villes, les choses 
qui se vendent, nourriture, boisson, chaussure, vêtement; toutes 
les cités voisines, Edesse surtout, cuisaient du biscuit dans 
leurs boulangeries et le lui envoyaient. Cette année, les 
Edessiens firent cuire dans leurs établissements , par ordre de 
Phyparque Qualliopius, six- cent- trente- mille muids, sans parler 
de ce qui fut cuit dans toute la contrée par les villageois, les 
boulangers étrangers et les indigènes. 

79. L'Evêque Mar Pierre x ) alla vers la même époque 
trouver l'Empereur, pour le prier de remettre les impôts; 
mais il fut mal accueilli ; car l'Empereur le blâma de ce qu'il 
avait délaissé le soin des pauvres, dans un pareil moment, pour 
venir à lui, ajoutant que Dieu pouvait bien , sans l'inter- 
vention de personne, lui montrer s'il fallait accorder quelque 
bienfait à la ville bénie (par le Christ). Tandis quel'Evêque 
était encore à Constantinople, l'Empereur envoya à toute la 
Mésopotamie la remise (des impôts), mais en se servant d'un 
autre intermédiaire et sans que l'Evêque en sût rien. D fit 
aussi remise d'un tiers des impôts aux habitants de Maboug. 

80. Les généraux romains, qui campaient devant Amed, 
envoyèrent des fourrageurs sur le territoire des Perses, piller, 
enlever et dévaster. Ces fourrageurs entraînèrent des captifs, 
passèrent le Tigre, et trouvèrent des cavaliers persans, réunis 
et prêts k marcher contre eux. Prenant courage, s'ar- 
rêtant au bord du Tigre et le franchissant après eux, les 
Romains les exterminèrent tous, au nombre d'environ dix-mille 

' hommes, et pillèrent ensuite toutes les propriétés de leurs captifs. 
Us brûlèrent de nombreux villages et tuèrent tous les mâles 
au dessus de douze ans qu'ils rencontrèrent; quant aux 
femmes et aux enfants, ils* les emmenèrent captifs. Le Maître 
(de la milice), avait , en effet, ordonné à tous les officiers de 
tuer celui des Romains qui sauverait un mâle de douze ans 
ou au dessus et de ne laisser aucune maison debout dans 
tous les villages où ils pénétreraient. C'est pourquoi des 



1) Lequien, Oriens chriatianns, II, 962 E. 
Abhandl. d. DMG. VI. 1. 



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L^VI Chronique de Josué le Stylâte, écrite vers Van 615. 

cavaliers romains intrépides et les villageois qui les accom- 
pagnaient, après avoir brûlé les toits, venaient encore, quand 
le feu était éteint, renverser les murs. Us allaient même jus- 
qu'à oouper et jusqu'à détruire les vignes, les oliviers et tous 
les arbres. Les Arabes soumis aux Romains passèrent aussi 
le Tigre devant eux, pillant, emportant, détruisant tout ce 
qu'ils trouvèrent en Perse. Comme je sais que Votre Sainteté 
examine avec soin chaque chose, elle comprendra facilement 
que cette guerre fut pour les Arabes des deux partis une source 
de profits et qu'elle réalisa leurs désirs dans les deux royaumes. 
81. Quawad, remarquant enfin que les Romains ruinaient 
son pays, sans que personne leur résistât, voulut marcher à 
leur rencontre; c'est pourquoi il envoya son Astabîd au 
Maître (de la milice) pour traiter de la paix, et il lui donna 
une armée de vingt-mille hommes. Il fit partir aussi tous les 
prisonniers de marque qu'il avait faits à Amed: Pierre qu'il 
avait emmené d'Ach'frîn, Basile qu'il avait reçu en otage à 
Edesse, et même le corps d'Olympius, ce duc qui, venu en 
ambassade, était mort auprès de lui. 1 ) Il expédia ce cadavre 
dans une caisse scellée afin de prouver qu'Olympius s'était éteint 
de mort naturelle, comme d'ailleurs pouvaient l'attester ses ser- 
viteurs et ceux qui étaient venus avec lui. Le Maître (de la 
milice) reçut ces captifs et les envoya à Edesse, à l'exception 
du gouverneur d'Amed et du comte Pierre contre lesquels il 
s'emporta jusqu'à vouloir les faire mourir ; car , disait-il, c'était 
par leur négligence qu'avaient été livrés les lieux dont la 
garde leur était confiée; et la preuve, c'est que les Perses 
eux-mêmes tenaient les murs d'Amed pour inexpugnables. 
L'Astabîd lui demanda alors de lui donner, en place des cap- 
tifs qu'il avait amenés, les Perses renfermés dans Amed, 
car ces derniers, tout en dominant leur crainte, étaient horrible- 
ment tourmentés par la faim. A cela le Maître (de la 
milice) répondit: „ne me parlez pas de ces gens; ils sont 
enfermés dans notre ville et destinés à être nos serviteurs*'. 
— „Laissez-moi donc, au moins, reprit l'Astabîd, leur envoyer 
des vivres, car il ne^vous^ convient pas de laisser mourir de 



1) Probablement ceiui-là-même que nous avons vu plus haut com- 
mander à Telia. 



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Chronique de Josué le Stylite , écrite vers Van 615. LXVH 

faim vos serviteurs; quand vous voudrez les tuer, cela vous 
sera facile." — Envoyez-leur en, Repartit Celer. — „Jurez-moi, 
répliqua l'Astabîd, vous, vos officiers et tous vos chefs de 
troupes, que personne ne tuera ceux que j'enverrai." Tous 
le jurèrent, k l'exception du duc Jonas *), qui n'était pas avec 
eux, à dessein, par ce que le Maître de la milice l'avait laissé de 
coté, afin que, s'il y avait quelque serment, il ne fût point lié par 
une promesse. L'Astabîd envoya donc trois-cents chameaux, por- 
tant des sacs de pain dans lesquels on avait placé des flèches. 
Jonas tomba sur eux et les enleva, après avoir tué ceux qui les 
accompagnaient. Et comme l'Astabîd, se plaignant de cette 
conduite, demandait au Maître (de la milice) de punir l'auteur 
de ce méfait, le Maître (de la milice) lui répondit: je n'ai pas 
pu savoir quel est l'auteur de ce crime, à cause de l'immen- 
sité de mon armée ; mais, si vous le savez, et si vous pouvez 
vous venger, je n'y mettrai aucun empêchement. L'Astabîd 
craignit de tenter l'aventure et se mit k solliciter la paix. 

82. Comme beaucoup de jours s'étaient passés, depuis 
qu'il avait demandé la paix, il se déclara un grand froid 
accompagné de neige et de gelée. Les Romains abandonnè- 
rent donc leurs campements, un k un, emportant, chacun, chez 
lui, la part de butin qui lui revenait. Ceux qui restèrent et 
qui ne rentrèrent pas dans leur patrie se réfugièrent k Telia, 
k Rich-'Aïna et k Edesse, afin de se préserveV du froid. L'Asta- 
bîd, voyant que les Romains s'étaient séparés et qu'ils n'avaient 
pas pu résister au froid, fit dire au Maître (de la milice): 
„ou fais la paix et laisse sortir les Perses d'Amed, ou bien 
accepte la guerre." Le Maître (de la milice) ordonna au 
Comte Justin 2 ) de rassembler l'armée, mais celui-ci ne put 
en venir k bout. Voyant donc que la majeure partie des 
Romains s'étaient dispersés, Celer fit la paix et laissa sortir 
les- Perses 4 , Amed, k la condition toutefois, qiie „si la paix 
plaisait k l'Empereur et s'il ratifiait les actes dû Maître (de 
la milice), on s'en tiendrait k ce qu'on avait conclu; au cas 
contraire, on recommencerait la guerre." En apprenant ce 



1) Assémani a lu Jiû-» au lieu de JQ&JO». 2) Celui-là même 
qui devint plus tard empereur, disent Zacharie et Théophanes, 



y* 



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LXV1ÏÏ Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 51ft. 

qui avait eu lieu, l'Empereur ordonna de remettre l'impôt 
(pour sept ans) l ) dans toutes les villes, surtout dans Amed, 
afin de mettre fin aux inimitiés et de consolider la paix. Il 
envoya, en outre, k Quawad, par un ambassadeur, nommé 
Léon, 2 ) des présents et des honneurs, avec deux services de 
table, tous d'or. 

83. Quelles souffrances endurèrent les habitants d'Edesse 
qui portaient le blé k Amed, c'est ce que personne ne sait 
k l'exception de ceux qui furent employés k cette besogne. 
La plupart d'entre eux, en effet, moururent en route, eux et 
leurs bêtes de somme. 

84. Le vénérable Evêque d'Amed, Jean, 8 ) étant mort 
avant que les Persans ne vinssent assiéger la ville, les 
membres de son clergé allèrent trouver le saint et pieux 
patriarche d'Antioche, orné de toutes les vertus divines, le 
vaillant et illustre Mar Flavien , 4 ) pour qu'il leur sacrât un 
Evêque. Flavien les accueillit avec honneur, tout le temps 
qu'ils restèrent auprès de lui; et une fois que le vénérable 
Nonnus, 5 ) prêtre et économe de l'Eglise d'Amed, eût été 
délivré de l'esclavage, il le fit evêque, sur la demande du 
clergé. Après avoir reçu le pontificat, Nonnùs envoya k 
Constantinople son chorévêque, Thomas, tant pour ramener 
les habitants d'Amed qui se trouvaient dans la capitale que 
pour solliciter quelques grâces auprès de l'Empereur. Mais 
ceux qui étaient k Constantinople s'étant liés avec Thomas 
supplièrent l'Empereur de le leur accorder pour Evêque, et 



1) C'est ainsi qu'Assémani interprète le mot ^1K&/ dans la 
Bibliotheca Orientalis , I, 280, faisant dériver ce mot ixènxdvov) ou de 
quelque mot analogue, que nous ne trouvons pas dans les lexiques: 
mais il est impossible d'interpréter ainsi ce mot dans les autres 
passages où il figure. Peut-être faudrait-il lire encore ici è<pi%ov. 
2) Les auteurs byzantins parlent d'un certain Armonius, secrétaire 
d'état, qui fut député pour signer le traité. Voir Procope, De Bello 
Persico, I, 9; cfr. Zacharias de Mitylène dans Land. — Leur récit est 
moin s favorable aux Byzantins que celui de Josué Stylite. 3) Jean 
d'Amed dans Zacharie de Mitylène. Land, Anecdote Syriaca, M, 206 
et suiv. 4) Patriarche d'Antioche 498—512. 5) Lequien, Oriens 
chrùtianus, II, 992. — Land, Anecdota Syriaca, III, 213—215. — Non- 
nus dépossédé par Thomas fut transféré k Séleucie, d'où il revint, 13 
ans plus tard, à Amed. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van ,515. LXIX 

Anastase ayant accédé à leur demande fit dire au Patriarche 
de ne pas les molester; il leur octroya même le gouverneur 
qu'ils demandèrent. Le patriarche et l'Empereur comblèrent 
de faveurs PEglise d'Amed et lui envoyèrent des sommes d'or 
considérables pour sustenter les pauvres. Aussi, tous ceux qui 
erraient dans les contrées voisines se réunirent-ils k Amed; 
ils y ensevelissaient les morts et recevaient ensuite la 
rétribution prescrite. 

85. Urbicus, *) eunuque de PEmpereur, qui avait fait de 
nombreuses aumônes à Jérusalem et en d'autres endroits, vint 
à Amed et y distribua, denier par denier, des sommes consi- 
dérables. Il se rendit de là à Edesse, où il donna à chaque 
femme, qui voulut l'accepter, le tiers d'un as 2 ) et à chaque 
enfant un zouzô. Presque toutes les femmes, soient celles 
qui en avaient, soient celles qui n'en avaient pas besoin, reçu- 
rent leur demi-denier. 

86. Cette année, après la fin de la guerre, les bêtes 
féroces furent vivement excitées contre nous parcequ' elles 
s'étaient habituées à manger des corps humains, à cause de 
la multitude des morts qu'il y avait eu pendant la guerre. 
Aussi , dès que les cadavres tombant en putréfaction eurent 
disparu, elles entrèrent dans les villages et enlevèrent les 
enfants pour les dévorer. Elles s'attaquèrent même aux 
hommes attardés sur les chemins et les déchirèrent. Telle 
fut la crainte qu'elles inspirèrent qu'à l'époque de la récolte, 
personne, dans la campagne, n'osait passer la nuit dans les aires 
sans une cabane, par peur des bêtes féroces. Avec l'aide 
de Notre Seigneur, cependant, qui prend toujours soin de 
nous et qui, dans sa miséricorde, nous délivre de toutes les 
épreuves, une partie de ces animaux tomba entre les mains 
des villageois, qui les abattirent et envoyèrent leur dépouille à 
Edesse. Les chasseurs en prirent quelques unes , les lièrent 
et les promenèrent vivantes. Tout le monde vit ce prodige 
et loua le Dieu qui a dit : „Je vous ferai craindre et redouter 
de tous les animaux de la terre." 8 ) Sans doute, c'est à cause 



1) Il avait contribué puissamment à l'élévation de l'Empereur Ana- 
stase. 2) Tremissis , le tiers d'un As ou denier. — Le Zouzo était 
une monnaie de moindre valeur. 3) Genèse IX, % 



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LXX Chronique de Joaué le Stylite, écrite vers Van 515. 

de nos péchés qu'ont été envoyés contre nous la guerre, la 
famine, la peste, la captivité, les bêtes sauvages, et les autres 
châtiments écrits ou non écrits; mais, par sa grâce, Dreu 
nous a délivrés. 

87. C'est encore lui, qui, dans sa miséricorde, touché par 
votre prière , m'a fortifié quelque faible que je sois, pour que, 
suivant ma force , j'écrivisse ce qui s'est passé, a la gloire de 
ceux qui ont enduré ces malheurs et pour l'instruction de ceux 
qui viendront après nous. Si ces derniers veulent, en effet, pro- 
fiter du peu que j'ai écrit, ils pourront devenir sages. J'en 
ai omis plus que je n'en ai dit; car, ainsi que je l'ai annoncé dès 
le commencement, je n'étais pas capable d'écrire le tout. Si 
on racontait les tourments que chacun a endurés, il en sortirait 
de si longues histoires qu'un grand livre ne suffirait pas k les 
contenir. D'ailleurs, ce que d'autres ont écrit vous expliquera 
comment ceux qui vinrent à nous en libérateurs, nous pil- 
lèrent, à leur départ ou k leur retour, à peu près comme des 
ennemis. Ils jetèrent beaucoup de pauvres k bas de leurs 
lits, pour y dormir k leur place, pendant que les maîtres cou- 
chaient sur la dure , même dans les jours de froid. Ils expul- 
sèrent des personnes de leurs maisons et s'y établirent au lieu 
d'elles ; ils enlevèrent k d'autres leur bétail et l'emmenèrent de 
force; ils dépouillèrent ceux-ci des vêtements qui couvraient 
leur corps pour les leur prendre et ils infligèrent de rudes coups 
k ceux-lk pour n'importe quelle affaire. Avec les uns ils se dis- 
putaient sur la place publique pour des riens ou pour un peu de 
nourriture ; quant aux autres, ils leur prenaient publiquement les 
provisions qu'ils avaient dans les fermes ou dans les villes. En 
route, ils tombaient sur le plus grand nombre de gens qu'ils 
rencontraient; les cours et Iqs hôtelleries de la ville ne leur suf- 
fisant pas, ils logeaient avec les ouvriers dans leurs boutiques et, 
au vu de tout le monde, dans les maisons et sur les places 
publiques, ils violaient leurs épouses. Us prenaient aux femmes 
âgées, aux veuves, aux pauvres, l'huile, le bois, le sel, etc*, 
pour leur usage personnel et les frustraient ainsi du fruit de 
leur travail, tout en exigeant leurs services. En un mot, ils 
tourmentèrent et les grands et les petits; il n'y eut per- 
sonne qui n'eût k souffrir de leur méchanceté. Les notables 
de l'endroit eux-mêmes, qui étaient chargés de leur distribuer 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 615. LXX1 

les billets de logement et de veiller k Tordre, tendaient leurs 
mains aux présents corrupteurs ; et, recevant de tout le monde, 
ils ne respectaient personne. Ils envoyaient un peu plus tard 
des soldats à héberger k ceux qu'ils avaient tout d'abord exemptés 
de cette charge. Les militaires logeaient même chez les 
prêtres et chez les diacres, quoiqu'il y eût un édit impérial 
qui le leur défendît. x ) Mais, pourquoi me fatiguer k rassembler 
les faits en plus grand nombre , lorsque ceux qui sont . plus 
éclairés que moi ne suffiraient pas k les exposer ? 

88. Une fois qu'il eut passé k l'Occident de PEuphrate 
le Maître (de la milice) alla retrouver l'Empereur; Aréobinde 
s'établit k Antioche, Patricius a Mélitine, Pharzamane k 
Apamée, Théodore k Damas et QualliopiuB k Masboug. Edesse 
eut, dès-lors, un moment de repos et le peu d'habitants qui y 
étaient restés s'abandonnèrent k la joie. Le préfet Euloge 
s'occupa k rebâtir la ville; il dépensa deux-cents livres d'ar- 
gent pouf les frais de construction, bâtit, restaura et con- 
solida le mur d'enceinte. II rétablit et disposa deux aque- 
ducs, qui entraient dans Edesse par le bourg de Thelz'ma, 
et par Môdad. Il releva et termina les bains qui étaient 
tombés, renouvela son prétoire et fit beaucoup d'autres con- 
structions dans la cité. L'Empereur donna k l'Evêque vingt 
livres, pour fraie de réparation faites au rempart, et l'eunuque 
Urbicus dix livres , 2 ) pour la construction d'un Martyrium 
en l'honneur de la bienheureuse Marie. Quand k l'huile, qui 
était donnée aux Martyriums et aux couvents, par l'office 
(public) et dont la quantité s'élevait k six-mille huit-cents 
sétiers, le préfet la Supprima pour éclairer les portiques de là 
ville. Les gardiens de l'Eglise firent d'instantes réclamations, 
mais Euloge ne se laissa point fléchir. Afin, cependant, qu'on 
ne crût pas qu'il méprisait les temples bâtis en l'honneur de 
Dieu, il donna, sitr ses propre» fonds, deux-cents (sééiers 
d'huilé) k tous les Martyriutinà. Jusqués k cette année, les 
quatre muids de froment, leâ six iûuidg d'orge et les deux 
mésttres de vin se vendaient un denier. Après la nouvelle 
récolte, les six muids de froment et les dix d'orge ne se ven- 
dirent que le même prix. 



1) oâxQa. 2) Ht ça. 



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LXXII Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

89. Les Arabes de la Perse, incapables de se tenir en 
repos, passèrent sur le territoire des Romains, sans (le consen- 
tement) de leurs maîtres et s'emparèrent de deux villages. 
Le Marzban persan de Nisibes ne Peut pas plutôt appris 
qu'il saisit leurs chefs et les fit mourir. 

Les Arabes (soumis aux) Romains passèrent aussi en 
Perse, sans en avoir reçu Tordre, et s'emparèrent d'une ferme. 
A cette nouvelle, le Maître (de la milice), qui vint a la fin 
de cette année a Apamée, envoya Timostrate, duc de Qual- 
linique , lequel ayant pris cinq de leurs chefs en décapita 
deux et crucifia les trois autres. Pharzamane quitta Apamée, 
après le passage du Maître (de la milice), et alla résider à 
Edesse. Il fut fait général par l'Empereur, à la place d'Hy- 
patius. 

90. Les murailles de Batnon, château fort des environs 
de Saroug, *) qui étaient abattues et percées, furent rebâties 
et renouvelées par les soins d'Euloge, préfet d'Edesse. Le 
vénérable prêtre Hédésius recouvrit d'airain la porte de l'Eglise 
d'Edesse par où entraient les hommes. 

91. Année 817 (de J. C. 505^506). — Les chefs de 
l'armée romaine firent connaître a l'Empereur le mal consi- 
dérable que causait à leurs troupes le manque d'une ville 
située sur la frontière. Toutes les fois, en effet, que les Ro- 
mains sortaient de Telia ou d'Amed, pour circuler dans l'Arabie 
à cause des voleurs, ils étaient assassinés, partout où ils s'ar- 
rêtaient, par leurs fourbes ennemis. En outre, quand ils ren- 
contraient des forces supérieures aux leurs et qu'ils croyaient 
devoir se replier en arrière, ils étaient condamnés à de 
grandes fatigues , faute d'avoir tout près d'eux une ville de 
refuge. C'est pourquoi l'Empereur ordonna de rebâtir les murs 
du bourg de Dara qui était situé sur la frontière. On ras- 
sembla des carriers dans toute la Syrie et ces carriers vin- 
rent à Dara pour la rebâtir. Mais il arriva que les Perses 
sortant de Nisibes essayèrent d'entraver leurs travaux; Phar- 
zamane quitta dès lors Edesse et vint s'établir à Amed, pour 



1) Josué Stylite paraît donc distinguer Batnon de Saroug. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. LXXIII 

pouvoir aller plus facilement au secours de ceux qui étaient 
occupés à construire Dara. *) 

(Ici il manque un feuillet qui, au temps d'Assémani, avait 
déjà disparu. Voir Bibliotheca Orientalis, I, pag. 281, b.) 

— — — — — -M. _ 

92 grand chasseur de bêtes fauves, surtout de 

sangliers qui s'étaient multipliés en cet endroit, depuis que 
le lieu était devenu désert. Il en prenait plus de quarante 
par jour. Afin de donner des spécimens de sa chasse, il en- 
voya à Edesse (des sangliers) morts et vivants. 

93. Le vénérable Serghîs, évêque de la citadelle de 
Bîrtha, qui est située chez nous, aux bords de l'Euphrate, 2 ) 
commença aussi k bâtir des remparts à sa ville; l'Empereur 
lui donna pour cela des sommes considérables. Le Maître 
(de la milice) ordonna également de construire des murailles 
autour d'Europe, ville située k l'Occident de l'Euphrate, dans 
la province de Maboug; les habitants de l'endroit se mirent 
courageusement à l'œuvre. 

94. Lorsque Pharzamane se fut transporté k Amed, le duc 
Romanus 8 ) le remplaça à Edesse, avec son corps de troupes 
et fit de larges aumônes aux pauvres. A tous ces bien- 
faits l'Empereur ajouta encore, cette année, la remise des 
impôts pour la Mésopotamie. Tous les propriétaires en furent 
ravis et louèrent hautement le souverain. 

95. Il y eut des meurtres d'Arabes, car ils se plaignaient 
en disant: „Au lieu d'habiter chez nous, les Goths devraient 
bien loger chez les seigneurs des villages, puisqu'ils ont été sou- 
lagés par la remise des impôts." L'hyparque ordonna de faire 
droit k cette requête. Mais on n'eût pas plutôt commencé 
d'exécuter ses ordres que tous les grands de la cité se réu- 
nirent chez le Duc Romanus, et supplièrent sa grandeur de 



1) Cédrénu8, Historiarum Compendium {Patrol. grecque CXXL, col. 
685—686). — Procope , De Bello Persico 1 , 80. De Aedificns Justi- 
niani, III, 5. 2) Cette citadelle est fréquemment nommée chez les 
auteurs orientaux. Assémani, Bibl. Orient. II, Dissertation prélimi- 
naire. 3) Le Ms. porte, en cet endroit, Damien, mais c'est une erreur, 
d'après le contexte. 



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LXXIV Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

déterminer ce que chaque Goth devait recevoir par mois, afin 
que les soldats ne se livrassent pas au pillage , quand ils se 
trouveraient dans les maisons des riches, comme ils l'avaient 
fait, quand ils s'étaient trouvés dans les maisons du peuple. 
Le Duc accueillant volontiers cette demande ordonna (aux 
Goths) de ne recevoir par mois qu'un espoda *) d'huile, deux- 
cents livres de bois, un lit et un matelas pour deux. 

96. Dès qu'ils eurent connaissance de cet ordre, les Goths 
coururent chez le Duc Romanus, au palais de Beith-Barsa, 
et manifestèrent le dessin de le tuer. Or, comme ils montaient 
par une échelle k sa chambre, il entendit le bruit de leurs 
vociférations tumultueuses, et, comprenant ce qu'ils voulaient 
il se revêtit à la hâte de son armure, prit ses habits, 
dégaina son épée, se mit sur la porte supérieure de l'endroit 
où ils étaient, et, sans tuer aucun Goth, il empêcha, par le 
seul jeu de son arme, les premiers qui montèrent de parvenir 
jusqu'à lui. Néanmoins, ceux qui étaient en bas pressant 
ceux qui étaient en haut de monter et d'entrer, une foule 
nombreuse et surexcitée s'empara des échelles de ce palais, ainsi 
que Votre Religion le sait. Beaucoup de personnes s'engagèrent 
alors sur les échelles, qui, se brisant, tombèrent sur les assail- 
lants: quelques uns périrent, un plus grand nombre n'eut 
que des membres brisés ou luxés mais n'en guérit jamais. La 
chute de l'échelle ayant laissé un moment de répit à Romanus, il 
s'enfuit par le toit d'un palais dans un autre et se sauva. 
Dès lors néanmoins il n'osa plus rien dire aux Goths qui 
continuèrent à loger où ils étaient et se conduisirent comme 
il leur plut, sans que personne eût le courage de les admonester, 
de les arrêter et de les réprimer. 

97. Durant toute cette année, notre Evêque Mar-ÏHerre 
fut en proie à une maladie douloureuse et terrible. 

Au mois de Nisan 2 ) les ennuis augmentèrent pour notre 
ville, car le Maître (de ta milice) avait rassemblé toute son 
armée, pour se diriger vers la Perse, afin d'y renouveler le 
traité de paix; mais arrivé à Edesse, des ambassadeurs 
persans vinrent lui annoncer la motï de l'Astabîd avec lequel 

1) Le terme correspondant manque dans \A langue française. Voir 
Payne Smith, Thésaurus Syriacus, ad verbum: vas plumbeum quo vinum 
mim'strant. 2) Avril 506. 



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Chronique de.Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. LXXV 

il devait traiter, et le prier, s'il avait des intentions paci- 
fiques, de ne pas dépasser Edesse, jusqu'à ce qu'un autre 
Astabîd lui fût envoyé par le roi de Perse, Le Maître (de 
la milice) écouta favorablement cette demandé et demeura 
cinq mois à Edesse. La ville ne suffisant pas aux Goths 
qu'il avait avec lui, ceux-ci logèrent dans les villages et dans 
tous les couvents des environs, grands ou petits. Les moines 
même qui habitaient des cellules isolées ne purent conserver 
la solitude qu'ils aimaient; ils durent, eux aussi, recevoir des 
soldats dans leurs monastères. 

98. Le premier jour, les Goths, ne se nourrissant pas à 
leurs frais, mangèrent et burent avec tant d'excès, qu'après 
s'être établis de leur propre autorité sur le haut des maisons, 
quoique aveuglés par le vin, ils dirigèrent leurs pas dans 
le vide en voulant sortir la nuit, et périrent misérable- 
ment, brisés par leur chute sur le sol. Quelques uns, buvant 
assis, tombèrent dans un profond sommeil et roulant du haut 
des maisons moururent sur place; d'autres étouffèrent sur 
leurs lits pour avoir trop mangé: ceux-ci, pour de légers motifs, 
jetaient aux oreilles de ceux qui les servaient leurs mets (?) 
tout brûlants ; ceux-là, entrant dans les jardins pour prendre 
des légumes et trouvant les jardiniers qui voulaient les en 
empêcher, les tuaient à coups de flèches. Ces crimes demeu- 
rèrent tous impunis. D'autres fois, la malice augmentant et 
personne ne songeant à la réprimer, les Goths se tuaient entre 
eux emportés qu'ils étaient par la colère; ceux chez lesquels ils 
demeuraient se conduisaient avec beaucoup d'adresse et accom- 
plissaient tout ce qu'ils voulaient, pour ne pas leur fournir de pré- 
texte à mal faire. Il y avait néanmoins dans cette armée des sol- 
dats qui vivaient d'une manière réglée. Votre Science ne Pignore 
pas , car il est impossible que dans des troupes aussi nombreuses 
il ne se trouvât pas quelques personnes sages. Mais l'audace de 
la soldatesque en vint au point que les gens perdus d'Edesse 
cessèrent de se conduire mal. On murmura cpntre le 
Maître (de la milice) et on consigna ces murmures dans des 
libelles qu'on afficha secrètement dans des endroits connus 
de la ville; en l'apprenant, Celer ne s'irrita point, comme 
il aurait pu le faire; il ne chercha même pas à con- 
naître quel était l'auteur de ces écrits et ne forma aucun 



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LXXVI Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

projet de vengeance à cause de sa douceur. Il se mit 
uniquement en mesure de quitter Edesse de suite et sans 
retard. 

99. Année 818 (de J.-C. 506-507). Le- Maître (de la 
milice) emmena donc toute son armée et descendit vers la 
frontière, où un envoyé des Perses vint le trouver à Dara, 
ayant avec lui les otages qu'envoyait l'Astabîd. On le pria, 
au cas où il voudrait faire la paix, d'envoyer k son tour des 
otages en échange de ceux qu'il avait reçus, après quoi, les 
deux partis se rapprochant amicalement s'aboucheraient, ac- 
compagnés chacun de cinq-cents cavaliers bien disciplinés, 
pour discuter à loisir ce qu'il faudrait. Le Maître (de la milice) 
accéda à cette demande, et envoya des otages à la rencontre 
de l'Astabîd. Au jour fixé, il vint lui-même, sans armes; 
mais, craignant quelque perfidie de la part des Perses, il 
rangea en face toute l'armée romaine sous les armes et, lui 
donnant un signe, il lui prescrivit d'accourir auprès de lui 
aussitôt qu'elle apercevrait ce signe. Dès que l'Astabîd fut 
arrivé et que les Romains se furent assis pour délibérer, eux 
et tous les officiers qui étaient avec eux, un soldat romain, 
en regardant attentivement, vit que ceux qui étaient venus 
avec l'Astabîd portaient des armes ^ous leurs habits ; il com- 
muniqua sa découverte au général Pharzamane et au Duc 
Timostrate, qui donnèrent aussitôt le signal aux troupes. On 
sonna la charge et elles vinrent cerner l'Astabîd et ses com- 
pagnons pendant que l'armée, qui était au camp des Perses, 
apprenant cette arrestation prenait la fuite de frayeur et 
se réfugiait dans Nisibes. Les Romains tirèrent l'Astabîd 
et ses compagnons d'au milieu d'eux, sans leur faire aucun 
mal; car, dans leurs victoires, les officiers romains étaient 
calmes. De retour k son camp, l'Astabîd, voyant que les 
Perses s'étaient retirés à Nisibes, craignit de demeurer 
seul et les rejoignit. 11 voulut les obliger k sortir de la ville 
avec lui, mais la crainte les en empêcha. Cependant désireux 
de ne pas révéler aux Romains l'épouvante des Perses, l'Astabîd 
fit amener sa fille à Nisibes, et lk, conformément à la- loi 
Persane, il la reçut au nombre de ses femmes. Aussi, quand 
le Maître (de la milice) lui fit dire: ^personne ne te fera de 
mal, alors même que tu sortirais tout seul", il répondit: „3i 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. L XXVII 

je ne sors point ce n'est pas par crainte, c'est parceque les 
jours de mon festin de noce ne sont pas encore finis." Le 
Maître (de la milice), qui savait tout, fit semblant de ne rien 
comprendre. 

100. Quelques jours plus tard, quand l'Astabîd vint le 
trouver, avec des intentions pacifiques, il écarta toutes les de- 
mandes qu'il aurait pu adresser aux Perses et conclut avec eux 
un traité de paix. On écrivit des deux côtés les conditions 
réciproques et on détermina le temps pendant lequel on ne 
se ferait point la guerre. Toute l'armée tressaillit de joie et 
d'allégresse en apprenant que la paix était conclue. 

101. Tandis qu'ils étaient encore sur la frontière, le 
Maître (de la milice) et Qualliopius reçurent, de l'Empereur 
Anastase, des lettres pleines de bienveillance et de miséricorde 
pour toute la Mésopotamie. Ce prince leur écrivait que, s'ils 
croyaient nécessaire de remettre les impôts, il leur donnait 
plein pouvoir de le faire. Eux jugèrent à propos de re- 
mettre en entier les impôts aux habitants d'Amed et aux 
Edessiens par moitié. Cest ce qu'ils firent aussitôt qu'ils 
furent rentrés à Edesse. Peu de temps après, ils envoyèrent 
d'autres courriers pour annoncer la conclusion de la paix. 

102. Le 28 du mois de Teschrin second, *) le Maître 
(de la milice) quitta la frontière et emmena toute son armée. 
Parvenu k Edesse il ne voulait pas y entrer, k cause des 
murmures des Edessiens contre lui ; mais le bienheureux 
Bar-Hadad, Evêque de Telia, lui persuada de ne point céder 
à sa colère, de ne laisser à personne aucun sujet de tris- 
tesse ou d'amertume 2 ) et Celer se rendit volontiers à ce con- 
seil. Tous les habitants d'Edesse sortirent k sa rencontre, 
en portant des cierges, depuis le plus grand jusqu'au plus 
petit; le clergé, les Bnaï-Q'ïama et les moines s'y rendirent 
comme tous les autres. Celer entra joyeux dans la ville et 
licencia, le jour même, son armée. Quant k lui, il resta 
trois jours et donna au préfet deux-cents deniers pour les 
distribuer en aumônes. Heureux de la paix qui venait d'être 



1) 28. Novembre 506. 2) Nous adoptons dans la traduction la 
leçon de là note. 



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LXXVIII Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 515. 

conclue, charmés d'être délivrés enfin des souffrances qu'ils 
avaient endurées, tressaillant d'allégresse dans l'espoir du 
bonheur k venir, glorifiant Dieu qui, dans sa miséricorde, 
avait pacifié deux Empires, les habitants d'Edesse accom- 
pagnèrent Celer k son départ, en louant, comme il convenait, 
le Seigneur et celui qu'il avait envoyé. *) 

103. Si, k la fin de sa vie, l'Empereur Anastase s'est 
montré sous un autre aspect, que personne ne s'offense de 
nos éloges et qu'on se rappelle ce que fit Salomon k la fin de 
ses jours. Voilk, entre beaucoup de choses, le peu que 
j'écris, suivant ma force, à Votre Charité: je le fais volontiers 
et cependant aussi k contre-cœur: k contre-cœur, par ce que 
je ne voudrais point fatiguer l'homme sage et instruit qui 
sait tout cela mieux que moi-, volontiers, parceque je désire 
obéir k vos ordres. Je vous prie maintenant d'exécuter la 
promesse que contenait votre lettre. Priez sans cesse pour 
moi pauvre pécheur et j'aurai soin de vous faire connaître ce 
qui pourra se faire k l'avenir de digne d'être préservé de 
'oubli. Je l'écrirai et je le ferai parvenir k votre Paternité, 
pourvu que je vive moi-même. Prions, nous ici, vous lk, et 
tous les hommes sur la terre, pour que Phistoire puisse redire 
les changements immenses qui ont eu lieu; nous n'avons pas 
pu raconter, tels qu'ils étaient, les événements des mauvais 
jours, k cause de leurs tristesses ; puissions-nous également ne 
pas pouvoir raconter les heureux événements de l'avenir! 
Puisse notre parole être incapable de faire connaître les 
vertus de nos concitoyens , le calme pacifique du monde et 
l'abondance des biens accordés par le Dieu qui a dit: „Les 
premières tristesses seront oubliées et elles disparaîtront de 
devant mes yeux! 2 ) Auquel Dieu revienne (toute) gloire, dans 
les siècles des siècles! Ainsi-soit-il. 



1) Voir sur tous les événements de cette campagne St. Martin 
dans Lebeau, Histoire du B. E. VII, 342— 382. 2) Isaïe, LXV, 16. 



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Liste des mots nouveaux 

on peu connus qui figurent dans ,1a chronique de Josué le 

Stylite.i) 

Jj*o(L?> Jfatk?» espèce de hangar, propre à recevoir des malades, 

34 15 «, 35 K 
aj/, négliger de faire une chose, avec v> ^ 23 4 . 

+ljLJL/, fermer, se dit des portes d'une ville, 44 10 . 

Jlo*-^L/, ambassades ', dépêches, courriers, 19 13 , 81 6 . 

^XX>?, )o^fl\a3 -*) 3 pourvu de tout, 14 *, cfr. 72 9 . 

J^âûo/ GTiovôéiov? vase à verser des libations, mesure d'huile 76 8 . 

«3o?, épuiser, tyhSS, — épuiser ses ruses, 14 9 . 

^^S/,^^/ ècpirov, ènrccrov, impôt, rev&m public, cfr, 58 9 . 

jifiDV^A c onseû, de%ïbérqli<m , conférence sur quelque chose; 
ji^ &ft à dessein, 68 13 . 

^l^S/, kcplrov, impôt, affttto, census, 32 1S , 69 13 . 

J^mo*?, c2tm*etir, 20 21 , 38 6 19 . 

v4^>, N ^ — dispersé, répandu, sur quelque chose, 28 19 . 

JiojCQ, ténèbres épaisses, nuages sombres, 28 18 . 



1) Le petit trait tient, dans tons les exemples, la place du mot dont on 
veut déterminer le sens. — La page est indiquée par le grand chiffre et la 
ligne par l'exposant. 



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LXXX Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

ttosk» hébété, aveuglé. jpoL JO ^_ , appesantis par le vin, 77 ,s . 

^f$L estes fiovxaXXarov, biscuit, 60 ,0 , 61 *, 66 6 . 

j3La % attention, et temps ou intervalle, 23 6 . 

wXSo/,^1.— , mépriser quelqu'un ou quelque chose. 

jqûû^JL^, s'élever, se loger, 77 2 *. 

J^^k», forer, recueillir en parlant d'impôt, 55 u , cfr. 33 n . 

Jk-»©*^, délivrance, 81 17 . 

Jlcucu , V intérieur par opposition à F extérieur 19 20 . 

J-&U, &». #<>*&?, soldats romains, 61 9 , 76 * 6 10 . 

£P-Jjd, ôfcup —, réfugié, retiré, à l'intérieur de quelque chose, 

26 19 , 34 16 . 
opi^D, volant, détroussant, 17 3 . 

I^SlQ^ jlo^Ljj —, réduction en captivité, de certaines régions, 4 * 6 . 

J«l^0, >çojX^ — reposant sur. 

Jûû^, verser, répandre, 30 8 . 

ff Aflfr y, âyçùiHSTtq, avoine, 37 16 . 

Jju} , juge et percepteur d'impôts, gouverneur civil d'une province, 

32 8 , 68 \ 70 12 . 
Wj, J2OJ0 — , parvi-facere d'où transgresser un traité, 10 4 . 

wJjJL/, ^Xv ^~, a été dirigé, est venu sur nous, 38 9 . 

^O0D, JloaaLO —, tourner en dérision, 23 5 . 

mJOjI/, ^© — ,. retirer quelque avantage ou profit de quelqu'un, 3 6 . 

9 7\ 

J Woj , dispute, inimitié, querelle, 9 2 . 
Ji^j aclieteur, 37 18 . 



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zedby G00gle 



Chronique de Josuè le Stylite, écrite vers l'an 515. LXXXI 
JCkj?, JULxjjo — allumer des chandelles, 20 21 . 
Ç*, mendier, 32 17 20 . 
9cL»l/, ^6 blanchi, 25 1 . 

jdJ*.,^ — , partir pour un endroit, 32 *; a>_ 12 1 , d'un endroit. 
J£L.]L, J^\v\ oj^.— , consolidant le monde, 4 9 , cfr. 26 n . 
jjD)~, o^L^jlj —, courroie qui fixe les parties d'une armure, 63 20 . 
JlcuA*», qualité de pécheur, peccaminositas, 82 7 . 
JlQ^L, JxiJQL — mélange, 37 6 . 

> \2û~, ôfoL^l —, engloutir, ensevelir dans son sein, 26 10 , 29 2 . 
«a— /, o ojbOQ~ _ , assowwr sa colère, 1 4 6 . 
jlûCLL», strangulation, suffocation pour un noyé. 
%£w*2U, >\ffik> —, soigneux de connaître, 65 1X . 
j£2u, «oin, 21 18 . 

+2L»1/, JûCl&O —, a été creusé, 44 u . 

Jv2u* ? frw, caserne habitable, réduit dans un rocher, 26 20 , 61 14 18 . 
^-3-mJD, > \1x&. —, s efforçant d'entrer, 56 10 . 

JCL»V~ 9 Of£à^O Ji3J , déterminé, arrêté, 6 s . 

-\*e%~ Jljib —S , ratione tributi, 9 11 . 
J-L^Ql machine de guerre qui écrasait les ennemis avec des pierres, 

45 3 7 12 # 

jI^qIJ^Xm.;— , immersion, au sens actif et passif, 25 n . 
Aîa ? ^oo^. Joof — , zelificans, excitant, enflammer de zèle, 9 15 . 

7t 

? **?! , Trimarion, quartier d'Édesse ou théâtre, 20 21 . 

°<vnv\ > y tremissis, tremissans, trimesium, un tiers de Tas. Voir 
Du Cange à ces divers mots, 70 19 . 

Abhandl. d. DMfî. VI. 1. F 



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zedby G00gle 



^v 



LXXXTE Chronique de Josué le S&yUte, écrite vers V<m 515. 

JJbûtt, O) — V. j£~k£> v?, adductio, se dit d'an prisonnier qu'on 

emmène en prison. 
jio^I, connaisseur, 82 4 . 

JfcOO) , jfcoojjbt olV, do», se dit de quelque chose qu'on assigne à 
quelqu'un, par exemple, d'un poste confié à des soldats, 51 12 . 
*2U«I prenant soin, 2 3 . 

Ji^ocù incendie, 19 4 . 

^jlo JS$) * v -ffi, L'air m'étouffe (?) ou me /a* waJ 
au» yeuxQ), 27 *. 

J&>, Ji«L ^-, £B, glT, être usé(?) arraché(?), 44^. 

^OO, J+21&3 —, se cacher dans, 10 19 . 

^O^JkCDD, Çevodox&ïov, hospice, 35 u 19 . 

Jvo+iCCO, &vodo%oç, directeur de Phospice. 

tiàoL?, JiJ? ôfL^hO 1—, toute la terre a été couverte ou cachée. 

\mD, — Jv&, terre entassée, 42 19 . 

^aO, \md, few, monceaux, par exemple, de cadavres, 46 10 . 

jo/, entasser, 46 9 . 

jixifcsD, Ao&k de Ait, 232. 

l&D, I^jO — , être retardé, 33 6 . 

rO ^Q^ Xexrixiov, lectica, coffret ou wwe pour porter quel- 
que chope, 21 18 . 

Jl»OAâX> maturité (?) mûrissement (?), 37 6 . 

JULo» , pw ; aposthème, 20 3 . 

j»?, fui, p\Yl\ — , capable de, suffisant pour, 32 10 , 34 8 , 

41 15 , 43 16 , 47 u . 



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zedby G00gle 



Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 515. LXXXIII 

(Jljo»), ^tj& modius, muids, mesure pour les solides, 20 *°, 

c&C 61 \ 73 17 18 . 
JjcuJD, trilles, par exemple, du royaume de Perse, 63 16 . 

jvJjttt, pluvieux, 37 12 . 

JiAxûD, jûDQXUj —, compléter, observateur de la loi, 2 2 . 

«ttttDjL^ , «*^»*Jz* ^ a été humilié, abaissé, 6 16 , 10 5 . 

fàofcOD, JJSJu^Dj OjLJL — , triomphant de, dominant, 43 *, 59 *. 

JULoo», — i-» fc vv% JJLo.ewcews, graisse, 23 s . 

j r t *>*> lieu escarpé, de difficile accès, 14 7 . 

«*420, escarpé, inaccessible, 14 *. 

j£o;^Qâd, Jjûû^J— , escarpement de la citadelle, 14 3 . 

JLqLjCO, onction, chrême, 24 21 . 

^£v> donné en ofagre, 15 8 . 

jioiajii &** d^ogre, 17 18 . 

i.foij, ^çoi — J JULo, gémissement de personne» ensevelies sous 

les décombres, 27 7 . 
jJLoj+AdàO, garde, conservation, 

Jâ», *A. — , nwmmtf, faisant du mal, cfr. 23 u . 

JJLcûûd, ioife destinée à recevoir quelque chose, 22 6 . 

^^2>, Jbp_ , tombé dans le fumier, 33 u , cfr. 74 10 . 

J&oiï ou jAéit pustules, furoncles etc., 20 2 , 21 16 . 

«A2Di7; * >e6 ^ r€ posé, recreatus est, 6 10 ., 

jojct&o, ^>-^, semblable, 28 19 . 

oprfOOD, dans I e sens de &>wer et non pas seulement Raccom- 
pagner en foule, 24 ia . 

F* 



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^le > 



L XXX IV Chronique de Josué le Stylite, écrite ver$ Tom 515. 
.ft^m nuire,^ à quelqu'un, ^ par quelque chose, 14 6 . 

|Xajqûd, GwrêXua, impôts, contributions communes à plusieurs 

personnes, 32 \ 58 5 , 66 10 16 , 75 2 *. 
%2lL&0?/ , O j&OC&> être jeté, abîmé, 78 K 

LLquûd, jîo^yj— , siccatum, grenier , lieu où on fait sécher le 

grain, séchoir, 22 16 . 
j£*vi semble signifier et le reste, en résumé, pour en finir, 36 5 , 72 16 . 

. çi\ m{ j f^L ^JL — , avoir besoin de quelqu'un ou de quelque 

chose, 9 4 . 
jÂSlCD, »^2k&> )o°^ ; )o^20, ce qu'il vous plait de faire, 56 2 . 
J^QûD ûàxQcc, édit, lettre, 72 21 . 

ot{ra briser, vJyfc, enlever une porte en la brisant, 34 18 . 
^&&CD? munir % fermer? ^ avec quelque chose, 44 n . 
j ^v bagages d'une armée, 48 9 . 
> Av ? ^\iL — , passé, franchi. 
q\ |j%0? J© —, gémissants, se plaignant, 33 12 . 
p\ q^ \vnv ^\A\ — empêchant, entravant, 45 4 . 
jis., ooo) * 1 V >çbj3j joj^u», conversari in aliquâ re, 20 20 . 

?» 7> 

lloûCnL , JaCûHj , escarpement qui rend un château difficile 

à aborder, 14 6 . 
J&sul ciwies d'ww rempart; créneaux (?), 52 19 . 

jdN^.? <^ e vieux, avoir vieilli, 22 l3 . 

7» 

Jvi ki-j) v J&oioàj patera(?), pateïïo (?), nl&aQiov (?), doîium, 

petit tonneau, petit vase, 60 *. 
^ojqlSS cercle, circonférence, 43 37 . 

^y>\& , (féfoç, yéXXXuç, 32 6 . 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. LXXXV 
j&jiQ&kâ , Q*£&— , cuniculus, voie souterraine, 42 19 ; cfr. 61 6 ,0 . 
jAVch _ , ^op , lanternes, 22 18 . 
}&&, fossés, 44", 61 20 . 

%*OtaL&, \ —, écraser quelqu'un, avec une pierre, 62 9 . 
JjO-3, traits (?) javelots (?), 56 u . 

fc o>;& naçonrov, calidaire, étuve, salle où on prenait les bains 
de vapeurs, 22 u . 
v\j>yj^jj> 7 se souillant, se plongeant dans des plaisirs ignobles 20 ia . 
)Iqjl»;3, prudence, sagesse, ingenii acumen, sagacité. 
jLLÎQm2>, — Ko, soffe réfrigérante, dans les bains, 23 13 . 
Jla^., OM^Si) JL — à, volontairement. 
Jfcs^ï^JO, latrines, bornes sur les places publiques, 22 5 . 

iaa9^ , Ji£o20 nÇCH^, , atteindre, courir sus, 3 1 8 . 

J^dDvijdO écluses, 44 13 . 

-^. top xvvriyiov, combats avec les bêtes dans le cirque. 

Jj^jO (?) peuple, gens de basse extraction. 

?» 
JaouD, Jjujo j»l?— , <" dre > troué, état, 9 3 , 10 3 4 , 29 7 . — 

tm/rf^ 53 \ 
s&fejoi?/, ojk. JL— , pesanteur du sommeil, 26 19 . 
JàJbL?, ^çoïKLoâtt^O o— , ^e étouffé par la nourriture prise. 
fcojgjjD , par crainte, timidement, 23 13 . 
J-LVqjO, villageois, campagnards, 66 8 , 67 e , 71 9 . 
pîL? , « <&£ écrasé, 23 16 . 
**?* é£re écrasé (?), 46 1S . 



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zedby G00gle 



LXXXVI Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

*du$?, >gojJ& o— , tumufouari in aliquem. 

mu^î, apaiser quelqu'un) le rendre traitable. 

jloxwî, — } \xLo, traité d'amitié. 

$2là\ Uu^, Juj, habitant, 53 ls . 

%*âi?, JloïLJJ o — , abandonner, déserter nu endroit, 14 4 . 

J^.î, ^&#e et pUè, se dit d'une chose qui se replie plusieurs fois 

sur elle-même, 45 9 . 
jgvN* ^ cÀorgfe(?) de cavaliers; impétuosité, galop (?), 56 ls . 

JLHjl, choses chaudes, brûlantes, 78 4 . 

jlialjL c/îW*, montée, pente escarpée, 54 12 . 

; *»*-/, « ^ fécond, a produit beaucoup, 30 17 . 

J2&jl, Jocb o? — , «*c, ^x>cie de grande dimension, 45 \ 68 15 . 

JIqjl, dissection ou partage, — ^ 3 en dépeçant une chose, 65 16 . 

k*jiVJù3, solidement. 

> \sk£> , ^JL >ço^ — , inspirer confiance à quelqu'un au sujet 

de quelque chose. 
*&LQ, être déchiré violemment, 45 6 . 

J£&pl , JVoîj — , danse, agitation précipitée et violente d'une chose. 

26 6 . 
fis^l 9 ptnde f 36 *. 



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zedby G00gle 







Errata. 








1. Texte. 




Page. 


Ligne. 


Erreur. 


Corrections. 


51 


5 


k*J«20+O 


h^jto+D. 


71 


13 


jlor^o 


JLoj^d, 


75 


9 


b, I p. 281 


I, 281, B. 


76 


20 


•jwoJa^o 


^JoJé. 






>•• ^ 


j" -> 


82 


13 


2. Traduction: 


J2L^. 


XVI 


11 


de 


à. 


XXI 


39 


le 


ce. 


XXIV 


1 


frère 


frère. 


XXXV 


20 


ja 


je. 


XXXVI 


37 


Scripores 


Scriptores. 


XXXIX 


11 


il 


ils. 


XL VI 


11 


détruissant 


détruisant 


LXIII 


35 


d'ailleurs 


ailleurs. 



Dans le texte les deux points qui indiquent le pluriel se sont 
quelquefois brisés dans l'impression, de telle sorte qu'il n'en reste 
plus qu'un. Quelques virgules, quelques points ont été mal placés 
dans la traduction française; mais, en somme , nous ne pouvons 
que nous féliciter du soin avec lequel on a imprimé notre travail. 

Abbé Martin, 



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zedby G00gle 



Imprimerie de G. Kreysing à Leipzig. 



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zedby G00gle 



Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 515. 82 

OAkœ/ >gttN« ^2DJ ^/ JOpcto JJ/ ^OQûdÎQjD ^A jQûÛ^to 

%T k> W \z>\iï p *W U*j r*° W !■=> ] H r* .^oA fcokà 
♦ ^op. ^o^z> ^aâ» «a» v-J^*? .J *un » KoA h^oàt JJU/ JJj 

^ ^VN>\^v^ft .y^jOQO^j jl»Qi^okA20 > \^2D \^J Jj/ fa) *3 

^ ovoL fc^jju»/ jic^j %«jL^ta i-joojt JJboL Ki/ ^)j Jj/ 
^-Jo .y*^> kS&Jj ^a» jLck*£3 Vs^A J*ôo> ,~lcu£~ 
.•^LooqJJ modo Jj/ )OJti :|ijo)Oû\ ^ajto ^Ljj JjSp ^kccûo; 
.^pl ^o ^toop>JJ JdÎO) ^o ^u> ^j JJ j ♦ 2 ) Js*o Jj/ Jqûsoj oop/ 

JoOfL J>Û^O JopJJ Jd* j2k~QJt ^^? O^O ^O Jiu/ «db ^ÇO^tOO 

^o^ JLa/ . K 0)hà\i jiQK^o ^£oo ^ojufcwjj |» ^./ Jjfcock. 
Jl^ju. JoojL JJ/ ^ojfcJi^j JioJ*^» ^o ou^k*xb. ,*^t t ^kjj 

JLqJL^ûdo \Joô)j Jzw )v^nr> \^o .J*ï\v^ op> ^ûùdj Jx&jlo 

+ Jbuà*l 4 ))o\jl 



1) Assémani , Biblioth. Orient l, 282, b. g) Assémani , Biblioth. 
Orient. I, 283, a. 3) /«afc LXV, 16. 4) Pour fcOo\jt. Dans les 
deux dernières pages presque tous les Vaou de la 3. personne mascu- 
line du pluriel prétérit sont ajoutes de seconde main. 



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zedby G00gle 



81 Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 

♦.~oo> r \x> JioVop ko? ch\-d Y>U ^? )Loli2Q^v»o jLoa^j 
JOOM JàtgJOÛO JÛ^NjtLj jJoj ^^Ij oopj? n?o^ >^fco \xdoio 

Ji^QJL «ÇOfcw fco/ JOOMO . I^JQÛD JÛD&wJtLj Ji^QJt >$o£w W 

ô&d !>♦>©/ )S-ciSw jQ^Njtb aa*J»/ ^joto .^çûûju vdq^. JJjj 
.^opoja qmo/ oi^jl Jjot ~oto «o^A& J*o#o/ Ku2^.o . Jàtgjoao 

o»\n\ w^? *.~W -♦**• ~v4^ Ji»Lo ^'tûoi )ooûo CIL 
)oo w^.ît/ %~ojfoJI ^-XJO «-DO .J x>o JL ^2D JûX-ODO JL~- 

00)0 ,«*jji *) Jto >,; Y» o/ :JfcjQL*. Ojîfc^ ^2D JDQ^JU JJo OJlS 

Jki.»v\ q^ao cici^i ^opoûk. • J**jo Ja&uo %Jbo cio.yXo ^ço^o 
uoo oojo » jpJmX>\ J2oou v^ ^o^vjl o^o JLAo . )fcoi jLo*«o 

Ai/ jJ uOjOô-J jtï\o«-> JjO) |2^0 ~j~L/ M*V~J? oop/ CIII. 



1) Ne serait-il pas préférable de lire jLoV*VSO? 
Abhandl. d. DMG. VI. 1. 6 



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zedby GoOgle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 80 

^d aoy^ opoàt? ^jo ? «^ftrtV **^~JJ? ^t^ P %|— ûdv-2^ 

1 ) Q ? -XEV ^d^QPJJ OOO) ^p J ^J J*2DOO)V . ^21. A. Q^.O ♦ ^ÇO)&u»? 
Vs^*&/ »^V GUO/ JJ JO^ÎO +3 s ^O|Uû ^O 000*4 ^i*JJ ^2>/ 

JQJÛJJ OO) 2 )OL^J .^2** A. J«fiD$£b >ÇOJk. .Q^J jj~o >c»to^vN 

^£200 , dûâûdbt ooof ^3. JJ «ço)&~; ^oo ♦ ]&!*♦» ^o opot^ 

^JO »^-A °*U^ -W V* -.J*»00^ ^ÇOj&u»? JJ^U JJj r J 
> gpO # t ^ÛÛ N OD OJk. w^JL ^J *D . J jj I ^ Ô*\OJL |-CD^Sj ifiDQXU 

♦ Jiofcjûoj JfcoocL «ç^aa» ^b ^/ JJ/ \Jb/ doaI> JJ )&~j 40 Joôj JJ; 
^ Jlj bot ^/ '>yo^m, ^ ) ^pA» JLcjl^ ô£>£o o^ po 

.JjDOpD 

JèSa ^oj\*N \0)Lck. r ^ ÛD / JQ2b tO JfcocxL ^j too C. 

|^ r J-ojo Q2>bo >ço>fcao J^boo .p^. |ujto ^OpQk^ )ojo/ 
^ JIqSl^. ^o^o .^4j JJ Jj^l ^ |dvoj -.^op> oxwl 

♦ JoO)J JjLJO ^JOIO OOOJ 
OOt ^^0 \J^DO*J&0 OOO) >ço^W ^20l V)A tÔO CI. 



1) Cette forme a déjà paru précédemment. 2) Pour o\*»; ou 



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zedby GoOgle 



79 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers fan 515. 

j%^ J*co+9; l+W*/ 0)Lo\ JLJo JjooJfe\ fcwjo o*2S^~ o»\o\ 

^l2lOO «Ç'AOXJ JJÔJ ^JO ^JjflPtSja >£2>fco ^ r OtO ^~pD JJ 

o^. 2 )^o)Lj? J»ao r z^ûojj optiojJo yt J^jdojo .^o^m^S) 

-OlQ^l jOOp )(>♦» itll JîdkjJ :]©Of ^JlOJ ^J^O .\l*l ih \lt 

fcoJiXo >£o£. j^^fcoo Jot jtjj ©opjj v^j/ «0&0 *^OJS. OOM Jfcjo 
Jicov&Ja oè^o ♦ opioJJ r ^&£o/ ^/ ^j jt/ ♦o v oiicbt ^>vi\ii 
) m \ °> ^o aj/ o»\^\ )ocd ^opa^j tap*» «çqjXdo l^oootV 

)Q\. oLjj ^/ ^ÇO^iO C^ ^D ^JLCà. pL^JJ jj^O \J*2DOO|ÏJ 

«£poo; |^^cû2q^o JL~- *ju* ^yj; °>\ a\?o/ ^ojo r ^ ÛD / 



1) Ce mot est ainsi expliqué dans le dictionnaire Manuscrit No. 256 
de la Bibliothèque nationale : jLao-s : &JL> : ^Lyic-Î : r-^ JaûOV&/ 

♦jj-£ Bar-Aly définit ce mot (Ms. 252, fo. 30 a, 1.) |^\2>0 Jaûd;2>/ 

|ûD1Q2)0 |a^0 Ô) (Ici les deux mes. 255 f. 14, b, 2; et 253 ajoutent 

OpjJQX&Q Q)j;9Î\ 0|9QJ*&0 Q>\»mSV ;âX& Aijj )lâJ \^) 

Aucun de ces sens ne semble convenir à notre cas, sinon le mot 
conseil ou délibération. Voir Hoffmann, Bar-Aly Glossen. 2) Ms. 
♦SûLj} ♦ 3) Voir plus haut cette forme, qui se reproduit constamment 
dans ce manuscrit. 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 78 

j&» ^o Jjuz> jx^Qjoo ♦ oSL-koo/ Jfiv>o\\o jn.^cr» jîl/ *)^ 

JfcO ^O Q^SbO jfcOJO OV^t/ ^J^JtO ^3&I *D ^J Jj**/ *OJJL 

ci \olj ^ço^Nûov-^ ^^ ^? |iW * «çojk-âoj \sa. ofcuîoo J£x 
JjjJo 0009 ^201 ^~Uj jtt^a. ^j jj^/ vjL|^i> jN\<vw ^o 
a\\j ^j Jbp*/ ♦jVaxj }i~¥aco ^^d :^çojl\. ^joqa>dj ^Jj 
jlo2D % ^ç^au JJj ^j/ JJL^jj Ju^jaoo • Jjdv* ^^ûûjj jki^. 
Jofo*> p ^j W *>\sLL/ JJ OpDJO o£. a£*o/ j^r^ 
^O^A 0609 ^V-*? x^)° %à)^ >9P-^>Lj jl-j/ fco^o :^ço^KjlO 
«ÇO)iO. %j*/ )0».*l\.OQ :>ÇOjûQ\ OCOJ ^3?fcOO jLj-s^» Jfc^O 

o«o?j/ ..^çoji. o«fon\ J*L/ «çojbt 0009 ^oop JJpo :OCOJ ^;\od 

:OOj ^ jj jj-s^> JJ-~^J U^mX) Vs^J" -^V ^° ^ Qcp V K^ 
.cia,)^Y>\ fcajLl Jjûoj |jlO? ^ojNjlO % op> ^oNaj Jjûoj ^/ JJj 
jJo JJ; )Ot-X>? ol~j/ «^oiVol-D 0009 v ^>; w ^W ^2>\j ) v>» \ 
% Q2ûjtî 2 )im-4^o spo;&au^D ^? W~s^ U-&* ♦ .ç-Aûûj 
JJ *>*** ^d ^? 009 ,ono k*J«aco jfcuuj2oj jbo^y JfccjDopo 
JJa/ .*aûc> Jjojj 40 009 ^ oûx JJo ♦ jooj ) jdj |ia-/ fcooJ./ 
JJ/ ,0)to2û^ûco n \^d 3 )o;\rtvr\ dÊu+Lf ju^j )o+Jd Jkju*xk. 



1) Quelque mot semble oublié, ou il faudrait lire QOtt, 2) Ms. 
JlfftPTfciyW 3) Pour yimxk 4) On lit en marge la note 

suivante, feuillet. 86, b. \h*>\0 . . . ^J JULjl ^^O Jjl»«jD ÈoJD jbojt j?Çp. 



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zedby G00gle 



77 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Fan 515. 

^JO ^11/ JVOQU ^OO Jb2k2iCD OjV JK^x> J*^ -OOO) ^w 
OOOJO ^O^SèjOl O^fes»/ JK^DO ♦ ^OM» JOkJ Ob~20O « ,gC»\\ 

^oLo •^atjo OfLv^Jl Jlfe ^o jd'a J^/ ^\ Jjo* Jfc\o&D 

:OOOf y^ÊLj \&s{ >ÇO^ Q*9 j&JL jjOf ^OO . ^O^k P0<> JJ *>♦*> 

.^ofc. Joo* jiyoj 0/ Mb? 
Jnmvo j^jlo Jjofiaaz» \\§2> ~<x> ^ Jaoûm*3/ XCVII. 

♦DO »|l*JL? JxidO >ÇO09&. I^mJO )CUOJJ J«fiD'3 fco^k. JLOmJJ )aoo 

♦o£ûd) j wOjaxjojto %J*ûd^j j*>^ÏV Ofla\ oi/ ~o>îoJJ ^x 

O^. OOOJ ^fiCUâîDO ♦ &*» JJCLUO OpOàt )CUOJJ Op^oJJ jtjj OO) 

P»c^ Jfcdu*» JûStoD JJ; > \^do «Jjûq~ J-^v^ ~opo|-^ ^o 
JfcOO tO >$OM2DJ JaW ♦oJLjj J*»*o |200^ ooo> ^0/ «$o^*t 



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zedby GoOgle 



Chronique de Joeué le Stylite, écrite vers Van 515. 76 

j&jj JJj ^«Jojo ^ajoo ♦ôôo» J-^j |xikj ^j JUL^oo XCV. 
ovW ^ipç ^p v^/ ♦ p>oo ^po ^ JJ/ .^LîL ^. ^^4; 
Jk» k*;*, %û ^o**\Jjl Joa>i} +o& ^j Jd;Soo> ♦ Jjo> Jjflnoa^ 
..3000? £001200* Lc^ Jfcuujjoj JidVo* >$o£o o*ioL/ % ;\N(ï>i? 
^o Ad âooj; |tô JL&20 ^Lqûî jqûSI ♦ojk. ^^bjo ~0)orru°>jo 

Jl2u/ .'^Çpi \~lîÊÙÛ J£jjj jfcck. Ol^j I» JxfcwJ .)L*V^ P*<*^ 
^ÇOJk. ^02)0 ^O^COâ ^^O 00)0 .OOO) ^p *) J t fr ft \ v2)Jj 

jcdao Jûûxo ^^A ^fcobo .J~vo J~**j s )) t âûD/ v^aaûJj 

3P<xiX)o^ o^Of 1 Jjoj Jj^qS) ovû* «o J*LiL ^joio XGVI. 
J&KStm yQ\œ too ^omo^o» ) cv> ; s No; JUA. 3000J 
\o^ûd/ j^Jo ^otiojLswJto ^op>o* ^jo \\y«, o^vajo ^; 

OjSUCDO ~0>ûjj& ^SJÛJtO >J^ OJJuJ Mlàj&O ;\<WÎV ^3t Ji» 
jj JJJÏL ^p jJi p .OOO) r VJt ÔpJ JA^ J*3L \sa )OO0 >^qjl 
\s,VO\? ^O ^ft\ft>? J»Y»yO\ JBô \Jo©) v^UlX) OjSUCD JJ/ ^°P 

J^qa ûoi JWjj v ? jfc&MD +0 « >ço^a. \s,vo\o «nravN «çoptt 
3 )>çopii. J-»?-~jo :J-^V-~j j&~? ^&» ^v.\x\ ooo) ^mao jj 



1) Mb. j\^0\ > 2)J t âCD/:ol^(jolAa Jî ^ 
vtf^j ^à |-*JÛB? jîâûô/ U>JJb ^5 JU0 jjj^ . Mb. 256, fo. 32, 5, 2. — 
Voir 252, f. 25, a, 2; 253, fo. 12, a, 2. On trouve aussi j^âCD/* 
3) Ne faudrait-il pas lire *ÇOpfe£Q2!i, ou quelque chose de semblable? 



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zedby G00gle 



75 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers l'an 515. 

^\fcr\*>o ^*P 4p ooo) ^oâj ^j ) « cr»y °> .ojl\. 0009 ^bo 

..♦•^/ s$o^. joot \uûcûdo % ^ibj ^V Ick. jooj jûSjo .fojD 

Il manque ici un feuillet que j'espérais d'abord retrouver, en 
lisant l'annotation marginale suivante: JJo Jftu^jJ. )n^v>o> |o^o) 
^>' %«)*» \if . JjOf îfcoj jûDiork. JâûJ* Mes recherches ont été 
vaines et celles d'Assémani, au dernier siècle, (Biblioth. OrientcUîs, 
b. I. p. 281), n'ont pas eu plus de succès. 

)^> **?*j«o fcojwfc^o . jooj pi jLo^o \zà )v*ju-j XCII. 
^A2>V/ ^o v-k- ^oml» jooi jjj .\Slf ôv-? 4p 4pL Q-s^D? 

J^klj j^ûao jUoj Jâûûû-3/ 3^^°° ^! )****> XCIII. 
ûo^o . p)hju»xi\ jiojt oc» ^/ Jjojj ^vjl . L;S )^op \sa v Lck. 

• ^çoj\*~ ^/ jîL/ wob 6p> ooo) ^JJo 
*) > gpai2Doî uO)Q°>\.> jL/ pU 4pj;S fcu*jj ^j fco 40 XCIV. 

JjOJJS ^/ *2LÛDo/ : jLt*aJt r O^\-0 ^X ^J ) n\ Y» . jOOf pi 

o^o ♦ jJLoïop ko ch\o\ j^JL^jQfio; Jicrvia vjlo \jfcajt 

1) Les deux mots renfermés entre les guillemets sont à la marge 
du manuscrit 2) Le manuscrit porte ici QpCLLJDOI. 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Vcm 515. 74 

po . ptao ^tVL o^jto JUcoVoa ^o »\V> . J^oootV N.^\ 
joo) fcwj % 3po^aLs^dSw jyoj k^àdW p* ♦*• l^^W gojco 

4p |^û2)/ ^p \iJÛJL ^j ^OJ^ « JûûxjO N^ ^2bOJ jfc\to j°ï..nm 

*3Po£âooj *2fc*. JUL. ^* Joopj ♦.ji^o* Jak» 

v^fcooo joo* ^\*aij s^vcxoj J't^ûûJO ^^î ^? l'Oit XC. 
♦ ~0)îoj? Jjcaa^o* ^^pu^ojj Jia^ ^jojo L*JLjo mJûL/ o^d 

JL*j ^j Jj^vd Vs^Pl dXjQjt . Jypnv->«o JJsjûdL fcojt XCI. 

^OOJ 3 )JUb^JÛ^ ••Jgd^^o Q2>V^> ^OV9^i? ♦»/ ^p o/ JJJL 40 
<**>^ ^° L \j° 4 )b^ft V ^? W^ ^P • 000 > X^? JW^ «OOO) 

^opdSw opt «sulJ^oo .ooo) yT\> vÇCHiio v K^ao )Laifcu.j 
jfcou*» >ço^ toc» j^uvo JJj ^op> ^p.mx> J^î JJbox . ^çojifccà. 



1) Ms. ^gp^XoA 2) Assémani , Biblioth. Oriental™ I, 284. 

3) Ne faudrait-il pas simplement JJb^JD ? 4) Ms. OpS^ÛJ . 



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zedby G00gle 



73 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

jx>i£&o %wjx^jjj J^xoijo ,*jo\v» Lcl\ ^j/ yoyfrttu^D 

:y^mvN JSQàjDO : JOQCÛ^D^ jîojjlo :|^û2)JJ ^Oj^O jufc.VV)\ 

• ôp> d»â; Jju/ Waxj ôjSw fcooûû2>o %M o)ioJa \vAjo Jju2u joo* 
%J9Kvn [uûâ/ ^Jo] ♦ Ôjlo«rVriS> Jooi ^ji Jjox^c» v^c^ojo 
*jVA' j*a* tf* o^udIo i^o \jpo *iuoj )Nn°n\ ^*è^ r^ 

jûojoJo . jîojtj JljaAo jfcooâA. ^?£A ^'^ûi Jû^tt ojk. OOM 

\J**a»j |joia2) 40 jU-^o JLojchûd fc^zA :JoO| OOjJ^DJ ^J 
oot vÇom^o oCsjûjl ,^ oq o jjîojûDt© ^&3s> jfcsjlL joo) joôjj 

♦ 0*1» CL12> ws^ÛDO ♦jkjujîDJ jo^ibjo 10}JJJ fûao .JjQ»^) 

*)^bj jyb^o^j ^Nûûj JJjo >,gn»%l/ Jlo o>fc\£>o OJpcûdvS 

*J?Oû^ j^flDO jVUp \$Z 

p\ JJ/ ofcsiiJL o/ Qàjt JJ J*ûdïq3j ^j J-*-^ LXXXIX. 



1) naça/iovaçioçy (Ttçoçftovdçios) Mansionarius , custos ecclesiae. 
(Ducange, Glossarium ad scriptores mediae et infimae Graecitatis). Le 
Canon II. du concile de Calcédoine distingue cet office ecclésiastique 
de celui de VExSixos et de VOittovofios. (Héfélé, Histoire des Conciles, 
tom. II. de la traduction française, page 101). 2) Ms. - - Y "^ 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 72 

\ol/ ^ritoA loo^Sj J»joy ^lioi &J ^pt^X) Jj**Jj ^o> ^o 

^O QÛ2>J0 OJV^ Jj^JJo ♦pA? JttQO OOOI yCYl^Y» KV ^A. 

) r / Jtoo. > ^&» ooo* v ~««Ax> jkJLo JUL-jod J-jv— / )ax 

Joo) M? JiobJo hh\o? jLwp Jb^or^oo JUcûj J*\x "^o 

JiVy ^çpjl ~ooj ^ûâa> JJj ^j ^x>o « oooj ^2û JK^d ^ 
^>\o • ooo> ^V-jl >çotLauo Jj&o/ )aA, -Jfco^^j J-olcLso 
l^joVjo JfcoûD Jju ^00 Jfccbo jjooio ooo) ^fr\ax> Jjub jtAo 
<çojk&&& jb^W Jicb,o ) «A t»o Jooaoo J~jûd :Jfcaâûû2Do 

ju/ japb^jt/ JJo . jjoyo^o ji^Vo^ oooj ~ 3s> «i\A ♦ J^cdo 

^OUÛDJ ^V :J*l/ ^jb JjJuV %ajO .^ÇO)k*p ^O ~OJu*£t2D JJy 

k4»f°! ^\o£. IV « 900) y^m» JJ *jl>JJ . ooo) y\oi> aAû ^o 

^2>Jo « OOO) ^^O Jj**JJ jfcODcL ifco ^O . OOO) yfi°>Y> >ÇO^ 
j+ÛÛD >ÇO^ JOOJ fc^/ *2L^ *D .OOO) ^JL JjjCOJÙDO JàXJlO \iA. 



1) Ms. ^O^p^*t2D< 



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71 Chronique de Jomè le Stylite, écrite vers Van 515. 

jto^ .J^o jjjtj fco ^> Jfcojt jjop K j ôp LXXXVI. 

^ïomoo jfcu.Vojs OJ^Qjùd J-p^^. &/ ~ooj ^ajo ^LdJo 
o^r^ aj/ Joo) k\ JjjJj Ji2>pj :oooj ^**j ^j |aoo) % >$ofc. 
0)Lqj*A202> .Jjjl La~j Jfc^j ^o :UrA 11? J*?fc> Lûaii? :J*qd 

.^L>/ **^J° \~ÏQ& ~t-4-^ ^OJJÛD ^âi ^ Jjâ» -0)CÛÛ~'p 

o;n2)o ^qjlcd ^2^ j^. ^2>/ ♦ -ojioJJ ^fc^o «o >ço^*^> n*o 
>ço&~» >»Jj ooj .Jo£JJ >^jo ju\â Jj~o ^x~ «o ^j/ oufc^Jo 
r o^ ^x> Ws^^S)/ . 2 ) Jaijj Jla~ ô£>o \^ 'W ^ofc^ojo 
jLor^oo JïSjlo JLcL^o :)ojio JjLcûdo Jiâoo |2>w -^ tyW 

^tdS. . ^ -ojoxwV ^£àD \m. Jv-p JSw ^Jo LXXXVII. 

^XO ^Op ^p; v Jj *^00) vjfcO ^OJ ^)j Jl°l\o.\o :>^j/ 
^V ^O ••JSû^JtJ V^^j/ vM^° • CÛQa ^^ c ^ ^QoOai fcofcsôj 

jtsAjtl Q2>kpl7 CÎSS. .^2tfX> ~0)OJQ*ào «ju/ *» ♦*.? V-s^JjS^o/ 

^jLj sA fc^Jo » ^o^c Jooi joaco JJ |dî i^fco? \-ooj ^ooj Jfcoïoî 

1) Ms. J»AjQftX > , Les deux termes peuvent être bons. 2) Genèse 
IX, 2. 



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Chronique de Jasué le Stylite, écrite vers Van 515. 70 

.J*$SS. J'^QJt'^jaD Ok^jSDJO .-jo^ )Q~*0 Iêu^o 16s. o^*j 

♦ ^oL ooojj jfccocL >ço*\o )v_ja-J-r> <$*/ o a Vvo J2>cuûûq*2V 

^çojA. oip^o Jov-»V-£-2^\ 3paa>y\r> «ojoocuS/ : î joJj o^j 
Va jLo-jpjuO. to-*— * "^zud |D Jjqj Jifc^o oojo t )o>nm>°)/ 

5 )a-okjtJo ♦Jak» ^o )©♦» Jfcoojo» "\Jajjo .•^dJL Jooj fc^Jj 
>çd^ Joop J»oi oojj )oVn\ qûcuSJo ^oL jooj M; ^W opax 

j^\x> ^? ^o^ ^|t; |^/ jxlj >ço£. ûch- i^oo ^2>)o .^V 
Jnmxh ^2u? iU^° l^°i?° ♦.♦*>)? \L*&> Jfcoojoao Jov**&2>o 

^O^lS J->*-~/ JioïlJ^J ^/ >ÇO^D % ^Dfc^ QJLpt/ JjOjk^SDO 
y\Qg> ^ r O)0 :♦»/ ^D )OûAd JNxJDJ j^JL OOO) ^f)°)Y>Q OOO) 

jfcJbjjj oo) % J,o\ x>? JiYKOpo jû-oio/ ^j %a/ LXXXV. 

^jojl ♦♦<- Jjoj J࣠"^r^o . 6 )^ciû>o^ ,c»ûdI; fco.j jlfcsj/ \^dl 

» v Oïkt> JJjo ^ooûdj .|ju ^oi\r> ^p 

1) Ms. fco^OJO . 2) Ms. > gpOx\o2>> 3) Assémani , Biblioth. 
Orient. I, 282 — 283. 4) Orthographe assez fréquente pour jk-CO* ♦ 

5) Ne faudrait-il pas plutôt O*ojl/ ? 6) Tremissis XJl/>lx* <j*^>- ^Cmoyl 
(Ms. 256, f. 161, b, 2 de Paris). 



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69 Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 

J2>* Jjliqjo %< 3Quâ2o; ^p ;m JJ*^° J^ 50 ** t°° LXXXII, 
♦~otfoJJo Jjl*a <jl*v\o jJfcA. <Aa %> çofloVm cAj/ jio OA2)J 

009*0 )ia ^ . ojick ^o |*»oofVj >çotLoûû ^ço^ joj^LJj 

)oom JJjo %î 2^j )o t >o\o. ^pk.lx) ) ^\ y» oof Ivr 2 ^? +*-)° 
♦ ~oojy ^\oj ^^ ^o I^ooojVj ^j }r&& .J^o «ço)feo»a )ojo 
^/ 4t »j2> k*J;A*o Jfca^o ^0^20 ^J^2>/ *))0*CDlfcoj «os 
JjJLjO ^j Jço-/ :J v* «\ ^oio^^jo Jicro?v\Sy Oju'+JLi; ^o 

♦ J^oç? .ço£a 
Jio^. oooj ^fcwX)j ^V j-ojVo/ o^L/ ^j Jîûdj LXXXIII. 

Joof **->jL17 ♦»)? |2>qûûo3/ ^Ju.0* ^j Jifcu» LXXXIV. 
^poAo wob ooof jQ^ûdo .J*ûdVq2> qA^ >ÇV^J? )o*o ^o o£. 



1) Ms. <wnv^ é 2) Il faudrait lire, sans aucun doute, )a*9U^J ♦ 
3) Ms. H* ♦ 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 68 

Jk*ooy )oiW >çofio*a;Dj Vs^ Joof *♦»/ ♦ ^ fcuXUy Joof J^to 
~o>oW Juoofcoo JJy J^xx>Vcl2) ^yo*œ Jjof \^o oooj ^v&-iy 
> \fcoy % ojA. tâADktto opio Jooj jjuS ^y ^^ûd/ ♦ ♦aajy Jjojl 

\^D ,000) yJU^M fo|^j )»ttv;QN !~M? X^OfJ «Ç0ju2&u» o£. 
<ÇQJufcw/ )k^> jjXoj^ JJ/ • OOO) ^HYIVImY» >ÇO)&~y ^O ^jj 

*);ojl JJ ^o*y >$pp;jtî .**>/ ^y yo^rn ^ t) .Jiâo ^> ooo> 

ow Uïs+b <ço&oo Kj/ w\ wJo» .jms^sûd/ yb/ • ijjt pjl ^b/ 
cuoujo «il/ y£D? ^JJ ^çoji "^dàtt <W JJ; ^Lo^ M? M*~ 
, jutv,?)j2> >ÇOpDLl Joof k\} £PSOy JfiCLJal ^o ;££o «Ç0j\O O^c 

jo*» JJ^oo» J*oô* v Jy ..^pov^ûcu^o Joot o^x^l ^Jjo^o 
Jsl&jl ^.u\fc ^$aa^JJ»fcàJL r ^è sCD / ^ooj 9+a. .0^ fJLfcj JJ 
Jcojcu >çc*Aa )aoo JVU oooj ^oa^o ^çojc^po «J xi »»\y 
^y ♦d «^^Jo ^çopqli Jooj fc^Jy ^»JJo >çom^û >çj/ cxcxuo 
^PO^ÛOs^O ^o Joof ^Jio -.Jyo) ^ r ^J»/ Joof t^*> 
^ojoo JJ? ^po^saxsoo o£k. vp/ ♦ofAûoj ^o oojy qmu^ )axxuy 
K y v / .us*. k*Jy JJUy ojLoJ-^d > \^o :'A» Jyo> 9*» **/ W 

♦^sûû/ :^ Jl/ J& JJ PM» œûJÛJfcOûl jL^ ^p Mo ••QJÛD fcsXj- 

♦ Jooj £p*2âo |xat ^o .^y jyof ^p ^y 



1) Ms. ^JUL. 2) Ms. ^aoojy, 



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67 Chronique de Jomiè le Stylite, écrite vers Van 515. 

? o°) Vs^Jj^oj .Q9UL p^o |juo A*^o ^jjl Jynpi\Ml ^ ^o 

)K^D I^VOOO % J*2DOO)V ^O JjfeS~~ |ju/ JjL?S j JO^ÎDO ♦ )oJ^J 

Jsû^jo JO^L ooo) ^*ol? tà^s ^po .^J ♦o «çojA. a*dSJ.j; 
^j ooo) y o m °> J-i»jJ ^ojA. %£&/ *oooj 1 )^^Q^ Jîai Looj 
J*20oo#J ^J Jx^ -2>/ » )&*/ ^ÇO^DO jfc^jo |îo^o ^2)/ % ^So~»o 
ko ~ûjlJj N^d a^^jo qculo ojoo ^o^o^d ^o &joj v^ 

^tOtt }jLX£ ^JOJO jiQD . ^O^D\l X? ?0) jlV»» *0 . ^ÛD*2> 

J»La* &a Jzx^^opVij J*s£^j •. jjojû ^/ ~toju*o ^1L . 4 W 
.jlûd^o ^optVfco ^iû, *Asp -J 00 * ^ ^^° J 3 * 
k\o :)*UI J*20oojV o^ ^\^.»w \\~ p ^y jo^ LXXXI. 
Vjl J?o££x>o .^ço^tojl JLJjj [Jo.] ^o»\ ^ oo\ )oi-oy ju/ 
)oo) k-/ tO • Ja*jl ^ [ "^xîJjj ^poy^ra^^o Lck. ii^ftroJJ 
jooj j^jtj |^ r « ^ço^q^ ^y %jl . ^2&> ^vaix ~/ jUL. opox 
> \jqjlj ©o* ^«cïvSVo . ^V-Slic/ ^o jdjj oo) Jv&2à.o ♦ ♦»/ ^o 
5Pûoj ^poâttd^? ooL oj,\«\ ^2>/ J-^oo^ *»opo/ ^o jooj 
JsûoûdûX^ Joot ofiim. ..^ol fco^oo ojlck. jLo^^J^ joof 6^jj 
^jojûdo . fco^o Jioj 6o) Jtcûo ^o v^ jooi JJ? JclIij • )\^ p 



1) Ms. ^♦2^» 



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Chronique de Jostté le Stylite, écrite vers Van 515. 66 

)o*xà£> JJ/ ->ço^ )ooi v^ûû- JJ )o^o J^îdoojVj ^j Jio\ « «A 
JLqS^^Z) Joo) 6uJ Jak»j Ji*ooa ^oj ppA3 ^çoji. Jooj oo^too 

^o J^-la jjop &/ ijVip Jfco-t» ^JLs Vs^o-2>/ *l*o)Vo/ 
*^ûo Jlcyo ^22Ss> ^fc&Lo j|ib^jt ♦jId^oo) ^2>q^o? op^ooS) 
♦ JiL/ Jbo ). tônV J»ofcJlso :J*co ô^oro j^Voo oajj )Oj2o ^p 

Jâûooa-ja/ J;£S ~;» \Jfcjjt Jjop ^j ool «oNm LXXIX. 

JiZ>p :|ihûCÛD N ^AJ Jioa*^ dCL^JCl ^\X Op ^Aljo « . J^|^JlO 

Joot Jjo* Jo^s. oojj ..Vs^Job) ;Jo/ >o>idi.. < o\cmo :Jjoj %j-Jy 
Jfco^^ Lo^ JLv^jl ;\rtvn\ juJj jcaja JJ; JJoj ooj v / .op£o 
}r&& v*. %|soûca3/ joo) wOfok*/ ^oL^da ^? t° ♦ jka-p 
^2)/ .^u^ JJ oof <D %JjW ^i-^ jLoVop No o£^ Jicno», 

% ♦»/ ^A. ooof ^v*? >£-*0) J-*-»ooiï} ^j |jy ~>» v» LXXX. 

. û\^p .^V"JDO ^JLO ^PO J*ÛD*Sj ^j2> JCYIV^Q OOO) ^fcwi 

|jlv2) ^oi ^ojlJo ♦ fcfcjoj Jiop ; a \o ^o^o^ ^o j . or»y °) 

QfiaàJLjo • J^JDOOffy ^ÇO^A. JLJ-Xï\ OOOJ ^JODfcOOJ :J*ÛD?Sj 
^Ao ♦ J-jdoojV ^ibp^o .&JOJ *t2^Z> Q*âO ,>ço^a 



1) Ms. -QjJLjl i 2) owréleut. 



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zedby GoOgle 



65 Chronique de Josué le Stylûe, écrite vers Van 515. 

♦ J»a3 J'Aûo ^Jj&a» JJ» v / IV :jfcjjt Jyo^ «çom» ^ jooj 
Joo) k\ o^o ^ ♦♦Jfcà.oaûDj K +~/ jo^ o/ J;xx*o ^j jvaco 
JJ ^çojLï^d ^p ♦.J*x>oo# ^o ooo> ^**y "^**? ^è^° -Ç ^ 
jûûdJo \J*qjl ^a. JVcûj JVojI ^o^c p^ il/ »;x\A oooj ^jjûo 
Jof Ji°)o»\ ôj^ ooot ^ju^ ^çojfcuooj ^^o * J~*2J; Jio~ï >ço^ 
)oûdo |ju1j JfcoVoi J^*A. ^2>/ v? JûûV « x^°)° ^J° l'Aûo? 
JOjîDO ♦ JjQJD'*-, ^6p CÛ^JO J%» ^Xi/ OSJOO JkSA fcuS ^Xi/ 

.OOO) ^o/ ^o^ Joe» J^lj 

JJi-j ~ooj <Aûdj jo^^o iifcoc!^ [Jj/] Js. ^y ^ LXXVIIL 

^/ ^p Ai/ k\ JjÛOCU . ^fcoy ^*JJ jjJCuOjfcOO JJ ^O v^plj 

^2>/ « 'AkûDjy ^W x:°^° °^ Q vYlg> ^? •• }L<xs. <***&. ^&-Ja~y 

J;z>jl N Jo] J-A£ v Jo Jlfcj/ v / -ck» V M/i«v» y ^c^o *}*2>p o/ 

K^ r LJO : J*o£j J*~* ^p wiï)^L/ ♦do J*a£s o/ JJojo ♦ojk. ^pi 

"^joo ^opx> JtK^x» «j^a/ .^pL Joof k*jy ooj ii^jpdS. Jico. 

»*jl>JJ ^ jqjo jjo^c ^Aûûj JJ oob % a2>j ^-JJ )oAIjo .^j/< 

♦ k*J\^~oo) v p^x> Jyojo ^fcuày ^JJ ^Jsk. ^y ^ofc. g&f 

JffiCDDO ^OA^? 2 )JjQÛD vÇOp^O JJOXOJ jk^D J^CDD ^kDjo 

♦ ^d)o jLVy ^po |i>Qjt ^p ~ôoj ^o\t> Jl^y Jtos ,o J >,\a 



1) OjJk&Q*» lit-on dans le manuscrit. 2) On lit plus souvent 

J->o}-oo. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. 6 



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zedby G00gle 



Chronique de Jomè le Stylite, écrite vers Van 615. 64 

^gpoigi&s^o ^j Jj~ «o .fcu»o ~Ofû~x>o £pgà&2? /¥| <::5! ^ ^o/ 

h~JO 0*\^> V-=^î «f-20/ ^ ^fc^J J?Ol ^0 O^X JoO> JlSUQÛDJ 

J;m\ J*ûb^ ^oo J-a»V/^oov~o .^ûd*2>? mJùdiJJ o\,vo oj\*~ 
jlK^D pfaOO »^â& ^fcSJ. Jà^o |ju CCfcJtO .^\^ ^âSs. 
A *t2>? Jwk^o jVoto |lx ♦»/ ick ^ijjj osâo) ♦oo .cyoojo op 

Q3fc^ \JfcjU*30 xpV ^^^^ ^45^- f°° . •^^ ^VÛÛ^O jj& 

♦00 • ôji. ^ûiy JUb\y oooj ^q\x> Jfe^«\o . Jtj«w^ J*2ooojï 
ôjujjuj jû^jo o£»~ y+) ^çj/ ^VcûJj ^pL Joô) fc^Jj ♦*• U^y*x> \\~ 

0Û2&J./ J*fiD?QâO ^x^OVA ^/ >$OM^J 0*Q~ ^JOfO ^om» 

^d i^oootV qîûjo % ^ofio^ ^o ja~V jOO «nÇO^c OOOf ^Sjîo 

^ OOOJ ^OOJ .«ÇO)JûD *§±2>U V «AJJO .>Ç-V OÛ^O J4*>3 
♦ J-JOO©)& j^lkajo o£~~ O^OO OOf )Q^W :J*C0Vo9? 

|2>w ^3l&o^; j+**œ JycYivINjto JjaaSol fea* LXXVII. 
ooo^ >çopW jûJQjoo Jâio^s % pjuVoîo^ ^o owW t-W-^J 
ôfts 1 .jTÎV ôjjqx&jl) Js&jj J*£d¥q2> >çoms> v^. q\^j «jiâo ^o 

^Li/ OjJLO . # ^pi OOO) M? Jt^v >$oC^2L^ ^j/ ♦ t aa© ♦ J*2000)^ 
^J JJLL\ >)p\.\\l J-^20 ^2)J0 Jt^n^ QâOD JiOOfO .^wOQjQO 

00I0 »^op ooot x:**ss? ^è^° %>ÇOffc\oaûo ^p oooj ^o»l 

\vÛJL Vs^JI JL^^CO JJj ^Xi/ OÛ25JLO ^O^ CUÛÛ^/ JfcuCD'L ^ço^ 



1) Mb. ^O'A* 



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zedby GoOgle 



63 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

\ Joypo yooy oppjo • >ço^ )ojo J-xsoVoa >ço£o )o^y j^voy ~op 

^0 ^*»»fcOO 0/ ^k*tty ^/ &^3 Jxkyy »^ÇOp&X ^VÛJ Ai/ JJy 

)ox Jooj ^jjy ooj JLu£u£ûdoa ^y vj-4-~ — *-4-^ LXXV. 
^Vilo ooj >çofick. ^p jo*a v$ojLq3. kJ^J JJy Jj~ ^o J*ûd'^2> 
jbooo^o ♦ o£. ^oo) oojal/ J*ûd*2>? Jakîo ^oy :♦»/ ^py Jfc^^ r ^jli 
»opo^y JJLSLy )ax jl>/ o^ k\y Jvzyo^ )Q*W AA. Jy* vûaitoV 
^ojov-^yo \J*2ooo>Vy J*x£\. QMtâJ ^yo*. .Ji** IclI \ux> ♦oo 
♦oo ~opoJJ 1*0)0%*. ^ol ^00 « Jiqjl J # +ofcooy Jy^fnriS, ~o)cuk*Jo 
• ojLck. joûûjy <*att po ♦ otffco %*. ♦ OffcJ&OD ^1 JoVo ^2Q* 
^j|jo jLojujuoy J r / ~0)0\^. )o.nriV J°>oct>»<V ^0 *«\ «oâ 

.^VCfcu ^AOQC^ jU&Jo .JjJbd JJ ^OfQÎOjOO Jfcd^ *) JJÛJ3 ^>Kj 

v ttvn,^ %a/^i ♦♦♦20JI pm^o ♦oy^» ^y youo LXXVI. 
fcwjj ^ôfj-^jo Joof ^ûâ %Jjcim(yix> ^py i»ya&, ^auo . o^j 
3 ) r A .|*ûoVoa fcu^y j/cu^o >çoj\a3 ^ iV> ^jbfcciy ..opJJJ 
^J^lJo o£»~ o^oo oo) )o^jt «jLco^y j r / k*J.y U^ ^y 
|^dVq2> )ox J-jooojV q^vo/ % jcûdL.«4*J3 ^? ^oL »J*2Doof?\. 
^o JïJ^ ~*x> >$chjûo JK^r^ Jo*Jy ^pooy SdUk^o . jsojsy 
^o o+ao AXo OM^Vay \oi~ j^to om^j wOfo\^. q*.W J»o* )o~ 



1) Ass&mani a la ou cra lire JLCLO. 2) Voir plus haut, en 
plusieurs endroits, la même leçon. 3) Assëmani a lu «*yO|» 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 62 

^oio .Jpa~o ^JUÊb^joof Jm**. J࣠♦ Jiooj J^M?** Js^*^ 

^O ♦ ~0|Ofct*J ^.CÛJJ ^J Jà^O ♦ J1QJL io\ O^^O j^9 *D Jy*~ 
^OfOdûÛûâJJ JoO) |2> .O ♦ J9QJL ^O JJbul^) fcwJ wOjuJ*» «O |*ÛD^ ^p 
Q^) }\tt& JoOf bu/ Vs^. JJ 2 ) Jb^QOjxk. >ÇO^ JOQMJ ~OfCLdQOÛJO 

opooja^ ~o*obuJ; |*2ooofVj \*&2> ^o ^j ♦*► ,yn^ Jbdu^O 

^OJO; ^SwO) O+Ji :J*QJL Lck. o^c Jooj ^j»j ^^do .^ojo\£uqjj 
J*GD9O90 .OOf J^sA ~OfOà^O Jbo* J^ |2>|d JlQJL ^0\i^\ 

sAxÛJt ^VI ^OfCtiD+O OOO) y\j/ jD \J-*2DOO)ÏJ jj^^O ^O <~ 

wO^^jto ooj J»fiD9Q2^ ^o^mJûo <ço)buo ^o JiL Jjjto \Jynro 
QMtt/ Jyoj^^oo .Loof jf^^pjuVt ^o Jb^^joo oo) J^\^1q^ 
ooof ^v* JbuujX^. •. 3 )|*2doo)¥j jLdBu* «^ojIdo .co;ov>\ QSlOO 
^aiLo JJ»o ^^/ >çop>o \k2uo buJcooûDO buJn*;o 
♦ b^»} a-j^J./ jaAz> \±êlL Jiqjl ^^j IaûdVq^ ^00 ♦ cu*jdLJj 

J2Q^ :>ÇO^CH O^QXN Vs^JoO) JQÛQX . J^JQÛD OOO) JULi\jO 

♦ OOO) ^j~boo JJ 

^ofc. jqjj Uy o^u.1/ ^j JJLm- ~i>Vo ^po'^sOXsOo LXXIV. 



1) Mb. JxB^. 2) Ms. Jb^03&* 3) Mb. J*Mfty. 



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zedby GoOgle 



61 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

\)t ^J ^3>i .yçS&S. ^M&s+O |J2Qjbi jiOt^D J-gJl JiOf tOp 

Jjqjl L^l ;â~j ooj JUl\^^ ~£» «o ^y Jû- 4 t^ LXXII. 
Joç Ait ^o kijo ôflo**. ^po jiwo/ )♦*• Jlki/ ^1/ Lj~ \ dOÛCtt&t. 

JûlSib; J*2DjO ^ 0^0)90 |*ÛDVoa QXttJLO .Jfesl.,Y)\ ^A J-JDÔOfV 

Jjq^V^ Joof ♦oio . *$S> o^ojt; ^Icu jaiûo bffcoo ♦ ~ofQj^jo 

>jlV fc^j ^ JV t 00 ♦ J* û0 * 3 <Ç°£* °°°> QJ1 ^k ^è* • ô #*° 
♦>^2dj OOf J*»owj oi^j\j w^IJO ,Ojfo(Yn\ ^2k»o \^j jq&ûd; 

jjU2J\ ^O J^*7 ^pt QÛ1~0 ofc. LOO) t^vo? jfco* K^ ^p J*» 

♦ ^pl ^p joâuo qjda oÇopv*.o ^npnxN oooj ^3*£»j Jooo^Vj 

• ^OfOVf*. «ÇOjJSuD fc^JwOf) OOO) ^gJO Jk^D J^QjO OM» 

o^o )oi qA ^p Jcbs ^j ;2u . ^ù3to Jl^/ jfcooj ^p Jbckyj 
J&~ J*3DOO)ï x^i? ooj v j? ^ «Js» ^Z o\>oo V* ♦O jlQJL 



1) wJdV serait préférable. 



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zedby G00gle 



Chronique die Josué le Stylite, écrite père Van 515. 60 

ômx>o Jkxo; Qja£a |^\ { )a*.i Jioçj x j ^o^W- J.kkyiN 
J2v2kj ^£>J vaJb o^lj^X) JLjy >oa 00200 |W |^\ { )oaî 
^o o0txa2> JJLjujo %Jjc» Jlku^i Jj— ^ij ^joo^ o/ Ji,ftçiy f o 
2 );ju n\x^j \s*oo> ^o^d .>$•£>* ~s~odj v Kmjvm> JJ ^oio 

IclVJv-a ofcwjo )k^o JL>-~ Qjuol/ ^j joooojV LXX. 
^çJLjjj ^£&, Jvoax ^/ oij^jl/ jqjo ^p ^j ^ . J&jujîd Ji*\ju* 
>ço)WO on*o .^pi. <ç~Jlfej; x^r° °H t °^° **&+*&& ^± 
I^-^cû»^ yt > gDO* t ^fio s ^o >up*. ♦oo .V^*} Jia£o JaALj 

JaoV ^ot ^p o^;o ->çlV ûWO JaO'A- >$°^ ooo* ^*? r^ 
^fc^ Jljo jov^oof J « S\m ^o-Ajo jooj W ~')^ LXXI. 



1) Est-ce le mot m&dçiov Dolium, DoUolum, petit vase? — Est-ce 
le mot Patera, Patenaf 2) Ms. «Jtl,. 



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59 Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers Van 515. 

J^doSo fcoûidl ^ja2> .^^. ^u\Nj ^jo) ^y v Jo .^o^~. 

%Jx»y I^DOUO J&ft, *f>t f>\x& jio \Ji© A~J J2^ jiÛJO J^V*y 
« ).V,~ ?» 0+-~/ >Ç0»*1*»*A>0 ♦ >çV Q^V-O JkîOuO |*ÛOVoa ^^ 

J^iJd >$V2l-jj >ço^ ♦ûSk) JK^d ptauoo %Jbui$~/ jfco^o ^o 
4 ^âjo J^fcay ♦ Jjqjl N~J. J&~ ^ç^^jo 

k~a&. |*2ooo)Vj Jo;*. ooof ^jodI^oo «d iy/ ^^ LXVIII. 
<pSVNjy >çoj\ fcoojj./ Jo^JSs. ^p )©♦» )U .gpo'^ so cu ^o )ax 
♦.Jbok^oj? JLa ~J^ ^>^ fc^^ <? l^l^o ♦JLcoj ^ <^oLkio 
Noû^L/ M^j J^Qj^y 6/ .jcyo JV ;*>/ J^y ^py ^ts£ol ^y JJj 
♦ Jido) K o^J^jj .^i/ /))oJod ^ LLjy -o> JUs^J? ô^-! Mxk ,;jlJ? 

toO) JJj \J*OQ*; jj.0^0 JlîOÙDjt ^*-DOf \\ Xi êl LXIX. 

Jj^qûd ♦ J*aooo# ^oj\oyo «ç2\*yo ~of ^-y jyojy ^^o .OfLoo/ 
^ju. ^OMO é tJLij J^xo wJL^j JkAïfcà. JncviAy ♦Jo^oi Vs^ôo* 

JDJJ )Ot2DJ \ÏMD JJj .^VO ytoâûQ^O 2 )uOMTlA ^j~ yï.Vy^y 

)oa* ~0)ok*)y :jfcoo*A )oclo~*J-s yraxNafco .^v^iy >gi\ 
.Jsx^ojy Jtaroy jfc^vx> ;>^3 jfc^o Jijo LX .^oovSy oj^joy 
^/ ojuk*)o .^jofcooo ^ m °> «y JbJibu Jbod^o op> o.too 



1) Ma. )axb. 2) Le mot ~fifa doit être oublié. 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 58 

JULc~ ~2>v^ >$V )vo ♦otffco ^|Jx&. ^n*x> jlo :JoNcdj opa 

>ço*JSt v^^o Jjf-A. o^o^jl/ JJj^^o ^j/ J;ao \J-JDOOfVj 

♦ J^VOJ J»cu ]oo> A ^oo OnÇ^ûûj? Jfca^A> 

^20 Jj^oqS )U *>)*+*o >çia3 J-jlJû-~o ^ycnv^o LXVII. 
kjj v j J*ûdVq2> ♦ JioVop No ojNnX 2 )|^jqcd jqoNjlLj i^oo 
wJ^â % >ço)i& ^o J-jdoojVj JULj o£k. A^jy oju p .♦♦»J^ Jooj 
)tvX^ oooj ^opoo « ^ .j v^ ^^o OOOJ ^clSuo . A>J? JxVi 
.6p> Jooj ^dNjodj )o»tï\oo jtouoVo/ wjjioo ♦ Jljv^o JojJo Ja~j 

\vûjl Jjof ^xjjt ^ v j jo*;^ ♦ z )*$è^t ^ °& 000) r 20 ^ 00 
>go»\n\o ♦ ♦»/ ^i j'^jt Jljo \Joo* jokoo» ^pLj fjuftXjp ^o 

.^j/ ^_~o Jia^o Jta^o Jbu) ^ofc\ >çfcJ»j jao ^o oijkjtjj 

<~ |i^JVXil **O)0\\. M*. JOO >*** ^OO ♦ >ÇO^A. fc^Jj ^ ^JQJLO 
^^D |*»OOfV tQJLfcofcOÛ^ Jjjll LaJi. ^VX> ♦-DO .OM» JOOlfcsJJ 

oofo -jOoa>? jO*;-£^1 ~Q)cn\v> Jkib*o >ço)fcoa*j )fc\^j 
cfcj/ % ^\j/ JnJJ ooo) ^^1 JJ ♦o ^o^oj^qûûdo Jjo^n^jo^jl/ 

Js* |^200 JoOf JokfiDJ ^£»0 •K^D jVOfcODJ ^ J*Q)lO OV^Q» 
^OMJD J_JL->/ "^D JJ/ 4 )qmo*^\jj <m a •/ JJ ♦ OJÛ jooj W 



1) Peut-être faudrait-il lire >ÇOkûQJJ ♦ Voir plus bas et plus haut. 
2) owrtXeKt. 3) èyhov Affictue, Cenms. 4) Ms. ÔMOpU} . 



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zedby G00gle 



57 CJitonique de Jawé le StyHte, écrite verë Van 515. 

Mtas? ^otic^ja^ j^ ^ %> g^^ ) *^cD ^j J^joV LXIV. 

JJSbfcàJ* ^o^ oo^o JL^ **opoJ^ Jooj bojj If^Voo <$ojb£ta 

^00 Lv^ J*ojj ^ J;jl /^jjo % wO)io/ ^p ^JQ^t ^j jclo *^tJu; 

M? )-*& .ojM*>^ wpMQ^JQJJ Jak» io\. Jj^V yt ^pi 

^o Ojjoojo ocuto Qov-jo opo JsjwN Jîojj ov^x opax Jooj 

♦:^o£. ox£W Jbo^oo % >çlV 
*âk- jo ioooojVj r j |^o v,*qn\«viMO JJtiïyJ, fco* LXV. 

• JI^D JU~* )OX Mt ,0^ ^pO^OX^D ^SJG^. ~O^J ^W ^ 
^/ :L;2> JfojJ ppQ\ *»0£gSdOJCO t 2H .JjOf «Of JOUp >UQ* ^O 

~âJJ m^îo ^o «JUaoV/ ko? }t*fe*>? p^j J?i}-3 oïm Mij 
^ofo\x «osao <çqpo^ ^vûjj t- Jjo/*s> ^ofc\ yt » ^pcm^.vNo 

.OpO^O ♦j-XJDVÔ? JL~J JloJ-s^D ^p 3X90; ^J^f? *0J^ 

OOL OJl\ ^JûO;0 ,^0)020*0 ^O JCU0 O^JCUtjj Jj^o :U& Jjojj 
1) 11 faut Jire, sans doute, 0+2L»/* 



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zedby G00gle 



Chronique de Jomé le Stylite, écrite ver* l'an 515. 56 

. pàt p)y\ ^^t* lûâûpj ^t 200 '^^ 
.opa\, joot M? Il v. 9>\ t^jo «jcuo <»>x>J.<? ^*0) LXIII. 

)000 wO)*o/ )OX QOVQX&k OOi Jjjo . OjK*'**» Ô^DO OO) \vjQJL0 
JfcdUjîdS. 0)^0 .J2MO iX2>V )OQO AC& ***£ JiO*J0 ^*Û&^ 

^~*k9 ô^Vi *çqj\d p . Jh.v^rp? 40 vJ^- . ÔjXS^^ÇOjkD ^p 
^ ,opo\ ^s«u JJj .j^jdooj£. Jooj t ûâ ^j J^u^V .000) 
jooj fc^Jj Mao ^p ^j ^Xo .o£*j om» JJLql^^j \\JLL JJj ^p 
opa^j J«vn\ ^o JK^o^o .J\\fry oftoQflX qûSu Jfcuujso 
~0)Qja~sA. Jooj ^J x?H° ^ ? I r* ^-^^ ^pmûdo -cux>V 
i2uo) JJ,! Lo>op % Ô^lVt tek. COVX5J Jjoo Jki.,Kl\ o\\ïï\ 
ojLaSui-* ^;^^2o .^S^o oooj ^oj^jOdo ^«vrnfta» % JUL ^pj 
jVL pO ,000) ^SmJ^P ^QjfcdLO K j JiSdO % ^$pmoVj JÛ2ULJ 
}^*J0O¥O *.J*JOO| OOO) ^2>»iX> JjO^Sp ♦•j-UÛDVO-S 000) ^Jt 
.OOO) ^^OfcOD JJ <Ç0M» f» CU2Ù&. : Jx*£ OOO) ^.iJL >Ç0^2JDQ^ 
OOO) ^J-s^D ^ pO % >£JOÛJl\^ OÛ^ÛDJ ^JOf J*Nj&& ^/ il/ 
|â2û JjuJ ^O Ji&*A fO ^J 00) v ~3*/ JJ ofrfrûxk % ^JupOO 
:J*tt£0 J*JOO)0 ^ÛDVoS) 3/ JjDO) O^gdO <Ç0M» tâXJJ J^O*} 
jJ-2>/ :J&0 000) ^titj |SJO ^p OOO) y\2U ^OM^Vo ^iO) jD 
^a«x> JJ jfca^jXkj oj~j ^oo >\v $> O V>\ <**3*7 <çojj& j-A, 
J*qj aooV .oîopck. ^çojfcao ^wL; l^i'A JjuJJ JJo .*\*atp\ 



1) ^JSO est à la marge du manuscrit 



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zedby GoOgle 



55 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

OJLI20 OOO) ^-dû-VS «s^D G^J ^^^O • JlQjt i<±L ^20 <^i/ dû~*Jo 

J^lL ^2D V^^ )»Ju^V ^OL Jû2ll :J»CUJ ^J Opbc\, LXII. 
M~ JojJ .1Q£&t, ofcw *Ajl J*ÛDVqSJ JUL^^PCk )oJjD ♦DO ♦ J^* 

ooi uO) J*~jùdj JJ/ £po££Qjj? JJo *^j Looj JJ Jkwoj .)umo 
Ajlo ♦ l ) ch^a >ç^ju JJ? « *jLc£L~ V^QQ.X )QJ0O « chd^j 
# ^jjj &jqjl? |» wîbo v$Nj/ ^ûâS JJ; j«*tto* A ^oç jclo ofc. 
JV jû~;»o J^jokjtjj ôot J^otjo A20L/ vçNnzi^? Jju/ A %jco 
oazàJjj JiûJJo -^ucco ffvnrN J*ioV o^ ûo^o . Jkwo ^o A 
^VL o^. ^Njj l^oj^opaû. )ojoJo .^ï^^vûû^fcoty oooj? . on» 

JVJL ^jjo :JQO > \AJLO .^»GU yOCCM) "^ J^O)J J*£A ^2& 

♦~ *W .-orfboj J»oA. %jc JJ/ •îKo JJ ^j 2 )}jûJ L;2^ .Jj^o^ 
^j )»ju^V .J^ojj j+^A JJ»fcM, Jjbuj; otyo^o jj*»îooj opa*; 
.oot J^ojj )^^D JaoJj <p«»»fcj? Jku*»? IjoVo^ ojLck. joo 

Q),l\ OOJ ^*. ^~J./ -^^^ °^ W? ?J*»*Oqj\, wOJOj*. «oo 

^juyco )J Ji^j J**^A ^? •JfJ^JI o^ V»Jo om&JJo . J*~A»J 

..fc^Q-JOjj J»CU j£» A ^OO JJo %0)&»2 ^O)? *J-J? > ^° * ^^J 

o;o» v Jj ^losuopd ^ju. .J^ojj > \ojl ^o ^^oo ^6j Jidoj 
^ r O) .Otfcdu*» wJèJjS )0^J0 J***A»J ^^2° ^1°^° ^ oL ^^ 

> \^ t » ^j v Jo .%^o ^oio Jè\» ybjj \d^o Vs^fcA • W 



1) Assémani , Biblioth. Orientalis. I, 261. 2) Ms. }j£Dj . 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 54 

\OfcS 3POL\jpO J*20OO)Vj Ji^fO ^* *~ ^? l ) <p \ Q +CL / +§2> 

jLcooào© . Jy»o\ Lq~jj J^^o ^o Jooj JL/ Jadj Uop* \uda 
. }N»T>»o^ *AN»J? ^4) joo) ^-vo JJy Jo0 .• joot aOioW Jgtio JJj 

«wOpoJJ JiJiJ ~0)Ûl2>/ )OGDO .O^ O03XJ ^ÛDVo2> ^\l\o 
\~JUD ,wO)io/ ^. j*tJtO »Ua jfop ^p ^SJQJtO :0^»~ o££&. JOO 

p :Jj*ttO? ~v*>?o J»jcuo ~;»j Jjojûd to ^o orf^U» ^J Loo) 

O^ -OO) ^Yl.iW ji'^D ^O ♦££» : J»00 wOpoJJ O)^ |xjûo JJj 

^J^o <ço*jûd JN.\o°> P^d^; ioof poo .JfcoovDo JVa^J3 
ô^A. >ç\m? J*ûdVq9 (urW JJo . )Ni.» t>? o^VL <$oj\o ooot 

\SJ. GUGLOO J&u»? ^OfJU &&1 JJ/ j^^JÙO; 0)kD1Q2> ^\^JD 
Jlx^wflû^O «ÇOjàûX COVJOjo Jfco^SD ^O Jj«~+~ JûSli ^O) *^X* 

JfcjufD ^O JQ2UJ JVCÙ.) |iû/ \*DO) OJ^ . . OOO) ^Jt KijQ2> 



1) IlaïQtxMoç ivv B traita* y xy itaidi (Procope, Z>6 beUo Per-> 
8ÎC0 I, 8). 



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zedby GoOgle 



53 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

,£P^QD+wtiD J^S^ JSD^IV Jfcj^Q ^OWÛ %Û~V JJ f> ♦=&* 

dûjaJ&kjDj. : *) g . ^ frftV Loor^ofok^Jj wojo oiLçl\ Jljo 
♦ZiXiy fcuûO? popj? -)*JOtJJ ofcw v»Jo t^cbVog? ^po^m^oo , 
v tX*tîii? Jaaao ^ )ojd)o j^oijj fc£A. ^âSS. j^œx ^ oc* U^ *. 

% ^to»> l oK > n^k'|j0pb ^jait/ JJ; ^g£oo ;^\jL >x*&. J&^o )^« ^> 
O'HAVÎV ooi ooor ^OJOJO :ofc>. ooc* ^V^UJ j*2DOO$ ^^20 

sÉk^oftOujlf Wo^vji «o .©eu J^ioo^ ^otocïo^o t^vct 



1) l4e7têfi^Tjç. 2) lC âj, LSLÀ v-࣠\ÂÀ (Mb. 256 r .f. 313, «, 
2. de Paris). 3) Assémani: Biblioth. Orient. I, 285 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le Stylite, éôrUe vers Van 515. 52 

♦ v$o£. ,fr9^VK) >ÇO)lCL^A UàSâagQ . ^ÇO^\ «j^JÛÔO *ÇQ£tX 

^© JLoujo oji*t^» >çomx> ^ jocoju :JJ&* Jyo) \s^d |jû\j j 

\sjQjt b^JUL^o ^c» ^s^oo •| r ^o/ ^ojo\\ «çLJjo ♦ ♦** Ick, ^ 
uO)i jfc^v^ )ck. ;°n\ +00)0 .jîqjl r . oco^ ^*vo? jotoao 

• ooqi r Vf~? U3û-*r^2^o jl^J |^ÛD <ÇO^D QX^o -fci^ 
^D>^\ J*AÛDJ jûD^S ^JOO J*oA JbuJ JQÛd)o % j&Ju»^0 jy, 

ojj » j+io*Jf jao o^ ^jl Jjôj Uv^ op> |^iL )oa^ Jk!a\. 
y); ,oj\~A t û2> ^j J*ms3 .Jj*jlj Jxuo opa^ )Q*âJ? )ck \z>\ 

i)Mé. £x,J>. 



^ 



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zedby G00gle 



51 Chronique de Jomé le Stylite,, écrite vers Van 515. 

.«JfojL \SJ. OOOf xOOJOI )„\9N ^»/ ^J OOf .wOfQ^VOO JVq^j 

.|hi»iVN ooj |iDp ôfc. Joo) ;£jj ooj .~&4I jyi.yioX o^ ^^qjj 
^O^w jJU^o k-Jaooof* j^2> ^çopox \taoo U+*+& °^ wO*o;jdo 
Jooi^Jjc .J*ûtfo2k. JIqd, ^JUL jJ? ^200 .J-?ôow JUbj^ 
^/ <çojAâi cuou# fc^^SD^jo «çjojo .JjJ&j «~ Lo) ^&Jka; <çom2o 
♦ pjJbj ^ J^o/ j^Qjt ^o o^\. [coo^o] c*-2> ^^A^fcoo? ÔOf 
^o Lj ^ r O)0 ^aSSii? JjjSb \^ Joo) jû-oûd 2 ) J%jo *âjj "^20 
ooof ^** JJo :|-?oo^j JULao oooj x*>^î ^ ^ T^° 'J* * 

Q»\ O? ~O)Q-Û0jkjLD ^Q^fcOOO OOOf ^3;OfcOO jfcOOJ ap) j^Jj 
"^D ^ ^J jjOf .|lOoi iiu^ J-^JJ «$J~J? x^j ^ .]*QJt 

>ç s _ûûjo :)Loo\. ô^ûdvS optj }*c6¥q& >$L^ t J ) T>\?? * j » ft °> 
..J-joop ôp> ooof ^£a? «loi Jfcoofc. oL/ JU-A, ♦ JjSwo/ wOjc^A 
^/ }xsJLl JV-2l^ JJt^o Qwp) ^ço^. ')ocug£>o ^2u.y <**ûjlJo 

^q^\ QA2LI % ^pi jOOf bojj i*20OO)V Oj— po *<$p£w ^ojljj 

^0 ^-^jlJj \sj±^ ov-o % J&Ju^o ôj^aa qdvdLJo Jfcoi jfcOQuO 
♦Jfcooa. oooj ^ûd Jjojo *J-S^o jSrnN * JjL&tO J*£X^, .J-joo** 

JOOJ200 w^JJJ 5P2QOJ Jj*0Qâ3 ^ÇO^OO* ^O oàjL ^YImY|\o 

Jà&o ooof ^V-&-> fc^JwPJJ jfcuu^d^o .JâûccuS/ jjo&d Jjoo&j 

JJ^OO >ÇO^ VMXX) JJO)^ JJU^O OOf jOOf ^'«OfcOO «O .jSttûJ^O 

1) ♦O ^V»oJ» °^ * • • ^ °^ Da2> *A2> : jXi : V^^» V^2> 
b^À.^ jJLS ^wA-i gjo UU v^cJLJ jp^ Op> ^V— POQS) ^y\Q> 
Oso^^n o^Jû^ Jiîjj Jp3* (Ma. 256 de Paris). 2) Ms. jr^iO?* 

3) J'aimerais autant lire «jlO ^OO^. QZ^lO 0^2^*1 Q**QitJo» 



4* 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le StyUtc, écrite vers Van 515. 50 

«>Gd/ p \*£CfiQ& wOJO^JO ♦ <ço£l wOfQX£SjtJo ♦ JiÛÛ~ mJO <çojjûd 
.Où/ JJ ^♦200 ^J JlCûu. Jb!l .Q^£dD 00^ JOO) fcwjj |*3DOO)Ao 
j*JOV ^^ JU»? JOO) AJbJbOO ]*ÛDtSj Jr&» ^J JCLO LIX. 
)CVO^g£> J—S-^J ) "l\X> ^XUJ o(± s2>f JOO) V^js^° — oiioJJ 

wOjofcwJj .^Xttj; jLw— ^o JJo** juî ^j ^ .ojly.», «A ^t^J 

wojîo/^^jji ^o)lon\Y> .da~k*X JJ; .ppjo Jii. ..JLu^ûdvd 

W • O^ XN^ 30 ? o6 > )"'•*>? Jfc^Ju*fc^» JJ JfciOOJ ^OD ]s>y&. 

>fc»*. Jjoj jO ^y ^xttj l )\)o\\\ ôjo ^SJ^jli JJ J^r»?v\rM ♦ôjAx 
|2>jc^j JJabo . wO)Îo|d t^u opJ^oo/ ♦»£} ^/ ^o ^l^jj )o^ 

J.OO) fcs~2L>tJo OM^V^ JoO> >^^J JO) JlCUJD fcuàil/ ^f<s? 

^VL Jjoj Jj^oJ-d *koo ♦ q»n«Ti\ ^)/ )ojdo .ojkâoyjo ô£d 

0*10. ^O kûûDi JjO) Ji/ JJL-2)/ JQJOJ OjlCWck. .fcvODO ^jxL 

|^2o ♦do .J^^d^ JJLJjj )ojdo ^xhj ^u* Jr&b )ojo/ JJ/ .Jjlo 
ôpo2û\juj Q2UU.L/ ^pi Jooj K*Jj ^j J-jôp^ « ô^\ j'^Jt » JJt J.& 

)o\jÛO ^O^. s2>J? OOf :^O)U^0 fcvOJ JJj^ÛDO ♦JkUjXk. Ôjtl 

8 )ôjjû^2d? .ô)&^ J^ïa2k ^jojo JJS>~ ^x 2 )ôpo^jjJoot 
w<»ok*Jj ôoj jv-^-3 jyi>\io\ buo^L/ ^J JjO) ♦ OJlJS > g\ \ 1 

.Jhi. t \r» o^ ^xucd; pp }opj o^ fc^/ Jjjibo Jjc&^? %♦»/ p 



1) Àssëmani, Bibliotheca Orientait*, I, 261. 2) Ms. Ô^O^J. 

3) Ms. 6jujCia\°>l . 



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zedby G00gle 



X 



49 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

^ch-Aa joâjo Jim o \ oL/ |*ûdVqSj ^.y ]*«■& LVIIL 
kôy ja-^ v2>/ •f^i/owjoj .^poucuibjoj 3PD0J |^^ÛÛ20^ 

<ço*Xi o\2no Lj oj^ ^jQûQ^oy JJ£^p .ôjLck. Jû\ûd; JU*jl 

^0D .Q2QO JJ )U*^? ^? Q^> .OÛJL JJJâ^O .^j/ ^GOV^O 
o^o o/ ~*Js qjloL/ ^y ooL .J*CU J;^&. O^ J.OO) fcidj 
.*)JjfaoJJ |»A oljo .l^oVjo J^juyoo J*j*oofO .J*ûD?oay JL~ 
J~ioJa \ûa joo . «çojl^x^jJxÀw )qjoo . jcu^a bu^j oûjojlo 
J^XBÏQ-& ^V îOOO) 0%CdJJ J^^Q^O ••J*aD00fV ooqj <ço*l*W 

oj~ % oàoy ^W ^çopj^mdi. ^3o) «oo .^j/ OmJdo J„<o,o\ 

j)S\^? <ÇO*Xl &&10 O^JOLjj J « Yï { f>\ |*5DOO)Vj JL~1 qpvjl 

. ojîfco JUL~ q^do ^SD^jo jo^;£2> ^aoj JJ/ a^otocH *ko JJo 

I^VO^ «-S/.^î ^^ •Jba*j» «gjuttJti. COJOkitJo L*tS Jiop *^xo 

opa*y I^DoofV; !>'£><» ^p ^.y **> . J-xr>*2>y Js-^y Jak» ^xuj Jj<» 
ck~y : Juyi.A J*cd$S ~0)0 v* ♦oo . 3 ) ^vâjtjy Juyi.A joa J^2> 



1) Cette forme, qui reparaît assez souvent avec l'autre 0+~A 
devrait, sans doute, être ponctuée ainsi: 0Q+— O, en supposant la dis- 

7% 

parition de Yolaf. 2) Assémani a lu J*+&o/« 3) C'est probable- 
ment le lieu appelé otyçioç par Procope (De bello Fersico, 1, 8) et le 

Syphreo8 de la chronique du Comte Marcellin. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. 4 



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izedby G00gle 



Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 48 

^joi .^^l jLjsfc. «J^ /Jw» v ^— ? "^è 20 -I^A^ ^ 000 )° 

^\#^o JKSX ooo) ^o;tt ^Soojo ^j jcu^S bu^y LVII. 

U*=>*x> jp ^j ^ ♦^j/ Q-aV #° • # ^flo¥oS fco o\)Jo . ^pi 
Loi ^ùl; jix Jfc^jp î^êl \JîojoJi o^ûjlj Jj;~|o ^pj;S o^ojlj 

j-SJ3L^J?a^}J *V\ -> V ^ ^0U2D OQ2U ,,»/ C^^O Jl& 



1) Ms. QlmJIL/. 2) Voir le même cas plus haut, p. 12. 3) Ailleurs 
ce mot est écrit *gJ&OÛ) et £po£&00). 4) Ms. Four 6)oJju»« 

5) Ms. ô)»X>S>§»*J . 



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47 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

JL^ i^jl vssûjt ♦o ^gpo^ûûj/ Jak» -2>/ . *) «3,04x1 JJj »^o^ 
josk. .^Z ^$^JO Jfca^yû^. ^op> v [o]obsûûjj J*»oojVj JK^ 30 

^0 ^900 JJo ♦ J^JL} JkOJtO t 2 )V0J Ô^DJ JLp OJi bvAâCO JJ ^J 

0/ .JDojj ^ ytj J*£s> J.ck J^JV *♦* JJ/ .OjjlJj JKj^d J»j 
JJ/ % yt JJ jsojj ^j J^kao ♦^ooj +A\a ^Aot . Jo;o 3 )^aoj 
î^jl w/ ^jdo opjj ^-Jj JU^X vokx^o 0x10 iNx\ ^>V 
JjV^ t »o <£9oo*o jq^So J4J0V .jlcËL~ %*JuV JfcSJ» ^OfOiVi 

.^.^^^^aSs. y fin \hl opo\ Jooj fc^Jo JfcjufD ^*V* ~âfl 
JU-&-» ^pL ^p on°K>\ .♦»/ \^ o;jl > gp-^-2>o<»o jq^2>o 

Ja2>P> va/ ^J LJ .^2& ^S/tf >ÇO03^ JOO) bojo .J*OD$9? 

JL~j ojfcuûo&j vâ.Jxk. wOjîoJd âk*o .jovSooj ^â/ %a/ Jjoj 
\j3aA pvvi\ jsoofcJli ooof ^cûd JJ) "^oo ^çopttt? J*»o*j 

4 )^^JDQ2> ^JO ~0>>oJ^ boJ? JWj ^O^À. J^Il ^pOpfc^J «ûS 

^fc&Lo jJi>Njt jfeuttfO JfcjûjD J-otVo/ qûôJo *«çoj\*} jfejo&o 

%jl .J+ioV ko? ^oj ^1/ ^axjj Jj~ jD ^j jao LVL 
*âjk> . J*ûdVû& ^JÉiSs, ^ïûai ^û Ofick. JOO) fcwjj JJ— >ÇOjA\ 



1) Voir ce passage sur Jacques de Saroug dans Assémani, Biblioth. 
Orientali8 I, 21, cfr. 275, a, note I. 2) Je lis ainsi, mais je me de- 
mande s'il ne faudrait pas plutôt +o/, qui est le nom ancien de Nisibes. 
3) Ma >\^n 1 4) BovxellaTOv , Buccellatum, panis ad usûs diutur- 

nitatem, quo milites in castris pasci. soient (Ducange, Gloêsarium etc.). 



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Chronique de Josué h Stylite, écrite vers Van 515. 46 

v jo %T Ju;acD ^j Jjd ^/ Jyoj jLo-2)^\^oo) N / .^çojufcSD 
vJo£&w ^oy jjup )qûûJûz> v Jo . opo/ ^juJj *pj JiOLCoîSjùaj JUho 
^AS JàJfL JJ ♦O . J&30D jO j»Jj Jjqjo o£^JW ^a>Vo2> 
.J-*jor> ojljo ôm*o£ op>o :jNu ? x>\ ôfco;~o .^*L jkut JJo 
• 6p*¥qx&. )k-cuo op;o .o^iruc» Oo-^o .OfkjùajJ. oa>o 

JJ; t^î^^O .*t^Jt? Jk^Sk >£o£o OfcwJO ,^^^2BS> ^kL 

^Jj Jxjûd Joci jbojj .J*o*^Jx?JL ^o v^^ içao K lSl ^i/ 

^/ ^O V&ÛDO ♦Jfcduj» ^O V2^ <$*l QXX^O *^~ p QûSjj 

sç^jtjj ^W ^> v^œo .o^j Je» Jfcjjoo ^p \^ 8 )^^ 

^Aot ^oo . Joot Ji&o ^o) JUba» \^ ^o^m> ^j oo* .o^taDJ; 
.J^Axik. jo^x^ ou^ijo .L\2> vJajqgj) Jfcas*» £*o/ILt Jii£ 

JSkOJ JjDQÛ02) ^ :OJS> ^Q«CO jQDjtt} OOf OQOàu» ^J J*û*» 
Ji2>/ wjooj/ JJ booj bot JjoJ ^X o£w r m JJL$*»JO Jfcu^lÛDO 
JJ.aU;s>j \l^ ^>to JJ/ .o^ !oo> J»J&} ) r / ^p Jjoj Jjop 



1) Il faudrait lire sans doute QuAjtjO. 2) Pour O» ad/» 
3) Ne faudrait-il pas lire Qj^JJ? 



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45 Chronique de Joaué le Stylite, écrite ver s JV an 515. 

^û\A >çiaJO J%» *$*/ ^cxio \Jocb o/ \S&m, 1 ) Lox>p 

Jjjaco |^i>/ V-N^Op> OOOf ^JL ^^1 <ço^o ^Q^. «ÇO£*ttt 
.^t&A. JJsofeSJ. ^o v-fc~ ^ojjûo J^ Loo) Mol? JfcoVe* Ja£> 6o> 
^ûdVq2> op> oooj ^Altaao; J^od v>aij jfeufiool fcuàJJ./ jioojo 
^p ♦*^J' ♦ooo> ^2OJ0 àjJ»oJ»} ^W ou^Ljo ,o*JLaJ. 
Jajo ^oy ^ %J.<Y»yoN ^i/ o^^t |i^ )Oj»^j |*p&/ oooi 
^jbj^ Looj j r iy J^od ; yi \j ^O) Jfcuiaûoij^JD Jfectfo* 
Loo) J-^ufcoo JJo .Jjûd J^ûdVos ôA^ 0001 8 )^aûjû&o ..^4*^» 

^ûJQ^j ^o ooootjo j*flofo& oojj/ JiS*»o ^ jjuj ,.»fo\o 
^^^ jfc3J^y\s^o .>çof*UJ «^aSop? oakaoijo .Jot JfcjjoaD 
)OoAi); J^vo^ aOt-L/ <ço*lUo v «°ï\s» ^jûo» % q^\ oob^j 

)0^0 ^OJ ^ JtQ^S^O J9QJt OV&J JJO JiCLU2OO0ûS C&&JO 
J9QJt ^'<^J aJW JJ-s^D J;2û~ ^[/j ^L&D ^V>l^ jfÛÛ^. )OQOO 

jL^cu Jfcajo ax^Ljo qû»? J£^ Joo> po . Jajcuoj Jfc^A ^£» 



>. . (Mb. 256, f. 326, £, 2, de Paris). 2) Ms. wOjCUO . 3) D'après 
le Ms. il faut lire ^±S&êÛD 9 ^^^^ est cependant plus commun. 
4) Ms. dioi/. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers V<m 515. 44 

J-OV.JLO JODOQJ? ^D JK^P CO^JtJo QCO&ttJLjO *JU?U/ )■* * ■&? 

^20^1 ^/ JL/ :)-JO) J~vo op jkîto ^vm^ )ooûo LUI. 
Jvado jlOJL)/ |^JtO .po owo %J*J?~ buZÎl^O JlSQui ^o 
po o^jo ♦d .wopoji J»A -2>/ Jtjo . J*J?~ buZ> o^û? Ji*±oo 

JxJJOO Jv^^ ^0 VgXBO Q^JOLjj ^/ ^o ;££o ♦ j jx&a»o ^â&t 

j°>frriv ooof ^ûâS ptauo *jb jcuào cl^j .^2l£joj Jj^j jooj 
lyJLU x^ot ^^°o .o^Njtjo qa2li J-ojïoJo J*J$~ i^^° W 
OoStosûoJo . Jîojt ^oLLjo Jm2> o;û~Ujo .ioo) Jv^jfcooo wOtio/ 

JNi.|YN qpûqjo op JoOf bojj ^-JJ O'^O 

Joof J;J^oo Joof o;cvo ^o/ Wda ^? ?clo LIV. 
) °>J ^ s? j.royQN yoao .&2uj Joj Jfcjjork. 2 )|jo^^\oûio 
>£_»/ ^tZiUo :Jjkojo Jaûd? j— JJ-ib ^fcujjo opo^ûj jpnvmo 



1) Voir plus haut p. 34, note 2. 2) )0-»«JJ serait peut-être mieiR, 



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43 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers l'an 515. 

v tom\ Mt %jfcdu<20? ô».\.^ joo jooj j^ofcoo JJ «oo LII. 
*âjo .J*j?~ ^2^ |ixlA\ ^jJj? *o£*~ p^D )ox J*»£j j*YVp 

)ocl^ J*J7 oj\ m\ v .^;mX>o ^2^1o oooj ^.jdo *JJL wOjj 
Jiij £poo; ffv°ïX>o\ jcl2u %J-;~/ ~V*t? j*4o ^J «m^kal 
, ^o£~*o s^jot |j3p op jooi fcu-jj \]ju^^oj 3000? ^pA^pJo 
q*j2>U ♦oo :>çu/ ov- .JJL wV^y ptaso **?*Jj J*ûdVqS ^JJo 
IL» i^ W ^r*^ Jjsûjtsâ^j \ju/ ^j/ ^jo/ .Jfej^dSw <°>fr\x?v 
.^oA^ ^jj*k oz^U >^Joto .^çom» ^i ~^° G ^° *r* 
.JL^jo qAjù& ^o^ ooot ojo&ât/ % ^opo^j J^ooofV; JL~o 

*J&sX>9 JUÎ ^ JÎOI >$0\»tt £Q*âttC&t yOS JOO) P&}^gJDO 

1 )ojoj^aLjj ^^u.V ^o>Lcl\. >çjaofcoj ^ ^ Itu+co ^^qjo 
♦d Jb^o ^Jtxkfco oooj ^tj ^Aot 2 )J^jûdVclSj ^j Jjû);pd 

0LJ0 <ÇO^»~ O^À. OU) %J&J$JO} JULO OÛJOJLO JlOIJ JlOfJ OjL~ 
•^ÇQMtt >Çj/ ^^JDJ J*CD¥QSb. J^SOOOfV} J*$d OJlj. «00 ^oA^ 
«çojA, oil/ JJ/ o£\2>fcocil o«j»<> JJ ^J J-*\J[ .^O^l\ *j-SO) 
^^jQLiS) j-vofcooj ~ôjS. ^xo . J^V£^ oîjfcsûojo Qjooljo .coyoyh 

ojA. oxiUjo J-^o J*joo> ^o^\ 00L oâûDoUjo \J*ûdVoSj 



1) Ms. o;oj\2& . 2) Le Ms. ajoute en cet endroit une particule 
superflue ^D . 3) Plonum ? 4) Ms. JIJ*^. 5) Il faut suppléer le 
mot JJL» armée 



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Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 42 

^°> ^P '^kj t~~** K£°) J*^ J*^? J^OJt Joopy Uj* 
ooj J-i^jy^^o jooj jij % ^oNcd/ ojuAjtyo n ^dj jULib ^doj 

Ôpb^Jj :Jfcu^>0 jo/ ^A, j^JLO JfcOJL )OQO %)0^ t O w^lI ***Js 

j *i\ t> ^*y opo^cns/ .Q)\.^+> o^oo oc» JLoVom fc^ v^di. 
. J^;û^ ^ojoj^j |^> Jl .oj\~* yao >• i ?>y ^x>jt «o :J*»oo)ïy 
«^^ J-^ojy <*\ vjl JV .jz^^o^VLy J»y O^jfca Ji? ^£» 
JJ V)AO :joo ~ojo)W JjocuJ.^jiy ooj v Jj 0)yû2>0 Ja*So> 

.ojLdS^jjo ^»fino^ Jao)^. o^o^jt «.Ja^io «jûd*J)o *ao^o 

JJ/ . J^. JJ ^.J OOJ . |^0)J OÛQJO J200U.L ^o jdclSdj pji. v>pjo 
o£*~ O^DO OO) ♦»/ ^A. JttoljO ^Otoj t û2>0 . jju&o£. Ôf^V 

qj3o jfcayoo ô^A Jpo .Jifcoo Jxaûjs .J^voy Jquûcd/^ûs 
cowd \jhJfQQ tauiU/ po jîojty ojûooi ^A. oâqoojo J-*«ib/ 

OO) JjuJÛ w^>lt/ l^|2^0i J9QJO QJUQJ ^OO .J^fioVoS J^J Jbi 

o.a\ °> ^y J-*Jo/ .^Suo jooj âbJ./ \ja Ji? ^^ • JV* 

Q^A Ôp> jOOf jjLDy J%Xk uO)OLO -JfcojQD fcu^t JlOiO jk*,c\a # 



1) Mb. tJtLjj. 2) C'est presque le seul endroit où cette forme soit 
écrite correctement. 



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41 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

JLoVom ko? ^y j*L/ ^ s^>/ . j^a^ vioVjo jjx&ol fcojt L. 
^y ^otj Jia*/ Jjoj jfcojo ^qcd JfcoVoî jfcJû*. ^i.»;>c^ op>j 

J» T / JOOJ JDOp i^Ôj OOOJJ Vs^fco ^0 .JiOJ Ji2>p A^ 
:jjVO£DO jfc&~; uOO) JiLÎÊOO Jl&D OOOJJ *fcO ^OO :<j± fcofcOJ 

\^ on\\>o Jaa^ ^ jaa^ )oo \~£>U J-jû* ^p Jfcoïoî jLoLjo 
cuujijo .&/ ^£^ ^pl^Jtjo .|^W? JXKL2) \^ ^2uo :<vSVo 

^oo) 8 ) v Ju»aa» ^ 2 )jU~ fc^o V)A U JV :Joo>xk. ^oj 
•Jku^D )U>^/ ^p JJo :J~o* ^p JJo J&» ^p JJ ^ojoINj Ji? 

JJ} w0u»O 4 ):^^D? OpXU m^JO )0\ JofJ .~OJ OjLdi. ^DJ ^jj 



1) M8. O^O • Peut-être vaudrait-il mieux lire ô)p que OJJJD? 
2) Matthieu, XXIV, 6. 3) Ms. ^U^ttO. 4) II aw» Thessaloniciens 
II ? 2. — La citation n'est pas textuelle. 



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'Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Pan 515. 40 

•Mai Jtfy OtÇifrJ <♦»? xj? -o)QXx*ï .ôoj |^o KV ô£d %2&LLi 

JJfci^©? JU\^» ûo) )ku <M»L/ QPî jà\. oo^j . Jaooj oo jo©> 
♦)ojoj jo^îo 6p> ;JW Mo .Qâi^o); jNwo jy.N&Xfrs kaSojL/ 
.^w o;»jo j~j£*,o p'o, W slo^ oV \jfcooou *fco ^j 00L0 

ôk^So *o.j 6*^9 ^î Q^oj .^ojfca^yoj ^p^â ^2u od 

oxbJ^jt/ Ja^ûû^ ^y J*«2dooj wJ3 ..kadojlV on^j oo> Jsdqo 

JJLq*ûd/ oVioo .qjûdJL/ jLd^po Jsoopo :ojo0J7 

§. IV. 

, Entrée des Perses sur les terres de l'Empire et guerre 
de Qnawad arec les Romains. 

|»QO O^ \\*CttiSbJ JoVo JO^ v^ ^J JQJO s&/ XLIX. 

j&cdo JJLjo % |*ûd^j JUL~ oC^^ Aïo .*loj Jiqj o^ *M~LJ; Jjoj 
k*jj J-jôoj} ooj jUL^~ )o^ .J*»oojVj jaoJfeo^o .J^^^ji 
Jfcôboo om^oo .wj^oîjj ^gp^aSoûojjt "^ jv^o o*JLa\. jooj 
^A. j\X> \Jju£i£ûdcud ppojty :ôoj J&Jy Vs^J-JW^t^o JVa_ij 
LdS. o£. ioot b^jj )©♦» JLcûà^^ ^&» °^ )^ Jt i° •• J*»ooiï 



1) Ms. wJOV^J. 2) Forme assez rare pour ce mot. 3) Pro- 
bablement pour QpQlOfD. Ainsi pense Assémani, 



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39 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515.' 

+*±1L/ ^1*/ ^> ^JQJtjj k*yo&aV ^\ <Jp *ajy \^D :J.,?Û?P 
JoJfiD J*^jy 0)&à&. :ppD\^ pfO ^b/ OOL JJjO :J^JD ^^ 

^byy JjAQûoû ^jbJbooy o^ox jj~ ^oy ôoj ^^"^jdNûûj ô*i»y W 
o^q^do ^dJLo\ kJvA-o N fco^ t »2) ^\Nfinv» |i2oo»; ^o^ 
jjuso J^JJ ;i>J^ loj \J*;»y o^ooa ^py ^/ ^ojLck. ^p/ J*qd 
4 )QÛ^kjtfk. %JtS^Ï~J?\^ . 8 )ij/ Ji£o |iX> jlfcoJJo . W t^<^> 
^okcooy ^py jpojj Jskoy ojl&xk >&jqjù&. ooj joyjy ^jd .*ydûS 
^J&u ^y ^ Jk*o? 5 )bo) Jojy ^^o .0^ uookjo ôo> Jop 

\Jyoj Jfcajo o*AfcdDDJy J*jcL ^ ^ojt ^y Jjloj XL VIII. 
Jyoj *ajy ^ao .•o*Akœ/ o^y ôoj |»oo .1M-Jjy ~o* JLV ^o 
jyo) Jfcojty wû/ *.*J^ ^VLo ^y tv> \ )ooû vt~^ ^?^ °°* 



1) Ne faudrait-il pas lire plutôt Jo*;*»? 2) Mb. ^dNcd/. 
3) Isaïe XLV, 10. 4) Ma. dCOkjtf&t. Il faudrait probablement 
«fnaYfo, 5) Il faudrait lire OO). — Amos Y, 13. 



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Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 38 

.Jk*VCLVJ JfcuDOJ 

Oji. p^ÈODJ |»Qu J^D jO : Ol^Ot J~VO ^J Op> XL VII. 

Ji/ A& ^O ^OfO^A ^ \^}QX>J : J*JQuJ jfcsAitLj JjlO OOt jjJsX 

jfO JU&/ . j^ÛÛOV/ <$*£;j JJ OoLj £pOg£Qj/ JûîfcD ^0 Ji^OS 

jLcb.j jin°>Yn ^*doj ij-lj ^b »otlcn\*>? Jit~oJj jfcasA> ^o 

Jo OOO) x^A2)J J^JtOJJ jKSA ^DJ .♦ v J»jj uO) ^\^ ^. ^A JJ 
.JjLo20JO Jj^LDJ JLOJ^JO ^Sa, Zllo V^?V *-00) JjJ^ jkWD 

jfcJt wOO) ^ojpoj Jaûdo vûû^îfco ^pjj/ ♦.JA»p Uv-» J^>V 
oc» ^ojcd; v ai\n\ bol\. fc^tjo ^*Lo ^$cû\. ^pjj/ .^A> 

^-A-JJ J^>ÛD\J*aO .^•♦ZU jWQXJ jfc&A^ ^Jj :Jq£S.J <HJ^j 

.U»Jj ^ cul jkclv o^o Vs^^è t^ .^P^p^. ^p ,-^Lj 
^bSJ. c^wp ioc» jbwo^ ô^A-D jjoj . ^J^jtj; ^àuo j i t» m ^po 
Jjoj ,k-A*L/ ;*ûjl JJj ,W ♦»/ V)A ^/ ^? t^o .^o<L 
. J2û~V >$>oom ô)fc\o^oj .•Looj ô^W K^>? Looi JJ jLco-L x^ 

^ b^Jo ^Qjt JJ; ^/ \^ ^)/ ♦.)q~;jj Jooi Ja^ 2 )ooj J&a 



1) Ce passage prouve qu'il faut lire partout \){ au lieu de ++/. 
2) Ms. OO). 



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zedby G00gle 



37 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

J&oao Qcai^Ljo . jv^p <^*o \mxLo ^VÛÛ^ )UA» ^O jpQu* 

POJÈOD JJDCMOJC^ S )9^^CD jLQJûXk. J»VD joOf ~VJL jD .*J0O) 
Lo£à~0 .J/AfcW ^O ]♦» JO^J OjLOJCD;2)ÛODJ \\jêlO^£> ^O JOOJ 

♦^ J~ïojp «çaakauy Jyo) JLqd. iod ojuW Jtoj^oaj Jxwï 
♦ Lv^xy *loj jfcujoy ^ |j^2o <flO>opm JJo uooi; ^Ac» jk*â/ 
wdo) ^Sypo j^p J^Jl ^• t 2o ]*o!tf |iot J-iop> ^jj ^o 
JLoo) Jaou.Vy JL/ \uoot Jjo) ^jj [• • • ^od]oj Jaûoo . jo^2> 
jooj M o)oW JJO) jfcjjtj ô£o ^j []o]Ncd -2)/ jfc^v^l? |i^P 

^O VA* *V ^b *£^CD ^?jj? []^1]0 *~^B ^° +*k* JV^D 

3 )o*o*o *aJo Jooj jgio ^ÛOJ Jl \^a t° •fc = ^ Jfcoooo 

Ici \>» ^o . X JL/ oy~y ôoj Jk^o j; . vi \ o^o/ . 4 )jk_Sy 
♦.o^> jooj W 6 )[JUL^a]j > ^joo .~ojaoj Mxu*j 5 )J*£cd^ 
^y ^oo) ^aœ .~ojojbj\. ^1/ Jl Jooj ^kùjcd ojfcooûoso 
J*Ia, *f»/ Looj jîo^iy Jfco* Jfc^Qjtj .^^ûttbo jfcajL jypp ^2)/ 



1) Mb. ^Jofc^Jtjy. 2) Plus habituellement on lit 0)LûÛD. 
Voir plus haut. Le mot J1»QjOûO ne figure pas dans les lexiques. Il 
parait signifier la dessiccation qui se produit à l'époque où les fruits 
mûrissent. 3) Voir plus haut, page 32, note 3. 4) Ms. jfcoV J*^A 
5) "AyçœoTts avena, lolium, gramen. Ducange — triticum repcns, gramen; 
Payne-Smith. 6) Je ne puis lire le mot, qui se trouve en cet endroit. 
Il est probable que ce mot signifie épi; mais ce n'est pas le mot 
ordinaire JhxiL, quoique la première lettre me semble un chin. 



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Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 36 

^U p ooo) ^fcs^o Jfcu^ojs s2>? . . JjoIqSoo jfcuu*»? \Vipo 
• JjLq» k^DO Ij^do» ^ &6L ^jl ^|^o jNi> f v>\ <>ç\àj? 

^» M-afcci; |iLoûD \^fct» . V ~*J-D JJL&kZ* ^ôojo XLV. 

OX ^OM^P ^ JOO* )OJbD Al/ Ko 4 «r* I 2000 J L K^> jfcsÛDA 

J»Ao j«a»£V ^> JV JaLcûdj Jaw Jjoj jooj joAz> ^ojîoja ^y 

.JliQttÛO ilStoD ^OJ^AttO JaivO OOOI ^pwtOO jiDOf xp*A 

Jkwoj Jiafot ^o ^2>/ .0001 ^j&o JJj . j?A*, ^0 |K^d fcu»o 

JjAo/ ^or ^j fco ^d , ?fl*fc\lo )Jsuk>l U* XLVI. 
jooj \k^jo J**âj *.<çeiàt2L ^ fcofcôy }jLq»jo JiStojo JjXxoj 



1) II Livre dee Rois XXIV, 17. 



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35 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

qjjoI/ <çjo) >&f \jkwoj Jj^Vo* oj~ po >çoi± Loor Joâcb 

%gO» I Y» )K^D )0d^D po jpp£3 ^*Q>3 OOOf ^TUOtO Jl^OOJ 

iiûûjt Vs. jûl3j %ooot ^k^o Uftvn ooi %ooc» v /pribs\> 
) iV> ooL . . ^j^o JJj JIqjuJ? IJs^ûd JNi^yN Kk^. %J&*. Jjoi 

.LoO) j^D JO^VO j^l |\*l LdS. nj^JSkA fcu2> ^p kJ&w JoO) fc*jj 

o^o ^j JLooj j£»S&~ .)od^o outt woot ^a&j JJLJs^d j£*o 

.OOOf ^JO&J T OO t iÛûO ^DJ ^OJi rfcoiiUiO OuONtïN jfcdu*» 

JJuo . J»~aj; J-qcx> ^àsoj Modo . JjlV 000 jN^Sfttoo jïo»J2û2> 
J-^ jooj ^j/ <ço»A*;a jo .J»o^V JLaao J^jl* J*sûd ooL 
Jb ^çp^oo .JjI? )ooj W ^ot <ÇO0DàtO :)^2> w^D j£*â~ 
JQ^OO •«*&> joOf ^ào) ^-OJ '.^0) OOOf •♦21DLJ} Jaoo J*J~ 
dQ&J Jl-AJO < JD t iÛÛÛJ j^O <&D ♦DO %0fLQ32kfO; ,Aof jooi 
^JC>J %JjÛJO ~<X> I^O r . M? :|ûa^V J^û wJb^O . JjOSO^ 

JJo Jj*~/ q-A2> ^oio .^j/ Q^oo Ji\fr\n«"> j.ysriV ooo» 

^^J^O) boj? Jû-fc^. J^kO OOtJ Jj*/ ^O jl^Ao . >ÇO£. QOâÛD 

^o )od^o ~ooj ^o2u ^^ jJSb O^o Vs^vA* .o^. ^^oo 
.^KUo IJïii. I^oao .^vûclio jjab k^o jfcooeuo \ T oo r imo 

>àJQJÙ&. JOO) k\o . *jj} Opd^QJLl |»AO -W ^tJtij OMU9 ^o 
tjtXH ^} J*Û^ o/ JJ/ tjfcdUjîDJ JOQJL <ÇOj\o ^O ÔOf JiSp 

JK^o JJ^aj JIvjs *»/ ooof ^Jfc^b .Jolico? jk^Ao o/ 
1) M8. omet ^o ♦ 



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Chronique de Josué le Styltie, écrite vers Van 516. 34 

*.*J^ OOio , M ^/ *4aX ^jj JjOJ ji^p JjLqSO ^JL^O .... ^S? 

. ^çpji. tooj Jo*j» JLq» fcojt sÇOtbojL ^a. n ooot ^ko JoSjoo 
% >ÇOfto0D/ vfccooj b*j; % ^oqa, ^32» J?d$L>o j'^Jt ^j oooj ^o& 

♦o ^joqjl ^as jpuA ~ooj ^fjto . <ço»A. ^JJSjj ^»ojA. Jooj 
♦J.J ^^d >çj/ <Y>9)\viV Jfcu^x> ^jb ooo) y»x>t> JJo y<T»yOro 
oooj ^MQax> .oooj aâ^x; ]♦**» % fcu&; J*&+£ oooj v «n°)Y> 

P/ OOOJ ^VDbOO :J* t D t iÛûO JjOJ wV»J ^J JI^^ÛJO % JjW 
^O ^ÇOJi. OOO) ^2lOO OOO* ^JûSÛO % < JDO t iÛQOJ Jàifcàw jfcdu*» 

wpoo Jjujuo \^jJLoJL wV^o JLa? jfco mOV *ajo .\\Sb\ )\Sb. 
^o jJLa&Oûû*2>jj J-^A -ok*V |i2>j fooy ooj ♦Joj^&ûd/ 
oooj ^xo wOjîcJî JU-^y )um ♦-* ^jjk^ ajuot/ Jfcuuj» 
jLja^D )£* ~OOf ^JiÈcJLXK) ,^oi ^gq^oo % ^ojjcdj ^l»/ 

JJO .^JOt OOOJ ^piDJO .Jfc^ïÛDO |i^L ôp> wJOlJo '.j&^oNCD 



1) JjKuV manque dans le thésaurus syriacus de Payne-Smith. Ce 
mot semble signifier une espèce de Hangar ou de tente, propre à recevoir 
des malades , quelque chose comme une ambulance. 2) <°>|Cï> 

^ + *. * > ~ + * — - - - - - - - - - # 

c ->5 j***^U j-«*^ <.9>jtt> :0^> *°>»fr» fia/* c^> u^** J5o;OCL> 

.«^yfO* C -> )S^D O;-^ J-«*^ SÂil^ vX^>l^ g^/?^ 



^ 



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33 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

q^O \jk*l Q\ODO .}iOOf PVOOO )fcju î 20Û )0+X&0? }Lo;*ÛÛ~0 

c&ajo q^joo ^Ûûû2> ^àtOjbfe |1; jfcoOO 2 )|2QMU ^0 ^J JW 
3 )**jJL0V» [LOOJ] Q^W ^iuOjJ }>0>fiDO 
JâgdO 9&D JfedJL ^J jjOp) . kttHUto J j&A»L fcOJL XLII. 
JJ»fc\feo jfc^âjy j^JOO .•j* t Ju t S ^àtfD Jk£ jpDu. jOOf ^pjj» 
J^VOJQ2) OVJ^Jtjj Vs^^-/ .jfcO»^QSO pQÛ^ jiao ^Jt^O ^JOCU 

\l2>/ p .^>jo OOO) v \flY> JiQj*K> ji?~jo oooj ^à/ Jjjlqo 

.^d ) o JJbp ^2> ^o Jota*; J^o )^û^ ^p^oo Joqjl Bao 
\*\of <£> J»2a.Jse Jifco ^o^o .Jjoojoo )a&cbja oooj ^as^o 

04*0 % jfejuj& Ô£uO <ÇOM» LoOf } Av»Q >ÇO^V s ^J jLOdu^JD 

op^jo/ . jdS^o ick. jq\cd ^d Jjcûq^j ^y vkcosi*? XLIII. 

>ÇO^L t X12> JK^B JW %ÇOM» VO^ % *«OpoJI 0>L& ^» jt/ ♦DO 

.J2ooo JxlAj Jv^A >çom» r \n\ jooj oopo J;dJj jv^frs 



^^Ls |-iio Jd;Ô Lo *j>- 3 t : U^fi J-*l Jïjà ^-i-A-i J»»? J^p 
c^t^ (Manuscrit de la Biblioth. Nationale 256, fo. 176, b, 2.) Le 253 
—77, b, 2 dit triOuX Ja»j Jz*D . 

1) fAaXâxiOV fiaXâxri^ 2) Ms. j^JtC^. 3) Ms. *J.O«-*2D. 

4) Ms. JJO^. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. 3 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 32 

■^^ «*0)CUÛQ~Sài? : jdSt» Lck. J^2> ~V>D >ÇO/ JD^ ji^j Jjo>3 

o^A. ,p\ cw j n\x> o^ JjL* «oo .*jJW jlooVo fcuu<tt\. JjJ? 
jfcdu*» < aak î^o ooof ^op^lj ~2ûa£o |— VouciSw ^3 3 )o jû^jl 

vZLXDo/ JJO) OOJ JjL* jDO . jfcdUjîD O^tX^O 0)&DOJ ^OdlOuODoJJ 

jaaA ^oji. Jod NA? Jbûcn» \^joo . Jfcdu*» JLoo> Jàaoj J~Vclo 
wljo .jaojo ^pjjo JslA p^i iiz>j ^a&a? yû^ '.^O^fcCÛ 
l^oA v fi*9 . 4 )^k2>/ ^o J.&J1 ^o^. oo^o :JÈ^jSo^ Jiu 
>£o£. jooj k\y ^£» \Jjdo) jaV Jiacb» ^y ooot ^JSsjfeoo . JjoqjÙ. 
Jo fc ct>) ^o |joqjo ooot ^vdèodo .Jao-A. ^ojo ^pjx&t j^Û^ 
joo> *J.;jûdj ju/ jooj NAo %|iûu\j jLka n$o^ s^viV jLVpo 

^pjj} ^AX) JJO |^JD «ÇOJlI» t~ JoO) ^J JjDO .OjfcuZ^ |îoA 



1) awrélsia — impôts, contributions. 2) Ms. -<v>»\ 3) Le 

manuscrit porte > gp\5to en un seul mot. Nous croyons devoir lire 
Opîl& 3 . 4) è'yirov census publicus. 5) «f^+O c^-s> : *p»bli Js^D 

W^ )W? J 2 * i^^ 00 ^A-t^ v4/ J^* -vrfo .jaio *^l^ 
^ys^ wJ/ (j^jtJt v^> I^oûou j^b o/ jiuj Jz*o v^y ^^J 



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31 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

^jo .j^pJDjc J<£*^ U W jLoïiJJ oajto \<çojLoYUI JK^o 
^Jo \jya2L»o JJLjo :|^A^o Jacbo .}»¥QflO Jooj M? M»~» 
JioVtjJ ^jjadlo Q£&.o0& ooo) v m^§x> JJy %Jiâo ^o quûj^jlJj 
^PuVqjo ~y,o .^ç~|jo <çv«jy )^j.v»xi\ >ço^ oooj q\à. .Jû— V 
%|ju^ )om>o ^o Ooi»/ ^.y Jl . |juv.o ^x> JûdVcu jo Jlk^x> 
:).V,cW jx^^. ^-fcsoj J*W il/ Jo~ï jJLoïLJI cM? ^ Jte/ 

JiDOJ .)kjbO\ ^O^A. loO) j^OO) I^POJ 0) r / OOOf ^fl^iy V&} 

>ço^ dkjjy jLottJb JjJLqso Vs^«çq^ ^S, .^^ >ço^ ja/ 

\JSJO îfcOJ OOf .^i/ ^V iiiO^D ^Oi %wOf90jJ CÙA1 ^*/ J2>]o 

ju/k\y W «a» jooç jo*» ^i . Jj/ jaâcby ^/ ~o)o\^. j^jcd 

.~ofQ~v2o}jy daâœy 

Vs^fl :*^ .2>oJW w^O fco^Oy |j^DQu\^ ^.J JjlO* XL. 
•.^ ^Ncoi M ~m&* JV Lk .)OQJlV JOj» J?0) ^y &*oo* ji. 
•.Jjûj Jjop i^Jl woot ^p> # p9 .fcuûûi/ y^ooS \^j oo» *j-Jy 

.^2001 )JYliiY>M^ |^0 ) Joli Jfcdi. j'AÛDO . jtJu^S I^Jl ^*pO |X2>V/ 

^NjLo j|sbfc\fco 2 )ii2^j |^oo .^joqj JJxj^VJd JJaxL y J^oo 
,wO)QX> t o\ Joojovb ji^jy Jaao JJ/ . ya* JJ ^OA ^y jtoo . ^dqj 
Jb^QjLO .Jjuxo^Joo) ^a^ |iâoy|i\ojo : Jooj jj-s^» \y*s&* 
:JUoy )iQ3,yo JjJSyo Jjtccîiy % Looj ioo> 8 )^oJfcooJJy )cyo\oj 
JJo *JJ.oa. -oot ^0^20 fc\i ^o ) r *z> o/ ^o^jûx^ c^on ^ 



1) Pour QjJ»/. 2) Ne faudrait-il pas lire J~2&£? 3) Ms. 
^OfeOO — Ne faudrait-il pas lire JLOuQjl ? 



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Chronique de Josvé le Stylite, écrite vers Van 515. 30 

OOi OO) ^*)o .^SA, OJk. JOO) Jûû>L \\f oojj ~/ JJ/ . -^Sa. kû2u 
.ô£d ^>w V^sO ^o/ '.JM ^otoW ♦oo . JOO) tJ J^ÛJt ^01 
JoO) *\2>1 ^DO .^OlVo/ KOO :JàJ. fcc^O J-O-AJUl fcs-O o£>DO 
. J^V^D? j ^ »N J-»*AO ÎOLJJ J&CuL ^X> ^OfOIVQM J~k» joô) 

^o *ajj Jm,/ .^pp Joot fc^Jj )o*x&3 V*^ %^iot JJLoVLJJ 
*~Jj pizo ^A. J;*»jj w6ji V «KV^ Ô^l^i \\2>\û )oom? )o^o 

ojj»* JJ c8s>o . s ) fc*~ Ji^o wfcoo .-wojceo^o )±St V A? Jco»;^ 
♦^\j v i\vï«? |» ^/ % Jooj ^b/ );.\SVo jarcrN .uoAû J*;»; 

\)f^ K f^ p |IO»^ jlQXJ JX W )OÛD? .JtVOÛ ^O j^O JOO) 

)o» v>\ D?o J'cc^t Jvoou joopo^ "V-* tP^j ^*J^ 4 )6f r JOO 

JO»1o v^U ~*J=>0 . . jtJu^ J^~ ^S J\^ty OOO) & )^JCMpDO 

Joopj J^a^ ^jo J**2ck. ^o> jtoVLjy ^o^uVox^. oooj ^^CD^fcoo 
JsàJ^o Ao vW JJj^jd >ço^ ja2)£D JJo Jk„.«A ^ofi. 
i(^A2D .ÇOjJbJJO QD)o ♦. JiâD ^O JèlVlSSi ^j/ V* JjoJj . JfcOJt 

ôj\jA j^ao > \oJj ^g^oo J*4**o Jj^o-jVoLo-JvJâ .~ojcûax£ 
o*2$jo .JyvSS, JJo j«ivr\ il .J*a»oL o/ J*^* ja^jt JJo ». J&Sa. 



1) Mb. -,+aCpL. 2) Oems. emploie presque partout cette forme 
au lieu de û^/ . 3) J00J II, 2. 4) Même forme étrange qu'on a 
déjà trouvée plus haut. 5) Faudrait-il lire, de préférence «*00)_0?JàD? 



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29 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

•.JJbfO Jopy oj»ïaaxy jioijoo «.op^y ojLcuxuo* "^^o jyojo 

Jîqjo iod v^Jfc^faL <çojuO)£~; )J^ûd^û£» .Jjo) Jopy 
ôp» Jô~o&. oîpL/ Jfcooyy o^djB ^oo \Jd* |\îfc\ Jj*i*L ^o 

.~OOj jJLoàuà JSQÛOÛ*a/ Jv^2> w^O ^jy ^J Jj^QâD .*Q\J )J 
j*A\ : JkjUjJO jlAJ OMb ^0»\a\o : JiUyo Jv^v? J^OJO 0»Vl\o 

JjtoSV^o J^M^atoo IVosopoo \oooj ^vofcoo jfca^îDj ch-jdojl 
Jtoi Jlo^S^o : v^JLj-j=>j ^o£to Jl-^y ^2>/ . j n no x>y JjoiW 
JjOûjlj opojQJ -.U^jo >ço£-oj jLc&po . wOOj ^QstO j^JOÛJtLj 
.^ Joo^àdO jaadS.0 %^oL ojkooy^^ 
vt A J-xao tel JJLoL/ ^M~ -W ^y -;a*o XXXVIII. 
J*»yy .U*il j^^ l^xxitj oA^xo ^qm» Jt~ Mxuy Qk^& 
ojloSte ^y QJOt .^b\ *J*. ojââoo Jxiào J^ôoiy jkjuck ôm ^ 

c» .JjûûJ.o Jjsvxjd ^o jLw/ JW ^M~ ••- W ^^^ ^ oLo 
ô»A^ oooj ^>yb/ Jjuxoy >çomûdo .JdjJI Loo> J*»yy I^Q^ 
J-DJ-*jy ooot ^WX)/ ooL ^omJoo .J-J^Jy *>o* JN m t nioy 

♦ J2*~y 6o* 
|a» .^oo> r yfcs> jJLolj^o ^ Jo*o^ J»^ XXXIX. 



1) Le nu. porte \k»JV . 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le StyHte, écrite vers Van 515. 28 

Qo^jriV :boj Jjom» fc^J^ JIqju/ ô^o KuO'Ao Jfc^ojj JUoo 

od Jjojib ko \i^2u J^j c*A£o % ooot ^jojo jKjcojtfcoo 
Jjoj ^j «lot .~0)oLaJL jqo op> Joe» M? JaJkjoj >ço^qûdo 

>ço^qo ^^oot ^Aop> vjycmv^o JJacMaDl. fcojt XXXVII. 

I^O^ JQ2Û0 JJjO . JkOl/ JJ OjfcJtO ^20 ^CO JLj/ J*JcLo i-io) 

. 4 )^oKluj ^^VJL'â^o û» oo) jcujjj *.yo|io jo^j s )otLoi|r^ 
^p ^ûûofcock Ji. jlpojlo JioJL/ ^ O^oa o^oi U^k* Jotj 
)OQu Op) jfeàlo ^jïYlV> :jjO) jfcOJtJ )O^0 ^VJtL ^J2) .^Kjuo 
j^CUJ J^-SsO *&&~U OM^O 0)ÎO)QJ JjUÛA. wJQCQX» )Q^ •JbûtA 

^jqSèod^jx^o .ojk jooj NA ^V-fcoo? jo\jo \JLooj J*»y Jaojcck. 
|^j o/ J~s>. .o£w joo) W Vs^U -.Jooû^ 11} M-^J op Jooj 
^ jcum^j ^/ JJ/ . op> nVOmJ? ^d ^c&. ^ûqdIj Jûx^) o/ 
Jaooj ~ooo .^oo) ^4*~ op> -2>/ Jaooj %)^chûû2> pp o;»vi\ 
J9Q)Q^ ^Xo %ô^A jooi ^jjj ^j KV <^a jjiol w^U J2oa 
joo* wp )k*t^o o/ Jaa^joj 6o) ^/ looi jojûcqûd %Looj fc^jj 
. jfcuuj»? jîojo jfc^ojjo j&^jj jLW IV Jjoi J20OO ^J J.OO) .ô^\ 



1) Yoir plus haut et Amira, Grammat. chald. 314. — Hoffmann, 
Grammaticae Syriacae Mbri III, 172. 2) Phrase à corriger ainsi: tf op 

Jo~ot? iiiûJt ^*y Jito v^jV jit^J? Jtojvxkj. 3) Mb. o^LoidSw . 

4) Ms. ©)J. 



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zedby GoOgle, 



27 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Fan 515. 

h°)>Q ^ifcOO Jfcjuj» ^D ^JJÛSUO .,0OfO |j/ T* 100 •) fcaJL ^ 

Jooj kjj oc» j~JJ ojUW •♦ok^jj JjA ^VO too . vt A *f*/ °°* 
Jfcg>»>o\ ^q^jo ôjA. Lo^wj? ^sX) ^\ )oao . o^. l;»Jo %*»*. 
♦d frioTJo )Nw»t\\ ^Ljo ôojo |i/ ,^ûjoo ^Vo^ûd ^vreno 
. Ji^o )VoLo . Jvado lia/ ^pJL ^ï-JQ^o .o^uj^ >ço£o ^2u9o> 

i^ioo . >çop> jooj tasûtto; |ûûxo UL ^o |2>oom»°>JJ ^oiouû3/ 
|â^O) jfcaujX) ô£oj ^» JjiJJ wO)d^ûAJ >$opj J^o^o |^oA 
ai/ Mo/ t^^^ofcvûo/ *) ^Joo . )oJjoj jOt» ôp> Jooj bsAo . Loot 

jod |»jo .J^~j JjiJJ ^ol joo* M? ^41 *çV ^>LQJto .JS.;o 
^ jjo^xso few^ jooj W l*s*^> ôjls ^.j ooi XXXVI. 

\0 OQ )Q*ÛDJ J*U*OJ OMVOOI jOOt JOO) Op>J OO) J\* r |»CLOO 

fcs^jo jLcfc^j h~/ . ^ia \o ^o ^pfc\. 1K^» ojodL/ .-Jjjo Jjjl 
JJujo j-;^J ojls joot JJ-s^o Jjûa. ♦oo .o^> )oo) jaofcODj 

.|iXJLl JàdOSo JJ*~J JjO^ OOOt *. <M JtQ2D > ^O0 ^DOÛO^OO : P^JO 



1) Si le mot n'est pas altéré, il est employé dans un sens étran- 
gement nouveau. 2) Ms. Jfc^Jf^. 



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zedby G00gle 



Chronique de Joeué le Stylite, écrite vers Van 515. 26 

^)j A^O K©p KV -O) U^y» ^OJ JîûDJ ^X) . il^JJ JjOf 

J^»/ bu/ >$0)fcujv» ^o ^ofco v \o°>? jfcuoop ^Op ^J*J Js» 

\sJw jojJSS* ^D oLjj J m >y n JQÛQX)^ :JvCÛia20Lj Jk~Q^JtfcO 

.J-SJDJ JaO^D o\^)î t-s^V-»/ .IA^Ûd/ jjO) *3Jj .->fcJQ2D 

op JU>^/ ^ ^? J-i/ 2 ) . . l>vo ^L\d ^o .^a-Lj Jcojkjt ~)~Ljo 

jpAogKlOnl &2U? JlA? JjUD O^O JOjO fcuVOljO % JjO) J^VO 

v2>/ . bJfoaeûL sÇo&d ô)<wp &XUO . J-^J o^ V A . I^Jt ^ 
oooj ^jû4~j ^p^j jJq^cx>/ ^o JJLjo .^ol iooj M? J«*ffl*V 
ûAkit/ oljj >ço^pwô opo^L/ -Ôft^p ^d^Jt); ^u/ :<^Ofcà 
OM20 c(A bu); )oa&oo :^o ^ JÈuuA» jfoji v^o^o .^ 
JâûocuS/ v / JJ/ : jx^o >ço*i*> A)/ ^^ jlo ,00) )^Û ^2)0)L/ 
) Vio ikixi^ oooj ^^uo» ^j^/ ^W <^o Jfcjutîoj ô£->j 
• ojls oooj ^a»tt .oo> Jfcu^j JiA^L n \^j «oo JJLaj J~=yc? 
. >çj/ yo^ JJo J~2yoj o£->j )^ûd/ ^ ^ojqûojoj jsv^f* t 20 *^ 
P>\ éo>j J*»*J JjA^J •.)*♦* )Q~* W f* ^ ~*k*7 jlOOfO 
ojSt kâ^JOLjo .u'A* ^o |j/ ^ooj ^ffl^x> ojq^ .fc\2u op? 
JS. fc^Jj oo) JVSuo :)bauA> ^o ;^\ v wNo v uo°)i )ooo . JS. A>jo 



1) Toute cette page est extrêmement difficile à lire. Le texte a 
été abîmé, à une époque assez moderne, pour faire revivre un ancien 

texte copte. 2) Psaume XVIII, 16 a\^Ljo J*»J j^OC^D CUj-J./ 



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25 Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 

Jfcd*0\^ [?] jûÛÛÎDJwC» JJLjj Vs^OOOj ^Vof J?Op jls^QCD OOOJ 

.^OOf} JfcJCOJ 

)o^Ss.j JLcljJ_dj ^.j jk,cuJL .;m\o jjsojiot fcajt XXXIV. 
8 )v-^ ~iJ_^o .juuiD ^v^oj oVfcyoX Jjo) Jjop ^Sa k\^i/ 

dûâj JLo2L1~J JjlO OO) jjK 0p> f^Ni? JSDCU |^DJ :)jO) jfcdLJLj 

JJo -'♦co JJ v Lc^ jfcajo 6p> )o^oo .^ûui ^o ^LJJ jk^o J >oo 

% ~Of J\^JjOJO .OOO) ^OO) |ibV ^ Jk~? j^oj -Aoo) |=1^J j^J^ 
Jw^JJ % OOOf ^ÔO> Jk*&~J J-^CL^ ^D jtOJUJJ ômov^j ^^oj 

Jrùio^o ^joûS jL/ .JjojjfcajLj ô£->j ^.j ~js/ ~*Js XXXV. 
Jm>j joo) ^j ^d$S> ^|z> . J*2oo©)Vj JfcasjSis <s^QJO 4 ) ..^po^ûw/ 

ÔML** ^p Jiijj |lO>/ .\^X>1^jl/ j^V ^? l-^Jt ^O |39 JIjDO . JxjO*, 

^ oi/^ia^o ^o ^;2ul JJj Jb^o j^xoL j^Qjto .J^opo 601 
jfcoaoa^oo I49 Jiomû buj*»L/ Jto^oL \kf . J^JL ^bj? |» ^jo 



1) Ce passage est altéré et nous semble deroir être rétabli ainsi: 
JoO) jJLjàBD? jbO^+JD^ \ 2) Ce passage semblerait justifier Assémani 
d'avoir lu plus haut \+f , au lieu de îj/j mais on verra plus loin qu'ici 
il faudrait lire encore lj/ comme précédemment. 3) Ne vaudrait-il pas 
mieux lire âOJ}? 4) Ici il y a un mot oublié, probablement 
\^Ofcoj . Voir Assémani, Biblioth. Orientalis I, 269, b, note 4. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 24 

^JCÛD .fcuttO |-2>j3 ^Çp^^SUO .J-JDjO JOOSLI oÇQJJÛD Jjujj 

.)K^x>? JUb/ ^p jfco^dS. b&ai~r s\mx>ï2> ,ço£d jojSJJ ^? ooo* 
&2u ^.j jioof :j^^o jNaooo J^odIj v „mvi.? Vs^looi J t Ax 
^o o^axL/ ~ôoj ^jb JAfJj ôpood^i JJCi 6^2>|iij Jjoa 

. . . ^ otkooy 
)*ï\ï> ^gpo^ûûjjj li^ood jl/ jfcojt Jjop ^.j 6p> XXXII. 

% ^ïjt >actfJJ )♦*• J*oj*o/ ^j oooj ^ao»l .^JLjdoojVj Jj^oj? Jfcsj^îo 

j*Û~ OJC^O .jfcuUf» Ô£lD bo^O .^A^Vjo JJJ& J-^0>J? J^A. 

>$»l qovoo ^Jojt w^djo £p*^gd w*t»j Ijoico kck, jiXviV 

>çoj\a3o JJL A? jWf* ^âaoœo ^^ûdo Jjibo/ >ço^o ^jûûoào 
% |aîû~ )ooo ^-ju 2 )~*J^ jfcojt jjojo ^.j ô^ XXXIII. 

j^jo JaxCr» JJLcu*jûaj U+êùo ^xo • J*jj fcuDj jjj*. <*oj^o JNV* 
[5Poî t jmaSs.] ~* W . . JW j? Jij |o;jt )o*. .. |»\ p^D ^^ [+t°] 



1) Assémani, Biblioth. Orientalis, l, 268 £, note 1. 2) *»«0 ou 
j^ seraient préférables. 



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23 Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 

y « ?h t° J* 20 *? W^ ^ViJ L r° M**** -OOOf ^Afli J^dkJt 
Jbfio ^ov^o^o ^opo ^op«~ ^***o JULJ&& v .nmt>o :JfcJifco 
^opo .J-j^^ûdJ^o jfcOJÛ^O J^op OJSw ^OMtO JUboo» ^^JJDO 
Joo> Jk*x> ai/ Ho JLc&A. ^jjxk. ^p &t q£l ooof aj/ JfcS^ 
JJj ^o^qojj JJLoono ooot ^o^d Jlov-fcuo JJ/ JfcAo o^z>\sA 
^çojuW J^o^jof o/ JVo^j oooj ^;»Jo .xLoo/ ^ot pS>T»\ OOO) ^^ 

.|^AO^ OOO) v „\rt> jlOOfO .J-ib*0 IlSpJ jfcOu^X)? 0^*0*11 OOO) 

~opoJ-^ ^-^ ^o . JLvjoj JJo £p2goo *ç2ûo; ju/ jooj LAo 

^A. >çopQ^ \J^d M Jioi°>\Yn v ) JJJJj? w»0)q\i Jhox>? -pkûû» 
sço^ ~cu. % 0)lcnvw»yp jpjSs. U/ .)ocu ♦*. ^o v-k-> 1^^ Jjo) 

W )K^> J*V ^ tD 5»t m^/ JJ j*V Jo^j ojLoûu^ ^o 
^ju/ ^VL v / JJ/ <çoM» ofc^o JJo .^o c(A v «m\9>? 6p> oooj 
^Lfcoo joo ♦ j^o koj J^îfco Jfc^oSûoj lie ^o ^>A p opîLjj 
JjuW Jbpp cuojJUL/ • o>Loo;axk. j^Ao j^A jf^^Vl ^o op 



>) 11 vaudrait mieux jJJb . 2) Ce mot manque dans les lexiques. 
Mais ou peut en deûner le sens en voyant ce que les manuscrits disent 
au mot JÎQj^. Voir le uns. 255, fo. 123, b, t; 253, fo. 152, b, 1; 252, 
fo. 289, &, 2.. Le no. 256 rédigé à Home par un chaldéea s'exprime 
ainsi, au fo. 284, a 2: JxUO» JJo **JW J$Qà2>} JjtO) j-ïLi jlQjJ^ 
O^b ^ ^L> g^ yii ^J^ ^t . JWVO JJo (Apocal. III, 15, 16). 
.uit^ ^^?u^ .L^j-^ j.îA5>^tyMi^o jhomS> 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 22 

otfc^DoA Jijo J-icusx^ 300 fc ftW ^.j wifesjt/ XXX. 

JUbj ^o Jkwoj Jjoojt n~o Jfcajt Jjojj opalcuo > gpo*jj£nr& 

♦♦ 
jiaacD )oJûdo I^qjoo Jo^ûo|d JjûoôJI uOO) ^jbj jkâj^:» volxo 

jI^DOV^? JÈODCU >ÇO)\-D fc^il^o/ Ofcc-,0 .ôp ^f* JK^> 

Jis? J;jlo J^Xji. wj/ ~;»jo .lyov*> <j~o. ~*«îdj Jjqjib fc^zo 

Do ^jjt v ji!Do ^o v-fc^ aofc^j? x$ U*J .^/ [ v ?o] |is; o*\ 
ick. ooj 4 ) ^3^ ^j io . cuîkmjo ^OfOûOjJD covjdJL/ 3 ) % qxdI/ 
JOjO ioo> J3û*jl*j . v .rnvi.f Jrvch 00L joo* wVJto .Jsj6j j^VJL 
^Al ooojj t ASo .jtec^j 6 )J£jclûd Lck. aaz>fcock. :|xjjlj Jisj 

♦ # Joo) ^'vNrtVo ^\oj ♦oo * vn^jlJLo Jjxuûol fcajL XXXI. 
^âcaDojo . ôp> ^o;po JlaâA~j jkAjclj ooj jjj^j Jjoj ^ol j^p 
jk»cu jOjjoo . uO)o\i >ço^ looi M? j^cù^o \o. Jfca^t» *Jo 



1) wlQ^y^ serait mieux. 2) Il y a là un mot d'oublié, probable- 
ment JsoS^. 3) Ms. ftVNf,/ 4) naqontov Calidaire. 5) £/c- 
catum, siccaria, grenier* ou séchoirs pour les grains. 



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21 Chronique de Jostiê le Stylite, écrite vers Van 515. 

OJsjoj j^fc\ J20AO ^ojlj \±M ^po JCU^JD ^o Jkwoa ôp 
Jb+io otNâCD^A. )ocd . jfop ♦* ^ J*V ^ >ço^. Jèoi x£**co 
)NA.\ Jjdojoo ^^Doioa^j^o jogibja Lôof ^Lio ^'op *o 

jfcOJtJO jfeOO'A? I^)CU iiDOf wQJOO . J^. jfcOD/ ^/ J^LA-lJj 

OO) |j aoûdj Jjlov2> Q^ofcvûo/ jjoj Jt/ t oo . ^♦o ^o o£l Jooj 
^ ]*» ji/ ^ fedûâûo ^j JJ . Ji»lo )Jx&>l fcojt XXIX. 

JLajjojk^ ,^\^jl/^2> JJbjo j20GQ~o .ooof^o JajD^eoaD 

JaOÛOÛ-^/ JÎOO wVXÎi. JW^* JjJ^ ^J JOO) . J*?Q030 Jfcdu^OO 6p> 
.Jjjï mJ|»J \\&+)l J»Jûd? 4 ) v . o^o\ ^f^XlJ Jfcdu*» ~JCk J&â~o 
^J jiVDO^ .->ÇOp Q«Yï«Yï\ ^Ajjj J20 6p) 5 )^2DuÛOlfcOO OOOJJ 



1) Ms. ]sO • 2) 'AvxifOQos, aedificium in suburbano Daphnerm 
ad Antiochiam aedificatum à quodam Mummiano, ità forte appellatum, 
apud Evagrium, lib. III, cap. 28, quod foro publico observaretur , vel 
quod fori usum praestaret. (Ducan&e, Glose arium ad Scriptares Me- 
diae et lnfimae Graecitaiis^ in 8°. Lugduni 1688). — Ce mot manque 
dans Payne- Smith, Thetaurus ttyriacus. 3) «»-0Vwg. 4) Xtxrixiov 
lectica. Voir Ducange soub ce mot. ô) Ms. ^QCpfcOD . 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 20 

Vs^|3^ Jjof JLcujoo o\\r> <$o*\o . Q-&-~ Umaa sço^oj 

o>\oy |iW ^y W . jfc^ojj jJLv* oooi ^p^o Jl^o ^£200 
pkJb\o ^oju^Jy jchpN j&fà. j£io~ o/ : }a~qjl ibokD^opaac^ 

,|»JLC^ JOOJ JÔO) Jl^JQÛD O/ . J&Qtt JJo JJ-S^» Joj A)/ r , JOO) 

Jjojoj J t vi\o m ito ~oo) JbJi^y jlcL»j ^ojk£>o* ^y U/ 

JUh3 |-ô^ ^l^D ^J*SJ. ~W©J^ Jl2>J JiQp ^J oooj ^oDypo 

l )ty - v*Ja imv^i )ooo .vîojto JJx&dL fcojt XXVIII. 
)iJ2>o .-Joo) fcu*j );£x>o .wbot \K^» Jfcotaao j&Sao ^ëc» 

JV loo* jîjfc^ajo ^çojuue JojJSkj ojbooicbo ^â/ ^aj Jk-yol 

,ÇPPJ J-Ss^O J»CBD Joj£~ ^0^\ JQâCD |) jDO . OOOJ ^àCuJfeOD 
Jfcoo*Ay JîDCU wOfOfcwJj :)CUJL*J Jip) ]»oo Q^L/ .ooet ^Jt*. 

gû^jjo .^VoXu^ Upfcoop J^sdpV op jovoy Jfcojt ^c*^o 
Joe» fcy\ |iOf J^ ♦o %< a» JJy Jjoj JyJ^y o&cuJJ )J-K^> tt*po 



1) Aesémani a lu +*j Mai, au lieu de Mars (Biblioih. Orientale, 
I, 267, a. 



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19 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

§. m. 

Signes précurseurs de la guerre. 

. J&xb*. o^ Ut JJ^» ^A\ % |i3p ^t>»»o ^iofo âoKo/ «A 
J r |3 j r |^ J-jj^ ^o^. Jj/ )qjli jot :)bu^jq JJLi3 joojL JJjo 

. .^Loj^. j jic&.t JjJJOùO )l\.ttVP JS. joop JpjSs. ♦o ôp> 
^oof of&^^A. 0£ttV£Qr&; tsMX> jJmjûdL fcojL XXVI 

^ûélj Jiujy K^ ^p k2k* ^.0*1200 .fc^^W Jsfeib ^j ^op» 

Jtoljo : >)NivmM jlor^o pojt ^^o jfcojt jjoj ^oj "^oo . %^?oJ; 

bJb . *)^L{ 0^^. Jixko- Jk» Jop jooj Vy XXVII. 
>^>ofcoj U&~^> j^,j ^j JojSs. .0001 ^k^o .^kiiâjj Jjc»Vqoo ^-j 

>v i(LQv )jDi JlXk. ^CUJ vLcu^ «OJ . v ^^> o£j±k 4 )~0»~J0 



1) Voir le paragraphe suivant dans Assëmani, Bibliotheca Orien- 
tai™ , I, 266, ô. 2) Ne faudrait-il pas >i^^ au lieu de ^L/? 
3) Ms. ^Çu»J. 4) Ms. OjuJO. 

2* 



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Chronique de Josuê le Stylite, écrite vers l'an 515. 18 

ÔM& ojJ^Loojo .tooj J-joojj ja\x\ Jjub .looi o*A*/ ) oVo 
o^. iooj *o ^j 001 . Jjub o^. ôjfcop^ jclo ^pfc\. jda *oo . )Lp> 
^|jt «o . jooi Jaatao ^ofo^o^jo )oa\n2 % ja\x\ v fcwlj? J-ûd;S 

.^Jjtj syl icnj U JL* ~o)caa~ ^o o^. oojuijo . o)lcn\v» \o. 

.~0|0»*O ^O s^JJtO *.0)CU./ >fc»JL % J-ÛD?S} |^lJJ jljjj \US> ♦DO 
)OL P j-VCÛQ^ *£>l wAjLO . jiDVoiS. ^JOO % OMLÛ, • 4 20 < .00)0 

l^oootVj l±S)l opo*. *ç\x> JL* wj2 p^ s$oop ^j v / . n^JP 
q^; ^j >^jo) oaa^ijj Jo+J&d ^o^ s^Su ^oij jLp> ^oo 
>^ûjl ♦d .,^J2 ^V*^? ^j JJiyD . o^ q2ûSjlJo J-joojj JlU. ^p 
p\x>\ r fc^ Jd^o? ^V f* ^? |^ .-p^JW ^jo) ^2>/ ^ot 

^£» ^.J J-JûD*/ :OfLo\ QJUOl/ JfcO* jlCL~0*0 .J-JDOO)V )Q^ 

o;£Li; jîojj Jfco ^jo^^^d >çopx> )oûjfcj Jx^jj :ooo* ^S*.jj 

^OM^J-^ :J*2D0O)Vj JjDO^fcO N \^J ^D JQJO JoO) ^JDD ^J ^/ 

1) ai**/ semble devoir être la leçon requise. Mais le manuscrit 
emploie presque toujours l'autre. 2) Manuscrit ^3 Jt ? 



jT 



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17 Chronique de Jowê le Stylite, écrite vers l'an 515. 

..J*ûdVû3; 
..J-jdoojV ko s&i \y*+t jû^jt Jjoj JiDp ^? )oo XXIV. 

\bjpjt ♦oo >ço^ ;âkj IW J*ïVn\ %$vuar >$jojj 0009 ^d,o 
J*»oo)V ko J*^>7 %*o °^ ~^*i U^I7 V^ûd JjOJ ~Of ?OD 

.^ûdVû-2l\. |j*ax> W joojo ••J*VoodJ; Jo;û2> ^jlxL; J*»oofï? 

kfl\pf» JJ OjfcCUUJDJ ^ÎO % JOO? PM^f -p»L/ ^»00) x^op> 

^o^d ^o*o voxLjo di^joljo oUjo .M'qcd/ cuojj/ .Ju£> 

Jjcm o^. fco^L/ po % Jo»Soi ~otoa>okx*o jJao£ ~ojo?ao;^g<2o 
ofic^ «oîij? oo) Jak» Lck. |*joo) kck, jdao ofLoa^o jocul 

♦ )JLoi«wm Joo> uOioW ^o 
^j oo> .wOjcu./^ajùoj J-xjdïqS ^ wO*oâk~ ^0/ XXV. 
ojk~ uO)0 .ojk~ I40 ôjJ^jj jLbo/ pdbj No ojSw ûcu joo 
U^j \v£x>o .uOjQs/ ^joI/ op>j oo) Jovxo ^pfcX. kok*7 



1) Four ^JûO. 2) Assémani, BibUoih. OrientaUs I, 266, note 1. 
11 faudrait, sans doute, lire jfeOQuQ ou jfcsi&JO , au lieu du JN2UO 
que porte le manuscrit. 

Abhandl. d. DMG. VI. 1. 2 



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Chronique de Jomé le Stylite, écrite vers Van 515. 16 

*f»j? .OJSw .-Ajl JJ/ ♦.I^OJ? 0^ %JL JJO O^Jt : JioA, OOO) ^t^ 30 ^ 
JJl2)Ij ]»A V %Jl20 Jj/ JJo .%Jt ~20*0 JOO) AttÛO? OO) ^ÇJuJ il? 

^•^ofcooj j*y :%* n )o^ <A M? £>*û ^Vqaj Vs^Jil ^a*ji *A 

v^J |j/ JûDlfeoÔo J-jdoojVj JLq&~ Jj/ 
o£. wa2>L/ JJj ••jooj Of^/ k*~Lj J*i2oV/ ^j >mûjl «o XXII. 
ooo* ^oj Jîojj Jfco •♦fiû.o . o&u~ljo Cm\l/ % J*2DOOfV ^O Jx&j\ 
jao>çov^i. %jco :^ço)fcooj Jjto^dSw cù^uoo ^o^JLJd J-ûD*o2k. 
^♦^ÛÛUJ >^j/ ^2)OMJO ^OMbP )o*ûûjj JJL— - )QÀ. ♦*. Ji^J^dS. 
ick Its^jV <$Mto .ojLAo ojiuOiû^wo ppo^ovcjo .jîoA. 
Jd;jdj ♦skou JJ? >^j/ \oûj Jd. JJo % >$p\N«i o^j ^/ Jb2i2o 
♦, Jsojj oo^ JJj ^ o^. x^A? ^oo) x^/ . v^^o J-xoVoS )o^j 
Jx^o joo> Jx^ Vs^cîSs. . jv^û^? ^ #c ^? ^ ^°î W ^A 1 
)o^o ^,\;Q> Lcrop 0*1»^' ~*jd JJ/ :ojSw Joof îjNjod Jco^oo 

OJÛDCÛQJ ^O^a |^.1 -JO^ ^OfOiûDCÙ&J^JO ~OjQ^ Jj^O OOJJ ^O 

oj*tJ» op^/ k~J.j >ço*A_d l )\J^o s&f ^j ooL XXIII. 
^o )n\v» .op> ^pVnio . x^r 1 ^ ^^î °°°> r^ 20 %-°t°^ 
ooL pfojOL£ ^>Jo .o*-Aà. Aboi/ tatp JJ? Ji^jo . >ço^j 

JV» pjO OJLI» >ÇO^ O0)J&00 JJl OJL* ♦O : J*C0VoSj J*3j^ x4£*t? 
« <Ç0Jl3 OOO) ^20LJ? J-»V JVO-^ \>A ^O) OOO) ^Ol,0 • ~OfÛ^ 

^YSVo J*iôoojo Jts^^O . ^o^V^j j*¥cu&, x^&~° ^P° x^-^ 
1) Ma. \mUjO . 



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15 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

)ojo)o . ^ojaLk taxa -6fO*~/ d^USu^ «JLvît <&«*** JJj &j~ *3* 
^ «Jg^a* luJl) P^fjJ *&jjo :^Ukàj Jâjj ^ )&L4L&âfe 



1) Il faudrait ^jOjJ. 2) Ms. ~\Dl/. 3) Ms. Ja^O. 4) Ms. 
fe^jfew . 5) Là première partie de ce mot répond au zaradès, zaras- 
dès, toroadèë, tasf&âès, tarés, ttoradèê , etc. de» Grec*. — Hyde, £te 
religione vet. Persarum, c. 24, p. 309. — Fabricius, BibUoth. Graeca, 
I, 304. 



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Chronique de Jôêué le Stylite, écrite vers l'an 515. 14 

^j >^6t -^o^ Jodr *£jo l**^ »*V* ^^ °^ J**° ^^ i*?^ 

^juicu :}Cu&3 ) JL&6 ) w ; 7i s orÉV «çojlCLi: cu&V ♦o *).©fcuuxk. 
^►j 330^ toA .\sate> <» 8 )fcukj|j ^J-3 oj&o* ca^/ ^j 

J~*6/ Jt* v / JJJo .160| JVA^ M^XïL \^ii f^O ^>/ :|lÛQ~J 

.^£o; ♦o cùiû6t|o % >^opa*i ^L/ ç> gM& fccoj Nsûl Joo> JUb* 

fc^a Joe* W ItXi .-é ^.j Mo» ^)j .>go»fr-v? «au/ ^w ^/ 

.j**3 ^dboLg J«aMQ*V 

..USl* ^iàl ^>J ^/ ^DfesJt/ ]Jo wi^2>Lj? ^j fco ^d XIX. 

ç> |s^ op^jo .xân/ JJ J*co¥o9; JJs^k-^ )o^oo .J^jl )a»k> 
^ooi jRJoajo Jjvûdcl* Jmdj 4 )^fcaofiA J-Jk^ v^JJ ..J*ïdô)j J*&* 
.^su** %ajj Jfc»/ joas* % ^ojJ Jdjsd *d <a/ . i JdÇflS Js&Kbt 
Vs^^ .^otouJJj ^/ c^ Joo* JJ )ofoj Jjijqx J-sJoâtV Uùl ^oe 
ko? i^voj JhcSp? 5 ^©© :|3ojj o^*** 3 ? >çju) Loi J t ^ô/ 

1) ^^1» serait peut-être mieux. Û) Pour le fcu£&.. 8) Pour 
Ofcu-Jj» 4) ^NVin» i*i^ serait préférable. 



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13 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

«çojA. Joot vâujai . ^çlujA. >Ql3Jj; oop/ )ooj ^jlJ^o £P«£jJI 
^ojLoo. ^o£j±kj ooj <v gp;2u2> opajtj . JjlS>Jjo Jjl^L «~ )^^^? 
)lon\t> >£o£c ft^mlj ^£20 . ch2>)| ^ opkcaz&t. ^2x»)o \£ào 
s^opa^ *Ç2Û*0» )k^ i-^°t? ^ .|*cdVqS N^\ jts^J-/ *♦* 

JUL* ^a. voqjl jo . ^^a^jjlo ,gpcÈ^ koj ^j ^\of XVII. 
to^ fco^j/ MvA* JîO) . Jdvo <$àt'Ji ^-^oj^dj oopjo . jfedu<X> ^o 

)oo ^j uOfte/ .~o»oJa jlon\t> ko «çojl\ ^ofcoj y^ay Q> 

3 ) o\\xN ^otoû^jt JJo 
bvQ3 4 ) «ç^Jj? eu Al/ % £pc& fc^? cûjû* )jo) ♦oo XVIII. 

aj\o v^L/ Jj-^Jo ^opaAj JL^j 5 )o^qcd ov~o .Mw*^ 
^-Jl ^j % ch2>J^ o»p«rtvrN 0001 v> .ty> Up ^jofo .o>ki.»t>\ 

1) Mb. ffl,»^. l\ o ♦ 2) Il faudrait apparemment lire J-»0)Vo/ 

QXuO ^.J . 3) Pour \>JJûl . 4) Ms. ^\;i . 5) H faudrait lire 



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zedby G00gle 



Chronique de Josué le StyMte, écrite vers Van 515. 12 

r©)iqjuD joo) ^j^». ^^pcÈîs. ^p Joo>^~jj K j ^ju) XV. 
^/ oiioA. jûûûj? o^ wAilo .J*a*£jJJ Ja-** |jlj/ oiioA. yi 
.oo> jybi *A*W oiLoA. ^d )&&; :J~0* 0^ JD02bJ J-^t[î] 

^jjj© op^oâ^ vookju? J-9. JJo ~ojqXi Vs^uxo . ,«»«W JJ 

•»0)Ojqccu )v^.03? oyoSo .^ojo^V k~J.j JUL» )ax £P»£jJJ Jooj 
Jjoi ooi )L/ too .^ojd^jûJ J2>/ ofrnoï>\ j^fcoo v jo .ojick 
Jj£jo? Jj^oaS ^ ok JJ^o .£pc& ^o j^p^ 2 )cùcwl7 J*£u£jJ! 
J2>/ aQ^ . jOjSD QM& mXdd JJ; Jj~ jD ^j £paSSt .ojA, oojJJj 

^D -OJJûA J^OJO OjA, 8 )jokiJJ ^pU^iJJ OJÛ03JO .^OJO^JQJ 

. JV2QJ? joo) wyjajù& JJ v^^ofoja-^ . opo , Jcujj £pc& ~jW 

J-JDOOjV OOOf ^JLÛD O^ J2>)j ^JO .OpDOUO OO) ^QJJ jUL^Jj 

*J«JL0 0*1*^9 ^2DO .00300^'^gJD 

ooj £dclSs> ♦» ,J jû-ao J*û*£jJ2> .gp^jJJ r ? *£»/ XVI. 
^OJQ^JÛJJ J2>/ . 6 )i^f~ ^V»j? ^ •Jtor^j Ji*^ uO)oW 



1) A plusieurs reprises pour £>1. 2) Pour OOf^dJ,/, 

phénomène fréquent dans ce manuscrit. 3) jojfcj serait peut - être 

mieux. 4) Ms. jfco^ûD. 5) Jj^!^~ est plus fréquent Voir 

plus bas. 



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zedby G00gle 



11 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

J*xtoo$; )lo *>\ ap >S*f )&*&) q^j ^ ^otox^to XIII. 
>^lM Loi. ^^a> %Jb\ <@°^ ^°°> W Vs^JU»» .Ka.^JW 

♦Jq^ [JU2>J] Q^ jp^J 001 v Jj T / . wljo 0)^ ^»V Jr*> 
SP-^t&Co/ [JjQp Jjj*] *3 ^J QJS. JQO) W .loVàJO KO ^ JQQM 

Vs^^pû^ -Moud/ oc» Jqoj wC»oM? ^PC^ 0*29*? j-*$jjj 
vJ^Jîwch&^o^oj .Jj^Iajo] jvfiujj 2 )]^j oo^ çMW. ^b 

♦,Qp JoO) JiOfe^DJ Jp^ ^pD Jjço» ^jçpiV ^J y? XIV. 

ba^xb. )ii .,$»&+ Jij Jk^p U&n sp^ $ ss* jç^eoUJo 

.ç^> spc&o çp> >\^> v~W Ho Urnrr* om^oûc^ 4 ) Ja*jq^ 
^f 5 )àf r ^oo .o^jqxl\ Q0Û**Jp c*2ua> ^Û*Q %r *gA& 

^O J5ljÛD\^UO ..Q£$p ju^yYlT» ~0»~~2O £p&JJ ^^UQLJJ JJSkS 

• omûS ^ju)j v^ûûjJ .gpcîSwjJ ojLf^ v*k* Jjoj ^j ^O) .JJJûJt jJj 



1) Le 2e des feuillets modernes, en papier, finit en cet endroit. 
2) Ms. jL^jy. 3) Ms. ^pU 4) Ms. 1^. 5). pour J^Op ? 
Le manuscrit adopte presque constamment l'autre leçon. 



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Chronique de Josué le $tyUte, écrite vers Fan 516 10 

^ojl )&«e}o . ^çopax OM-Jto omov2>o oj\*j ^o j^ojj yt JjooVj 
. j^ck. «$©#Ljj Jjdq~1 *ç*&i. '«$ûj <aoL JJ? J«j©o^ Jiû^o jov*a 
ojtastfo .a^jcmûV^Mp • JUoj. taa&p ojttue^&fo ^àoto 

*»££» «tojoa+A? ) ^\ an? J^^^o^ <-&è v* mv ^P 
<$*]*& jqqd ^W ^^ J^oàw ^oj ^ .iJ-iàjO javûD jooj 

. ç**tf o£o ^A. Jju* ^acûD ~&V o»lodSa& JiS «00 XII. 
^)Jo JL~ ojk «ja oolo .of^ ojjo^o j)o) ^j!^ (♦♦mi yto 
^/ ^Lfcooj JLx^jl* fc^M .^b bof |cuj JJfcooo ,o-v, n w\ 

*K^bi OtN^naV JJo Ofk-A2>0 **O)0k<\. l^\ <do Jjxij J-iW 
i»AO .^3lW JJo wA3t/ OOJO .o£w~ OjAo O^i/ :Jjt~^ 

:pa^L/U^joj IJsjt fcs^L v / JJ .om» jooj Ji» v^Lf JJ Jjûdo\ 

{D^feSudJo ^300 J^ljj 3 ))V2^0 ^ JJo .0M^2U )♦* J2Q*3 v / JJo 

:Jtfi~ ^> ^ojLjo J*£ bio v <> JJo . Ji2D 



1) Pour ^j, . 2) Voici le texte du Psaume XXXVII, 35 
**o J^*j \3Lsf ^ ^sxÀlh&o ^ojata»} *Jà»A.¥ M~?*^o. 

3) Ne raudrait-il pas mieux lire j*2L»? 



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9 Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 

jjOJO .00. JJ jfcdL^O ^12UJ j^£D$90 .J-^DOO)ÏJ ) ^\ t> <$!*)? 

•jJLtot U*V )J-co. 
oopjj j.rt>y°>\ J-»ooiV fc*o Joo) W i^uo ^} ooL IX. 
:Jvim ^x> t~ )qa. jo;o >ço^ joojj JSîd/ Jï^ ^a ^cuNmjj 
. ^QMtoVo «çom»J Kxx JjKSu~ |ju/ j Jab fc\t ^oo^l ^o . j;*II «ç'A* 

JjVQ-A ^ ^o jv^o JojlS^? J-wjaio ^doj JbaoojV . dûJkccûoj 
Jjoj ooj^o jLoaàaao oxio u^JdSL» .qxxj^ûd/ JJ JLûd$ô ^o; 
^J Jr&20 ♦ > \*~l<> ^OM^QJL j^ÛJt ^oj Jjijoido . Jjlo£. j^DAO 
. >ço)toaaûD "^è 00 J^ *? v A,Qjto j*^W oooj ^M^o JLco^j 
ooo) ^»;dûdj J.» ^/ «ooo) v A o k jLj^o ^ip^r» jooj JJo 

ooojj jo*o ^^o JLcovâj |rAx> )ov*S ^j v^NvtoocLs x. 

^O |^0)J ^JÛJt jLj-s^D ^JOJ : J^JÔO) ^JO)J JJoo )oa ojA, 
T / ^0*J1 JoO) ^£-2© t° ^ Wf 20 ? j^OfcO JOOJ JJo .J*2DOO)ï 

JilJJ >ç;^j )oX JJ; . ^otojLofco)^ «ço»\ jooj «si ^o^N»,? 
of&} Jojco jo;~ ♦ auouojfcock. j&sà. ^.j joo» j^ *«ç2&u>; 
^pq^iqj/ wjooo >\o*,o jjtiv^, t^m j^OOV fc*0 J^JOOJ 
Looj fc^ûL^fc^Jo .^ 3ûoxdjoJLj wOjojb J ^\ v» ^pou+oijo 
jLou^v^o . Jd^ooj JLl3o*j JLo^ûj ^ \Jocd 6j±d «ço*»*?jo 

^j/ ^\JL J-JDOO)ï ^JD JoO) "^OJOJ Jooijj Jj^jcl^ ♦Oi XI. 

1) OT*Tf}(>. 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 8 

v^fcooj o>\ W jk^» ioj ^ |)/ -J^OJ OMÛJL wOjoW OO) 



J-2lX0 OfcOJ ^JLOOJJ j*t20O\ ^D J*OJ ^JuSS. ^ & . VU. 

Jjo;^ ooj ^j JLipjo J~JQ^o 3 )«$;^? j k s m v^ ? ,J-l5)? Jj©> 

§.n. 

Introduction. , 

Des causes de la guerre entre Quawad et les Romains. 

5 )aoitJu^ <^r^ JaaIo lUok* Kjjo JjooojV VIII. 
£POl\cu; ojLqûd fco ^o ^jjc <jûo~o ^J^jt >çom^Qjo loojo 
^gpoxaoa. .vo^jo v «\^«o jjbofcul fcujo Joojj ooj .çp+Soi 



1) Ici finit la première copie de la fin de la préface. Elle est sur 
parchemin. Les deux feuillets suivants qui la reproduisent sont en 
papier. 2) Ms. «*0)0!L»;. 3) Pour O+H^» 4) Voir ces deux 
notes finales, dans Assémani , Biblioth. Orientalù, I, 260, b. 5) Assé- 
mani a lu, comme moi, OLO. J'avoue cependant que je préférerais 

lire OJD , » 'emparèrent, au lieu dje bâtirent. 6) %Q+ (?) serait meilleur. 
7)16)JQà2li (?) serait aussi préférable. 



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7 ^Chronique de Jomé le 8tyUie, 4oriie vers fan 515. 

op *£ik*j |l Jaa^A^jo Y+* )°°^ *t°tPî ♦.♦»/ ^ JiXîuopD 

..JjOQjcJ ji^fiD ^/ OOOJO : 3 ) JÛOlj* Jb^lW Jfcatf+SE> âDWl>lo 

^\hvx> **o)*o/ ^^ J2>)j ooo) ^V^b? ^çofiai2û#oj JJb oûj^jl/ 

.jft^S^ «^ J^/ ^o? J&atfflo&s; T ^ ^M^jo W fc>j v^^ 

,^ocd >^jd |)/ . # 4joj i^*p ^ v^iV ^©>&~ *H* *~^ 
JJu/ )ax J»*U AI? .>ot t^o op JW4J&S» 8 )jo^l Mwqmj 



1) Isaïe XLVII, 6. 2) Voir Assémani, Bilticéh. Qrtmtalis I, 
261, a — 262. 3) Me. QjLàoL/. 4) Pour f ^fl»\x ♦ 5) « Proverbes 

-XXIV, 6. 6) Mi. .^tfMDh^^aiy, 7) Me. ^JCljl. -8) -Ms. 



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Chronique de Joaué le Stylite, écrite vers Vm 5 15, g 

J.KÙX ja-QÏ^j fc>jj :ioJSsj .q^çV Lovs^o ojLci^o ojIqîoxxo 

^C^J ^l ^OO ..Jf^JO JDfc3j jfc^Q-l ^0 JjOf O^s^.^P^J^/ 

JjDp> JjLOJP? 4»/ .|i2p^ J^P^ <^ OpJOÛD Vs^joj V. 
^ ja*tlJo .vjOU 2 )^t|û^ ^-OO) ^«Q J»A . JjXMR? Qp> 

j^ &/ ^) ^ s8k~+ % P>lCQ^ IV^PJJ r / JjOfO .^ OOÇ» 
♦O JV : ;JV Jî^P *W la -W ) « \\ JP^ #£> Jl^/ v^P^t* 

PW hP) fe**ûP .JfeMtL ^OfXO f*> JJ ^»P>&~ ^OQ? W Wte> 

Vs^.Jopt.^jp ^020^0 p-tûceoV? v A »/ ^ op^ Jl l*Mj 
o£. »pçujp J^i 3jj ^ .Jiiu/ Jb? Jfc^ui» J^L 6 )°MO, jo*ob 



1) La fin de cette préface est rédigée en double, sur des feuillets en 
parchemin et sur des feuillets en papier, ajoutés à une époque assez 
moderne au manuscrit. 2) Peut-être faudrait-il lire w;^y\ . 3) On 
lit plus souvent JjlJSU . 4) Ms. ^JP . 5) ïsaïe X, 5. 6) Le ms. 
ajoute ici JJo . 7) Le manuscrit porte Aoi. — Dans le mot 
QJtO^ nous prenons le O final pour un reste du pronom personnel 
de la 3. personne, plutôt que pour un signe de pluriel. 



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5 Chronique de Josué le StyUte, écrite vers Van 515. 

^JCHÛD ^L\-2> fcojj |jlL02> «ÇO^tO? ^JJ % |j©| J^kûD |V JO0JO 
^l»TfcY> pj : y Vtïi 6/ ^VOJ ^Xjj uO) >ÇO^JO .^«A.? ^<H^X 

Ji&cu Jisoj ai/ ;»/ ^j ;^d « Jlcn.N\ ^vofcj .-^5. v / ^o^. 

^ûâcbj W.wV t^h W JjJd II jîotî ^ r / ^j IV M^ 

.^ tyW Tf o^ N \^oj .^ojuuycoo ^op^cùo ^2Sj J2>Jo 
wooj ^ opfco-/ ^icu |l; |L2>/ . ^. **oo> v °>\x> Jl Jjoj ^ j clSs> 
^ v Xtw Jlo t °ï\ y» kjsojj .yJo|aoL\ *)W Jjo> 11/ .vLgl\ 

pi ^vbjj ^paXoS) |oa£j 0J&S3&. v .xa.\«. p \<1*& I*»* 
. *)^u~hj \s&\ )ax |l; .-^pfcoo cupfcoo ^d ^d s )^juju;fcjo 
. ^0^0^- ^o ^ofcoj ^jo )xi\\^ Jjoxjo ^fcoo? Vs^ o£o 
fc^jsj ^Xjo . r fc^? j viV\? |_l*j oo) >çojA. 6 )jquaS Joop© 
nÇc^. *âûoo!fcOD \°i*°t\ )v^/ : o&* |l ^jpj «o rf?** 00 jft ***>*> 



1) Ms. ^joai 2) Le manuscrit porte b^\, mais, à notre avis, 
c'est une erreur. 3) Ms. _Ju;ifcOO. 4) I aux Corinthiens XI, 32. 
5) Ms. 



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Cfironique de Jomé le Stylite^ écrite vers Van 515. 4 

\k\ JJoj Uo *p*/ o^fcoû\ ,no>cï> v^. eux) .ojjoùdû^ «juafeoo 
jLc&aooj jLor*2o\o Jo*£~j JUL^o^. ^ANmv» JojlSs> ^oj ^/ 
.^ojJ-xnoJoJUbo^ ja/ Joj^j OfLoj^^j ;*^jLofcd&w .ojfcooo~2> 

^o>\ ♦♦*><> ..«^V i=^ ^Jjj W bjj jfc*^ Jpa\ ~wp± ojjl 
V*^° ♦» Jx^jj . JJj ^ojJM? ^ Jj-AOûck. ^o^ Jooj >^y oo> 

JJ clSs.o . #m ooj xLojvjo k-) cm « 21 no ^°>è~? )^°k^ DN ^è 0D ? 
Jju. au2>o/ v j • t z>D j*k*j JJ; Jxù\\ ojjl Jû*J~ Jo£5s>j )Lqj^o>o 

^ioj ^Jj JïjW ^t<^ J^*^ ^ ♦N^r^J 2 * • ^^ ^°^°î 
J2>/ :&go JJ ^o}K^;"^oo . >çop ^xjojo Joj ^l*j ^wpp JJ/ 

J-^jcl^o .J-^kuojo Jo~o*j Jix^ wJoj^x> . ^ xjgj o qjoo ^ïjj^ 
)ox Jiâo Jfca^yo? JLoaâo) .JUbu.j \±o) .^doj J^op opJ^coJ; 

Jijû* J2>/ J^VQÛ^ . JloVJLj J J-^Q^O J3it .ptQ^tO J^?0 .JiiCÛD 

ooko/w\ NJSji ^oiiol^xo ')tjoto*L/ jD J2>Jj ^ot Jlp$ 

JJL^O i^Q2ÛJ^O J*0?C&t ^VojfcODJ jfcs^JO JiCU^J JJiÔO $ ^/ 



profunda. Ce sens est, d'ailleurs, indiqué dans plusieurs dictionnaires 
manuscrits. j_SDj jûjOI ; JjJ v^^fti ^w. ; ^ai : JJu s vJûoj jQjD* 

S,*- G °**S * Si * * Si* * Si* Se * * * * *«. * * * 

X M -^ Uq JjODJ JûJOÎO JûJO* : vJLaoj . g^ai : vi^-âJ : JûO* vj^-b 
^jN^Xit ï *Jj*5> JlQpJ OjkâGD ^ JûJ0P> ÔfbJSÛÛD wyûwo g^> 
J^lSl ^bU ^i^ (Ma. 256, f. 316* 1, 2. de Paris). 
1) Le ms. omet cette négation. 2) Ms. 0)Q90)JL/. 



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3 Chronique de Jomé le Stylite y écrite vers Van 515. 

Jtab ^toàuico ^fcc^fcoj JlaLi2&ab :JteJK>f3? 5^t°P •- Jk2D 
^Jb ^o jo^» tOj Jd£/ LQ2bp .J^j &*ô©> *&-** iidbfe . k*oo> 

. ^ôfc. fc^ r JSl>j mJûô .;A* fO? ^)t fcôjwfc^ Jjop ot>? ^^^ 
^;Jk*»o . ^ W )OCûl )J/ 112>/ <r j/ ,ti\J*i\ W M>j -*» 

v A^m*>? ^Uft JLoijl fc^doi J£ «a W ^Jî >* ^! jte IÏL 

^fc3kJj ^/ ^QjL? fc^oof jtf .-^djlfco ^tjj jiojpdiLd ~o8i 
6flft\,^3bS K*ooj 2 )*J1 ^oo . w^â^^fS^iiJlo .-Jrçoj&o <£gj&i6 

ls/ T t . -W J6W* Jboj Q\frfo\ jjâj ~6j Ji ♦bii/ yâ>4 
. Jgbj jriiSh\\ k*J& b>\ josà&ib :>^1 j> ;.<=tt, jcL^Job 3? 

^D W jJjfc^D j-OGL^ ^OJ JLOV^J^Î 4 )JlXUO*2D :fc^K»/ ,»°|\m 



1) Ms. ^JCD? 2) Ma. ^_^. 3) ks. jlolcuftfj. 4) four 
Jj/ ^CuOpD. 5) Je né suis pas complètement certain de ce mot. 
On pourrait peut-être lire aussi **Ô)QQ^9. Le mot J-Q-OV manque 

dans le lexique. Je Passimile à l'arabe vjjli. aqua tenuis, minime 

1* 



"V 



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Chronique de Josué le Stylite, écrite vers Van 515. 2 

tfjc&o ^ jojjj JWcûdjIj J%œJJ ojJMj ^/ j^d^o ouazifcock 
^ii Jfiooa&i; qmNyw j^o-3j ..M-J7 ;^k*J\w . Jv-jo y^> 
JJ/ -kSL*- Jjoi |op >ÇO^fco/ ^ r / fcv— ij Pjj joJbo ckj .bo/ 
t^o . Ja^a ^^oov\ ojk. \^vv\ x * r k\j |i2iSxu ~jq~¥ >ço^ri^o 

^/ •♦jloy^oj ^q^j?wk ,m«vï\ ^Lo^a^o W |^\ jbc^fco 

♦♦ 

♦♦ ♦♦ 

~ojqSx |*J^jlJj 11^/ % ou2i*\ fco+£ Hf* *)UrB JJ,~ojokJj ^V 

% J»& joo) ^J jt*.j JLa. ^o |o** 

tO : r OJJ OMtSlil •kÛOJ ^QUJ CHA2U? ~©> ♦. )?©) *j*/ jîrf ^? J.OO) 

^Ojl^oJjl ~+3J2>) JJLûîD ^p r o^. ^cu o^S>J JojJJ J2>/ .^ifecw/ 
ojl Joô> ^A^J £♦» ^o^j ^£» ^? Jî°* Lq2 ^ *!«**£■ 

wO*5 7 )^Jj «DÔ :|AASj wOJO^Jà 6 )>çLa!ûJ JJ; :^©)Q^/ fc*3 



1) Mb. Opt&Qp/. 2) Ms. pûjfca. 3) Construction très-fréquente, 
surtout dans ce manuscrit. 4) Pour L+fiDJl»/. 5) JoO) est à la 
marge du ms. 6) Mb. ^bkJSBLJ. 7) Le moi - \*q est omis 



évidemment. 



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v - v ^op 6u^ \*j^z>o ♦>dJ-^o ^otfoj^ joojj 



§.i. 

Préface de l'auteur. 

^/ ^\ sZ>ofco)j -A li o °> ^ôp>? ^o* :jv-*; jl*^o Jjujuoo 
joo) ~ks>jo . ^ooju. Jjû&a, Jfeoojo ) jûo \U ^fcooj? ♦ Jijojo^j 

^J ^\01 )OX 2 )|^ÛDV-2)JO J*2DOO#J j^*00 .JjlCfcOO \x200 J^Oj 

j^oroj ^joj . ^op> oooj ^aa w\^j J^ïoi J cyi\o q ^/ 

wLQlI .mU ^ÇOJlUO ^ JJL2>)j *0 : %**2)L&tO sA 6u3 wJJQXUO/ 



1) Four OO) j m — , construction fréquente dans ce manuscrit. 
2) Assémani: Biblioth. Orientais 261, a, lit Jboo¥}. 



Abhandl. d. DMG. VI. 1. 



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3210 



077795019 



r 



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